Mythe : l’opposition entre foi et science

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Démolir le mythe de la « Grande Noirceur » est primordial pour redonner une fierté aux jeunes Québécois en leur passé et pour renouer avec celui-ci. Selon le récit instauré par les progressistes et les marxistes, la science était absente du Québec et du Canada-français en raison de la répression de celle-ci par l’Église catholique. Pourtant rien n’est plus faux, il s’agit plutôt d’une guerre d’opposition philosophique et idéologique à caractère religieux, qui opposa « l’ordre ancien » catholique à une caste d’élite athée et anti-catholique qui voulut s’imposer comme dominante.

Sans pour autant vouloir donner une image parfaite du clergé catholique, nous vous proposons plusieurs personnages et faits occultés de l’histoire officielle de la « société laïque » qui remet en question la vision qu’ils nous présentent du catholicisme. Nous ajoutons également que cette société n’en finit plus d’attendrir et de redorer l’image des cultes étrangers, tout en proposant une vision purement négative de notre foi historique, poussant l’audace à faire des parallèles douteux entre l’islam rigoriste et notre passé catholique. L’heure est au rééquilibrage; il faut cesser de croire les zélotes du laïcisme, surtout si nous voulons une laïcité respectueuse de notre passé, de nos valeurs et de notre patrimoine catholique et français.

Tel un enfant qui est constamment culpabilisé et mis devant ses défauts, le Québec se retrouve handicapé et faible pour affronter les défis de la mondialisation, du multiculturalisme et de l’immigration de masse grâce à ses intellectuels réprobateurs. Mettons fin à l’intimidation idéologique et au dénigrement de notre peuple.

Les prêtres scientifiques offrent une leçon puissante aux Québécois qui veulent renouer avec leur passé : il n’y a aucune raison de rester muet lorsque les laïcistes lancent maladroitement le nom de Galilée vers l’Église catholique pour la désigner comme ennemi du progrès humain. Nous pouvons facilement utiliser des contre-exemples, en plus de citer le Frère George Lemaître, l’homme derrière la théorie du Big Bang, qui proclama en 1933 : « Il n’y a aucun conflit entre la religion et la science ». La liste qui suit se veut un survol de plusieurs ecclésiastiques catholiques qui ont eu un rôle indéniable dans le domaine scientifique. Elle servira sans aucun doute à planter un clou de plus dans le cercueil de la Grande Noirceur et de ses prédicateurs/bourreaux.

Rendre à César ce qui appartient à César

Il est honteux de constater la méconnaissance du public, ainsi que le silence du système d’éducation face aux prêtres scientifiques au nom de l’idéologie dominante. Pour en nommé quelques-uns d’ici, il y a eu l’abbé René Lévesque, fondateur de la Société archéologique de Sherbrooke, Léon Provencher, spécialiste en taxonomie en plus d’être un botaniste et un naturaliste réputé, et que dire du célèbre Marie-Victorin, reconnu comme le père du Jardin botanique de Montréal et fondateur de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences. Dans le domaine de l’astronomie, les missionnaires jésuites ont été de véritables pionniers, cela est connu des historiens, mais fait intéressant, le tout est occulté des cours d’histoire dans la province. Au milieu du 17e siècle au Québec, ils enseignaient pourtant l’arpentage, la navigation et l’hydrographie, en plus d’observer les éclipses et les comètes.

Que dire de la fondation de l’Université Laval, sans laquelle l’Université de Montréal n’aurait vu le jour? L’Université Laval, première université francophone d’Amérique, fut fondée grâce au séminaire de Québec. Au début du vingtième siècle, celle-ci compte seulement quatre facultés : la médecine, le droit, la théologie et les arts. Par la suite seront créées plusieurs facultés et écoles, dont celles de musique, de philosophie, des lettres, des sciences et du génie, de l’agriculture, puis des sciences sociales. Comment dire alors que l’Église s’opposait à la science et à l’éducation? La devise universitaire parle d’elle-même : « Deo favente haud pluribus impar. », « Avec la grâce de Dieu, à nul autre comparable. » L’Hôtel-Dieu de Montréal, l’Hôpital général et plusieurs autres ont également été fondés par des congrégations religieuses. N’en déplaise aux laïcards, l’Église fut première en éducation et en médecine.

Une réalité qui n’est pas uniquement québécoise

La participation de l’Église à l’avancement des sciences n’est pas un fait unique au Québec, mais est observable partout ou l’Église catholique s’est établie.

Tout le monde se rappelle de l’astronome Copernic, mais très peu savent qu’il était chanoine. Que dire du chanoine Pierre Gassendi, lui qui a introduit la notion d’atome en physique, ou encore le prêtre Bernard Bolzano, dont les travaux sur l’infini mathématique ont ouvert sur les mathématiques modernes ? Nous pouvons également renommer Frère Lemaître, l’homme derrière la théorie du Big Bang. Le prêtre Marin Mersenne, ami de Descartes, sera quant à lui responsable de nombreux travaux mathématique et fonda l’Académie Parisiensis, qui lança la carrière scientifique de plusieurs de manière non-négligeable. Un contemporain de Mersenne, le prêtre Jean-Félix Picard, sera le premier à mesurer de manière précise la circonférence de la Terre, en plus de développer plusieurs instruments scientifiques qui seront par la suite essentiels au développement de la théorie de gravité universelle de Newton. Il fonda aussi l’Académie française en 1666. Le fondateur de la génétique moderne, Gregor Mendel, fut également un abbé en Autriche. Julius Nieuwland, un prêtre américain d’origine belge, fut reconnu pour ses travaux et recherches en chimie, en plus d'avoir été le premier à développer le caoutchouc, et ses travaux ont permis le développement du néoprène et de l’acétylène.

En finir avec les mensonges

Il ne s’agit ici que de quelques exemples, mais nous espérons que ceux-ci servent de piste aux Québécois de souche en recherche de vérité qui verront l’ampleur du mensonge de la Grande Noirceur, qui ne sert qu’à couvrir de honte les Canadiens-français et éviter que ceux-ci se défendent face aux défis que demain nous réserve.

Finissons-en avec l’intimidation idéologique!

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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