L’inter-nationaliste! Les chefs de file écrivent pour le deuxième anniversaire du Harfang.

2

Pour le deuxième anniversaire du Harfang (2014) de nombreux nationalistes et militants du monde, on voulut écrire un mot pour le peuple québécois sous la forme d’une anecdote au sujet du Québec et/ou un mot d’encouragement. Les voici!


fabrice_robertFabrice Robert

Je garde un souvenir inoubliable de mon séjour dans la ville de Québec, au cours de l'année 2005. Se promener sur les rives du fleuve Saint-Laurent en pensant à Jacques Cartier puis découvrir le Vieux-Québec marqué par le souvenir de Samuel de Champlain a été, pour moi, quelque chose de très particulier.

Il est assez curieux de voir qu'en France, très souvent, la francophonie nord-américaine (notamment au Québec), semble parfois oubliée ou en tout cas délaissée, au profit de la francophonie africaine… Or, la francophonie nord-américaine (tout comme la francophonie belge ou suisse), au-delà de la langue, partage avec la France une histoire pluri-centenaire, des racines humaines communes d'où découle une certaine homogénéité ethno-culturelle, des modes de vie communs, un imaginaire semblable, des visions du monde
partagées… En cela, les liens qui nous unissent à vous sont évidemment profonds et doivent être entretenus dans l'optique d'une collaboration beaucoup plus étroite.

L'engagement identitaire naît de l'idée que nous sommes le fruit d'une terre et d'un lignage, le maillon d'une chaîne. Nous avons conscience que ce que nous sommes aujourd'hui, nous le devons — en grande partie – à nos ancêtres. Et nous savons qu'à notre tour, nous avons une responsabilité et des devoirs à l'égard de notre descendance. Devoirs de transmission mais aussi de sauvegarde d'un héritage culturel et historique.

Vous êtes Québécois de souche. Nous sommes Français de souche. Et nous devons tous refuser le projet de Grand Remplacement que tentent de nous imposer les apprentis sorciers du Vivre ensemble et de la société multiraciale.

Le XXIème siècle sera celui du réveil des identités. Comme les autres peuples, celui du Québec doit donc continuer à se battre pour défendre son identité et sa spécificité culturelle.

Fabrice Robert – Bloc identitaire


PieroSanG

Piero San Giorgio

Je n'ai visité le Québec que deux fois, mais j'y reviendrai!

C'est un grand pays, à la nature très belle, au climat rude, à la population accueillante, bienveillante et sympathique… Une anecdote? J'ai donné plusieurs conférences dont une près de rivière rouge et, très tôt le matin, je me suis lancé le défi d'aller nager dans le lac juste derrière le motel. L’eau était froide, mais je m'y suis plongé… après quelques minutes, je vois sur la rive qu'un… ours… renifle mes affaires… et je me suis vu devoir attendre longtemps dans l'eau froide avant de sortir ou alors qu'il empire mes vêtements et que je doive revenir nu à l'hôtel! Fort heureusement, l'ours m'a regardé d'un air curieux et est reparti dans le bois! Cette nature sauvage encore si proche est vraiment belle et impressionnante!

La place que le Québec prendra dans l’avenir? Une place importante, car le Nord du continent américain regorge d'espace, d'eau douce, de bois et d'autres ressources naturelles – tout ce qui fait de plus en défaut dans un monde surpeuplé et dont les pénuries de ressources naturelles se feront de plus en plus aiguës. Hélas, votre grand voisin du Sud en a besoin et sait se montrer très agressif en cas de besoin. Il est donc à craindre que votre espace et vos ressources ne soient la proie des convoitises des USA – soit par le biais de la corruption politique et économique (comme c'est le cas maintenant), ou par la pure et simple invasion militaire, ou encore par la "sponsorisation" d'un Québec indépendant mais mis sous la coupe de Washington DC au lieu d'Ottawa…. scénario qui pourrait être moins improbable qu'il n'y parait…

Le même message que j'ai pour tous les nationalistes et patriotes du monde, qu'ils soient Kenyans ou Chinois : défendez votre identité, votre unicité culturelle et préparez-vous à être le plus indépendants et autonomes possibles dans votre vie de tous les jours, car c'est la voie pour la vraie liberté.

Ensuite, de faire attention aux manipulations de puissances qui vous utilisent selon le vieil adage latin de *divide et impera* (diviser pour mieux régner). Enfin, de tisser de vrais liens entre vous et avec votre communauté, afin de la rendre la plus résiliante possible. C'est avec votre liberté personnelle et la résilience – économique et sociale – de vos communautés que vous aurez une indépendance et une nation *de facto* (de fait) avant de l'avoir *de jure* (légalement). Depuis ma Suisse, je ne peux voir qu'avec bienveillance un patriotisme bien compris, et je vous encourage toutes et tous dans cette voie.

