Merkel 2015

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Personnalité de l’année 2015

Voici le titre que le Time Magazine a décerné à la chancelière d’Allemagne, Angela Merkel.

Pour plus d’un million de réfugiés, elle est un symbole, la figure emblématique représentant le passage vers l’Eldorado, vers une Europe aux portes ouvertes, pour ne pas dire arrachées, en mode de déconstruction sociale. Pour d’autres, la chancelière brille par sa popularité, car elle illumine la voie de manière exemplaire vers le grand rêve de l’oligarchie, vers l’ère post-mortem de l’Occident qui, dans sa forme originelle, a régné, selon elle, trop longtemps. Chef d’État au-dessus de la politique, indifférente au concept de la nation, elle est plutôt une pseudo-visionnaire opportuniste aux yeux fermés, porte-parole de la République Universelle. Elle a le vent dans les voiles, elle qui est endossée par un système économique essoufflé dirigé par les banques sans scrupules, sans visage, et les corporations d’actionnaires dépassées, voyant le mirage de la solution à l’horizon.

Grande humaniste dans l’âme, Merkel est saluée, car devant la souffrance, elle fait abstraction des règles européennes d’accueil et invite les nouveaux arrivants directement en sol allemand plutôt que de procéder à leur contrôle et de les traiter dans les pays d’arrivée. Les répercutions étaient prévisibles pourtant et cette initiative contribua, alors qu'on en voit à peine la résultante, à une crise migratoire incroyable où les cultures vont inévitablement s’entre-choquer. Sainte Merkel, devant les faits, plutôt que de rectifier la situation en établissant avec les autres pays membres de l’Union européenne un système de défense des frontières cohérent, se fait rassurante: les migrants en sol allemand seront éligibles au système d’aide sociale. Ceci cause – et on peut le comprendre – l’exaspération de certains pays membres de l’Union européenne voyant le flux de clandestins exponentiellement augmenter. En guise de pied de nez, ces derniers ont déraisonnablement redirigé les migrants vers les frontières allemandes, plutôt que de les retourner ou de traiter leurs dossiers.

En 2015, Merkel trouve enfin sa voie, elle qui pourtant, depuis 10 ans, sous la chefferie de l’Union Démocratique Chrétienne, était surtout reconnue pour sa personnalité terne, son manque de vision et de détermination, se contentant, jusque-là, d’avoir une approche politique plutôt réactive. Elle dirige désormais cette crise avec une passion que l’on pourrait croire provenir du cœur en affirmant, cette fois avec aplomb, qu’il y a une nécessité morale à sa politique d’accueil. Sa détermination actuelle, qualifiée de pathologique et suicidaire par certains, mais tout de même fortement encensée par d’autres, lui donne enfin la tribune politique qui lui manquait, lui permettant ainsi de passer à l’histoire.

Un élément n’est pas à négliger, une réalité digne d’être mentionnée et qui permet de partiellement expliquer. Il ne faut pas faire abstraction de l’identité nationale anti-allemande retrouvée chez certains, caractéristique de ce qu’est l’Allemagne moderne. Être Allemand, c’est vivre constamment avec le jugement de l'autre dans l’affirmation de soi, c’est d’avoir l’épée de Damoclès en haut de la tête, prête à tomber au moindre sentiment nationaliste éprouvé. Être Allemand, disons-le, c’est de subir un procès perpétuel pour les actions du passé sans cesse rappelées par divers moyens, pour ne pas oublier, car il faut se souvenir, se rappeler…

Il ne faut donc pas s’étonner de ce désir retrouvé chez plusieurs d’être le peuple réparateur du passé, pour tourner la page entachée de l’histoire si souvent récitée, pour enfin passer à autre chose.

Merkel la repentante, par sa prise de position stricte et salvatrice, à la cote auprès des médias et trouve enfin l’approbation tant convoitée, la positionnant en avant-plan de cette crise migratoire orchestrée, faisant croire à la création de ce super État à la vertu humanitaire mais qui, en réalité, ne fait qu’accentuer son pouvoir au sein de l’Union européenne avec cette Allemagne réinventée.

