No.1 Vol.4 – La loi (Charlie) 59

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octobre« La liberté d’expression est un concept américain auquel je n’attache aucune valeur, » disait Dean Steacy de la Commission canadienne des droits de la personne en 2008. Si cette phrase en choqua plusieurs, elle avait le mérite d’être claire et exempte de toute trace d’hypocrisie, Steacy ne faisait là que formuler tout haut une réalité toute simple, soit que le Canada n’est pas une terre de liberté d’expression.

Avec la vague Charlie nous promettant une liberté d’expression totale et sans restriction certains purent croire que désormais notre nation serait davantage tolérante envers ceux qui osent exprimer des pensées différentes, mais ils déchantèrent rapidement. Charlie n’était qu’un slogan, qu’une étiquette, tout comme les termes « populaire » ou « démocratique » avec lesquels les pays communistes aimaient se pavaner. Pas la moindre trace de volonté d’émanciper la parole derrière cette tapageuse campagne.

Tout d’abord, Couillard nous le démontra en mettant sur pied une législation restrictive, la Loi 59 qui donne à la Commission des droits de la personne des pouvoirs dictatoriaux. Cette Commission, si la loi est entérinée, deviendra la police, le procureur et le juge dans tous les cas de dissidence, qu’on appelle ici « haine. » La propagande haineuse est certes déjà interdite par le Code criminel, mais les affirmations véridiques et les énoncés faits de bonne foi sont protégés, mais comme le notait l’avocat Alan Borovoy, devant les Tribunaux des droits de la personne, « la vérité n’est pas une défense ! » Bref ça augure bien pour le futur !

Nous ne sommes évidemment pas bêtes et savons que la répression judiciairen’est qu’une des muselières utilisées par le système pour bâillonner la dissidence. Tom Sunic rappelle à raison qu’aux Etats-Unis, par l’ostracisme, la pression sociale ainsi que l’intimidation pure et simple, les dissidents sont muselés. La liberté d’expression a un prix et nombreux sont ceux qui perdent tout, malgré le Premier amendement, pour avoir osé aller à contre-sens de l’idéologie dominante.

Au Québec, le même genre d’intimidation existe comme les cas de Tradition
Québec et de Table Rase l’ont bien démontré.

Comme c’est le cas de façon périodique, une inquisition moderne fait rage depuis quelques jours au Québec après qu’un journaliste ait découvert l’existence de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. L’existence de cette branche catholique ainsi que du mouvement Tradition-Québec, un groupe de jeunes traditionalistes qui organisent des conférences sur des enjeux tels que le féminisme et la Révolution Tranquille, a fait réagir la classe médiatique bien-pensante. Comment en 2015 des gens peuvent-ils s’opposer ouvertement à l’homosexualité, à l’avortement et aux autres progrès de la société moderne ?

Suite à cette découverte, les journalistes se lancèrent dans la dénonciation de ce groupe et de son idéologie jugée rétrograde et en creusant un peu, un autre groupe fut découvert, Table Rase, une organisation qui compte des militaires en son sein.

Ce fut l’occasion de lancer un gros titre laissant imaginer un complot de l’extrême-droite au sein de l’armée. Evidemment, aucune trace de volonté de renverser le gouvernement ou même d’infiltrer l’armée. Le groupe en question n’est pas considéré comme un groupe violent ou même militant par ses détracteurs ; le crime qui est ici reproché c’est d’avoir osé publier des citations de certaines personnes non grata comme Vincent Reynouard, Adrien Arcand, Léon Degrelle et autres mal-pensants.

Les informations personnelles de certains membres du groupe furent publiées dans La Presse sous la plume d’un journaliste, Philippe Teisceira-Lessard, qui est fasciné depuis belle lurette par ce qu’il considère être l’extrême-droite. Suivant les sites dissidents avec attention, il avait plus tôt cette année réagit contre la venue de membres du groupe italien CasaPound pour une conférence organisée par la Fédération des Québécois de souche. Il avait également dénoncé la venue du groupe de rock identitaire In Memoriam dans la métropole québécoise et avait dénoncé la tournée européenne du groupe québécois Légitime Violence. Ironiquement, sur sa page Facebook, il fait une profession de foi sur la liberté d’expression : c’est un Charlie et il assume pleinement les contradictions qui viennent avec le titre. Liberté pour tous, sauf évidemment ceux qui ne pensent pas comme il faut. Cette chasse aux sorcières n’est pas sans rappeler celle de Salem, ville qui se trouve à quelques centaines de kilomètres au sud de Québec. Aucun crime réel n’est imputé à ceux qu’on met au piloris, sinon celui d’avoir exprimé des pensées jugées impropres.

Le Canada a donc la chance inouïe d’avoir droit à la répression ouverte juridique avec le Code criminel et bientôt la Loi 59, ainsi que l’assassinat médiatique. Les Charlies se mentent et nous mentent et le seul qui semble être honnête en ce pays, c’est bien Dean Steacy !

Édito P.3
Justin Trudeau, roi du Canada P.4
Le lobby rose a le vent dans les voiles P.5
L’État islamique détruit des statues. Et puis ? P.5
L’arme de persuasion massive P.6
Bryce Williams : portrait d’une pauvre victime P.7
Le Schindler juif P.7
Le pape François devant le Sanhédrin P.8
Travailleurs québécois ou patronat ? P.8
Entretien avec Lisa Glatt P.9
Le divorce des Québécois avec le mariage P.11
Emmanuel Ratier P.12
RIP Tatu Vanhanen P.13
Le cheval canadien P.13
Kosovo je Srbija P.14
Rétrospectivement pire P.16
La race, un concept social ? Non et oui… P.17
Loi 59 : les prémisses d’un totalitarisme P.19
Notre drapeau P.20
Entretien avec Julien Langella P.22
Lectures dissidentes : La jeunesse au pouvoir P.24
Lectures dissidentes : 80 ans de mensonges P.25
Lectures dissidentes : L’épuration et les poètes P.26
Lectures dissidentes : La controverse de Sion P.27

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