Piero San Giorgio – auteur


JeanRobin

Jean Robin

En tant que gaulliste, j'ai toujours été sensible à l'expression du général de Gaulle qui parlait de Montréal comme la deuxième ville de France après Paris. Quand il lança, du haut du balcon de l'Hôtel de Ville de Montréal, "Vive le Québec libre", il savait parfaitement ce qu'il disait, à tel point que ses mots résonnent encore jusqu'à ce jour. 

Le Québec défend mieux le français que la France elle-même. Il défend mieux son identité que la France ne défend la sienne, alors qu'il est face au géant américain. Nous avons tout à apprendre du Québec, nous Français. Mon seul conseil d'ami serait le suivant : ne vous laissez pas amadouer par les sirènes du multiculturalisme, montrez-nous le chemin ! Les accommodements raisonnables sont tout sauf raisonnables. L'islam en particulier, puisque c'est surtout de lui dont il s'agit, est une force obscurantiste, totalitaire et contraire à nos valeurs, et donc aux vôtres. Nous ne pourrons triompher de cette menace que réunis, ensemble, au nom de l'antiracisme, de l'égalité hommes-femmes et de la tolérance. Ne tolérez pas l'intolérable, vous justifieriez l'injustifiable ! Protégez les musulmans contre eux-mêmes, montrez-leur le résultat catastrophique de leur religion, qui est une prison à ciel ouvert.

La France, quand elle redeviendra la France, c'est-à-dire quand son oligarchie aura abdiqué, sera toujours à vos côtés pour mener ce combat et tous les autres, y compris contre le socialisme, ennemi commun à nos deux peuples et à l'humanité tout entière.

L'islam fait son devoir, mais le socialisme ne fait même pas le sien, aussi bas soit-il. S'il le faisait, il combattrait l'islam, au nom de ses principes : l'égalité, l'antiracisme et la tolérance. Mais paralysé par le fait que l'islam soit identitaire et conquérant, il lui déroule le tapis rouge.

Un patriote doit dénoncer ce renoncement, et je vous y encourage au Québec, autant que j'y encourage mes amis patriotes français.

Jean Robin – auteur


MichelDrac

Michel Drac

Chers amis québécois,

Le monde qui prend forme sous nos yeux risque fort de ne pas être le prolongement du monde dans lequel nous avons vécu. Il n'y aura plus longtemps assez de ressources pour tout le monde, en tout cas pas dans le cadre du système économique global tel qu'il s'est constitué. Jusqu'ici, l'ordre politique international a tenu le choc parce que ses blocs de base, les Etat-nations, étaient suffisamment solides pour ne se désagréger que très lentement. Mais tout a une fin, y compris la possibilité pour l'anarcho-capitalisme de se nourrir impunément du désordre qu'il déclenche. La conjonction des pénuries et de la dislocation des structures politiques nous promet des moments difficiles.

Donc, le monde de demain risque fort d'être assez impitoyable. Et dans un monde impitoyable, il ne fait pas bon être faible. Le faible, dans un tel monde, n'a guère de choix qu'entre la mort et l'esclavage. Personne de sensé ne peut s'en réjouir, bien entendu. Mais c'est comme ça, c'est la réalité.

Pour ne pas être faibles, dans ce monde-là, les hommes devront évidemment rester capables de se fédérer. Or, pour tout groupe humain, cela passe par une certaine capacité à définir un « nous » qui se distingue des « autres ». Bien sûr, distinguer ne veut dire ni rejeter, ni détester, ni agresser. Simplement : « nous » n'est pas distinct de « les autres », alors « nous » n'est rien, et si « nous » n'est rien, alors les hommes ne peuvent pas se fédérer. Et donc ils sont faibles. Et donc, dans un monde impitoyable, ils meurent ou sont esclaves.

Là encore, je ne me réjouis pas : je constate, c'est tout.

En ce sens, tout combat nationaliste est, aujourd'hui, un combat pour la vie elle-même. Et s'il ne m'appartient pas de définir ce qu'est un Québécois, ou ce qu'est un Canadien, je me félicite en tout cas qu'il existe, de l'autre côté de l'océan, des gens qui parlent ma langue, partagent largement ma culture et continuent à définir un « nous » qui, un jour, rendra possible la défense de leur liberté. Peut-être ce « nous »-là pourra-t-il un jour s'adosser à celui que nous tentons ici de maintenir, malgré l'effondrement impressionnant de notre Etat, de son économie, de sa cohésion et même de sa légitimité.