Elle a une foi inébranlable dans la possibilité d’assimiler ces nouveaux venus dans la société européenne en clamant haut et fort que la religion, la culture, l’ethnicité et la langue ne devraient pas nuire à cette volonté des nouveaux arrivants de s’intégrer aux sociétés occidentales. Dans son communiqué de fin d’année, les citoyens allemands sont d’ailleurs invités à faire place à la tolérance, à ne pas céder à la colère que cette crise peut engendrer et assure que 2016 sera une année consacrée à l’harmonisation et la cohésion du peuple allemand. Mais si le passé entaché de l’Allemagne est source de honte et que la religion, la culture, l’ethnicité et la langue ne sont pas des raisons suffisantes pour définir une nation, à quoi exactement fait-elle référence lorsqu’elle parle de cohésion ? Ou bien est-ce de croire au rêve imaginaire qui veut que les Moyens-Orientaux et les Nord-Africains soient la solution économique du problème d’une Europe vieillissante face à un faible taux de natalité ? Il est permis d’en douter.

Prenant en considération qu’elle ait eu jusqu’à maintenant une approche à court terme de la politique, il serait plus que surprenant qu’elle ait un plan réel pour ratifier cette problématique économique, d’autant plus que le coût de cette véritable invasion est évaluée approximativement à 20 milliards de dollars US pour l’année 2016. Il est donc peu dire que la cohésion risque d’être difficile, pour ne pas dire impossible, même avec l’intervention du Saint-Esprit de la finance et de l’économie.

La question suivante est sans cesse posée : comment arrêter cette crise ? Le cliché serait de répondre qu’il faut combattre la cause à sa base, en arrêtant l’intervention militaire de l’Occident au Moyen-Orient, mais cette réponse est injuste, elle fait abstraction du rôle indéniable de ce premier dans les conflits géo-politiques actuels et passés. Ultimement les causes réelles de cette migration ne sont pas les conflits armés et les guerres, les changements climatiques ou l’écologie, la natalité ou les problèmes économiques. Ce sont les inégalités de cultures, de valeurs, de religions et ultimement l’ethnicité, car les sociétés se sont créées naturellement en tenant compte de ces facteurs clés – en faire abstraction démontre la prétention que peut avoir l’homme envers les lois naturelles qui devraient le guider pour la survie de son espèce et de sa société. Les gens vivant dans les pays sous-développés voudront toujours légitiment améliorer leur sort et leur destinée, espérer vivre une vie meilleure dans un monde mieux développé. Nous ne pourrons jamais rien y changer et il y aura toujours des âmes malveillantes parmi les réels décideurs, parmi l’oligarchie avide de pouvoir et d’argent, qui tenteront d’en profiter et de nous berner par la romance et la culpabilité. La réalité c’est d'y résister et survivre, ou s'y soumettre et mourir, sans plus. Si nous voulons survivre, peu importe les balivernes racontées, ce sera à nos sociétés mieux développées de résister en prenant à nouveau conscience de cette réalité. La réponse est donc simple : elle réside uniquement dans notre manière de penser, en réfléchissant de manière organique lorsqu’on veut jeter les grandes lignes de ce qui définit une société et, ultimement, une civilisation épanouie et en santé. Malgré ce qu’on tente de nous faire croire depuis déjà plusieurs années, il existe des inégalités et des réalités. La vie et la mort sont certainement inégales mais sont pourtant deux réalités. Il en va de même pour les sociétés. Elles ont une vie et inévitablement une fatalité. Le facteur de durée reste à être déterminé.

Merkel est certainement la personnalité de l’année, elle a marqué l’histoire, car elle a délibérément contribué à l’incursion islamique massive à la vitesse grand V et ultimement participé, la suite de l’histoire le dira, à accélérer la mort d’une société et de l’Europe tout entier.

FQS
Pour la reconquête de notre peuple

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