Le localisme: Racines et préservation

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Nos ancêtres qui ont défriché la nouvelle terre d'Amérique avaient un régime alimentaire particulier, totalement dépendant du climat québécois et de son cruel hiver : il fallait travailler intensément durant l'été et accumuler le plus de ressources possible pour ensuite faire des réserves. Nous sommes un peuple de racines, car les pommes de terre, les carottes, betteraves, navets, panais et autres légumes qui poussent sous terre se conservent admirablement bien dans les caves froides que nos ancêtres avaient tous. Idem pour la viande et les céréales. Nous sommes un peuple de réserves et de conservation. Nous sommes foncièrement conservateurs.

La conservation par le sel et le sucre était le seul moyen de consommer certaines denrées durant l'hiver : voilà pourquoi nous avons la culture de la confiture et de la tarte. Il y avait aussi le pain et le grain, la viande et toutes les façons de la garder. Il y avait aussi la mélasse, ce sous-produit de la canne à sucre, que les Anglais exploitaient dans leurs colonies du sud et dont ils ne gardaient que le sucre raffiné, nous laissant les rebus brunâtres avec lesquels nous avons créé tant de miraculeuses recettes. Et il y a encore le sirop d'érable, trésor de notre alimentation.

Il est aisé de constater qu'à chaque début d'hiver, les magasines culinaires se bousculent pour inventer de nouvelles recettes de plats mijotés composés de viande, de céréales et de légumes racines, que l'on nomme parfois comfort food. Il s'agit bien entendu de mets traditionnels élaborés à partir des seules ressources disponibles à l'époque, c'est-à-dire toutes les réserves accumulées durant l'été, qui allaient être consommées durant l'hiver entier et jusqu'au printemps. Nous associons cette nourriture à l'accalmie de l'hiver où les gens travaillaient moins, à la chaleur des logis chauffés au bois et aux festivités de Noël.

Nous consommons toujours des fraises fraîches, sucrées et juteuses au mois de juin, et nous constatons à chaque année que ces fruits délicieux n'ont rien de comparable aux cochonneries dégueulasses provenant des États-Unis et de l'Amérique latine que le marché mondialiste nous fourni hors saison. Idem pour les framboises, les bleuets, les mûres etc. Nous organisons toujours des épluchettes des blé d'Inde et nous consommons toujours du maïs frais, sucré et juteux aux mois d'août et septembre. Nous sommes un des seuls peuples à manger du maïs ainsi, avec du beurre et du sel. Nous allons toujours cueillir nos pommes vers la fin de l'été. Nous mangeons toujours à Noël des mets traditionnels.

Qui a dit que l'écologie était une question de gauche ?
Comment sortir le vert de l’arc-en-ciel mondialiste ?
Comment enraciner un peuple dans sa terre profonde ?

Une ethnie se construit par l'assimilation à son milieu. Le peuple québécois s'est adapté de façon culturelle à son climat, et donc aux ressources disponibles sur son territoire. C'est ce qu'on appelle le terroir. Notre alimentation en est une de survie, une survie heureuse et en santé. Les légumes racines, la viande et les céréales, les fruits conservés, les produits laitiers, le sirop d'érable, le miel et l'alcool de fruits et de grains : tout cela est bon pour nous et nos familles. La santé globale vient de la terre. Notre terre.

Il nous faut revenir aux cycles saisonniers et aux produits frais. Il faut manger le Québec et sortir des lois du marché aveugle et de la spéculation libérale. Nos racines sont nos vivres. Nous vivons dans la terre une bonne partie de l'année et notre identité y germe. La souche de notre esprit s'approfondit à mesure que notre feuillage s'épanouit.

Il existe probablement des petits producteurs près de chez vous, des familles de cultivateurs québécois de souche qui vendent leurs légumes sous forme de "paniers" livrés dans votre ville. Ce sont des produits frais, locaux, sans pesticides ni OGM. Visitez cette adresse pour plus de renseignements : http://www.equiterre.org/solution/paniers-bio

Il y a aussi des éleveurs locaux qui respectent les animaux et le terroir : http://www.fermelecrepuscule.com/fr/produits-biologique.html

Il n'est pas trop tard pour partir votre propre jardin, avec des semences ancestrales, pour faire pousser et consommer des plantes adaptées à notre milieu austère : http://www.lasocietedesplantes.com/

Pour la préservation de nos racines ; nos céréales, fruits et légumes.
Pour la préservation de notre race ; nos bêtes, nos vies et nos familles.
Pour la préservation de notre culture ; nos champs de la terre jusqu'au ciel.
Pour la préservation de notre santé ; territoriale et biologique.

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