Bon courage à vous,
Michel Drac – essayiste


jared_taylor

Jared Taylor

À mes camarades au Québec :

Je vous écris en tant que seul groupe d’origine européenne vivant en Amérique du Nord qui a une identité culturelle authentique en plus d’une identité raciale. C’est un énorme avantage pour vous. Je crois que les politiques nationalistes progressent davantage en Europe que dans les pays anglo-saxons parce que les Européens ont encore une identité ethnique/nationale. Les Français, les Flamands, les Grecs, les Hongrois ont tous une identité enracinée dans leur terre, culture, religion et histoire. Tout comme vous.

Il fut un temps où les Sudistes avaient une identité nationale authentique, mais elle s’est fanée au point qu’elle ne peut plus servir de base pour une action politique. La race est une identité beaucoup plus controversée et difficile à afficher pour un mouvement politique, mais c’est la seule identité qu’il reste pour ceux d’entre nous vivant aux Etats-Unis qui souhaitent que nos enfants et petits enfants fassent partie de la civilisation occidentale.

Je vous souhaite de réussir dans votre combat pour établir un pays pour votre peuple, les fiers Québécois. Si vous utilisez vos avantages intelligemment et vous vous dévouez à cette cause, vous réussirez certainement.

Jared Taylor – American Renaissance


pierreVial

Pierre Vial

Vous représentez, pour les identitaires d'Europe, une force fraternelle, des camarades de combat. Car vous êtes en première ligne dans la lutte de survie engagée contre l'impérialisme yankee, qui veut détruire nos racines, notre héritage, notre vision du monde, bref notre identité. Contre ce système à tuer les peuples, il faut mener un combat, multiforme, de tous les instants. Nous mettons de grands espoirs dans le succès de votre action et nous vous adressons notre fidèle amitié.

Pierre Vial – Nouvelle Droite populaire


Jim Saleam

Dr. Jim Saleam

Salutations d’Australie,

J’aimerais ajouter que ces salutations viennent de tous les nationalistes australiens du Australia First Party. Nous vous souhaitons nos meilleurs vœux fraternels à l’occasion du deuxième anniversaire de votre journal. 

J’ai été en contact avec des nationalistes québécois dans le passé. Par contre, les aspects particuliers de votre lutte sont généralement méconnus en Australie, une situation que j’aimerais voir changer. 

Je crois que dans votre lutte, il faut réaliser que les identités européennes en Amérique du Nord sont menacées par le régime du Nouvel Ordre Mondial basé à Washington et New York. Une situation similaire existe en Australie.

Une victoire pour un de nous contre cet ennemi est une victoire pour nous tous!

Dr. Jim Saleam – Australia First Party


Faye

Guillaume Faye

Je ne suis allé qu’une seule fois au Québec, voici quelques années, à l’université de Montréal, invité pour présenter mes livres et mes positions. En dehors de l’excellent accueil que j’ai reçu, j’ai senti comme une mentalité révolutionnaire sous-jacente, mais bridée. Le froid polaire n’a pas surpris le Charentais que je suis, habitué aux hivers au balcon, puisque je vais souvent en Moscovie où le climat est ressemblant mais la langue plus difficile à comprendre.

Le fameux « Vive le Québec libre ! » de De Gaulle restera dans l’histoire. Parole intuitive et incomplète. Le Québec doit être un bastion de résistance dans le continent nord-américain et compter sur ses immenses ressources naturelles et sur l’étendue de son territoire. À terme, l’indépendance du Québec doit être un objectif tranquillement revendiqué, avec séparation claire et paisible de la fédération canadienne anglo-saxonne. République du Québec, nouveau membre de l’ONU, avec président élu au suffrage universel. Une république souveraine du Québec, naturellement alliée à la France mais surtout pas soumise à la France.
Plusieurs messages : tout d’abord, une idée ne passe dans l’histoire qu’en proportion conjointe de l’intelligence et de la volonté de ses défenseurs. La main de fer dans le gant de velours.

Ensuite, les nationalistes québécois doivent être très fermes sur la question de l’immigration. La préservation de l’identité ethno-nationale est la condition première de tout patriotisme, aussi importante que le combat linguistique et culturel.

La construction de la République du Québec, au cœur de l’Amérique du Nord, voilà un objectif historique autrement plus important que la question ukrainienne. 

Guillaume Faye – auteur


HervéRY

Hervé Ryssen

Je ne suis allé qu’une seule fois dans la Belle Province. C’était durant l’été 1988. J’avais alors vingt ans et je venais de signer avec l’association France-Québec un contrat pour un travail d’été. C’est ainsi que je me suis retrouvé sur les bords du fleuve Saint-Laurent (dans la campagne de Lanoraie, plus exactement, à une trentaine de kilomètres au nord de Montréal) à travailler dans des champs de tabac. La « casse » du tabac, comme on dit, ce n’est pas un boulot facile, d’après ce dont je me souviens – et je parle par euphémisme. De surcroît, nous étions payés moins que le salaire minimum que nous avions en France. Mais bien évidemment, il n’y a rien à regretter, bien au contraire.

Pour ma part, je n’avais pas terminé la saison agricole. Dès la fin du mois d’août, j’avais estimé avoir gagné suffisamment d’argent pour partir à l’aventure. J’étais riche à millions. J’ai alors pris mon sac à dos et suis monté dans le premier car qui partait vers le sud. Montréal, d’abord, puis la frontière des États-Unis. Je faisais aussi fréquemment du stop. Je me souviens que juste après la frontière américaine, un patriote américain qui m’avait pris en stop avait fait demi-tour pour me ramener au petit poste-frontière que j’avais franchi pour s’assurer que j’étais bien passé légalement, avant de me larguer à mon point de départ. Vingt-cinq ans plus tard, je n’ai pas oublié l’affront.

J’ai traversé tout le pays, du nord au sud, jusqu’à la frontière mexicaine. Puis j’ai traversé tout le Mexique, dans la même direction. Avec un budget équivalent à trois ou quatre euros pas jour, le séjour touristique prend parfois des allures de stages de survie, et c’est ainsi qu’on se retrouve dans le Yucatan à se nourrir avec un régime exclusivement composé de bananes ! Mais qu’importe, quand on a vingt ans ! Tout cela pour vous dire – et pour dire à nos amis québécois, en particulier – que si je ne devais donner qu’un seul conseil à un jeune de vingt ans, ce serait celui-ci : travaillez quelques mois pour gagner un peu de sous, puis préparez votre sac à dos et partez à l’autre bout du monde, seul, si possible, et sans crainte de vous immerger dans un pays exotique. Vous rencontrerez tout un tas de gens, vous découvrirez tout un tas de choses, et vous apporterez la bonne parole par delà les frontières. Si vous ne faites pas ça à vingt ans, vous ne le ferez jamais.

Les crétins de gauchistes voyagent partout dans le monde, et surtout dans les pays du Tiers-Monde, parce qu’on leur a appris à détester leur propre culture. En partant à l’autre bout de la terre, le nationaliste lui, apprendra à l’aimer davantage.

Et puis, en voyageant, vous montrerez aussi à tous ces jeunes Anglo-Saxons que partout où ils sont, du Guatemala au Laos, en passant par la forêt de l’Afrique tropicale, ils trouveront toujours devant eux des Français, des Belges, des Suisses et des Québécois, curieux, avides et conquérants !

Hervé Ryssen – auteur


Robert-Spieler

Robert Spieler

Camarades nationalistes québécois,

C'est avec une grande sympathie que je suis vos combats. Ancien député, conseiller régional d'Alsace durant 18 ans, vice-président du Conseil régional durant 6 ans, conseiller municipal de Strasbourg durant 10 ans, j'avais fondé en 1989 le mouvement régionaliste Alsace d'abord qui obtint jusqu'à près de 10% des suffrages sur l'ensemble de l'Alsace.

Je connais la difficulté de mener le combat dans un environnement hostile qui est le vôtre et le nôtre, où les lobbys anti-identitaires colonisent la presse, l'école, la magistrature. Mais un jour, nous vaincrons parce que l'Histoire nous donnera raison. Car notre combat est juste.

Courage! Et pensons à cette maxime de Nietzsche: « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort. »

Robert Spieler – Union de la droite nationale

Partager.

2 commentaires

  1. Toujours un plaisir de voir que le Harfang laisse la parole à toutes les tendances et ne fait pas dans le dogmatisme ou le sectarisme comme certaines revues. Un véritable portail sur les différentes pensées nationalistes! De l’eurasisme en passant par le catholicisme jusqu’au laïcisme… vivement les débats d’idées! Au lecteur québécois de faire son choix.

    C’est comme le Parti pris ou Cité libre des temps modernes ;)

Donnez votre avis