No.2 Vol.5 – Décroissance

0

LA CROISSANCE, C’EST COMME LE MULTICULTURALISME. C’EST DEVENU UN DOGME INATTAQUABLE, BIEN QUE JAMAIS PERSONNE NE PUISSE EXPLIQUER EN QUOI LES POPULATIONS EN BÉNÉFICIENT.

TÉLÉCHARGER LA VERSION LIMITÉE GRATUITE DU HARFANG No.2 Vol.5 

couverture-harfangSuivant la logique de croissance – il faut toujours croître et ce, de façon exponentielle –, un comité gouvernemental mis sur pied par le ministre canadien des Finances Bill Moreau vient de remettre son rapport et recommande d’augmenter l’immigration de 50%, soit à 450 000 nouveaux venus par année, pour tripler la population d’ici 2100 pour qu’elle atteigne 100 millions. Sinon, oh malheur, le Canada deviendrait le 45ème pays le plus populeux au monde, une position peu souhaitable selon les 14 membres du comité.

Comment explique-t-on que l’on souhaite à ce point croître, alors que les grands centres urbains souffrent de problèmes de circulation chroniques, que les infrastructures sont insuffisantes, tout comme les services de santé et les écoles, et que le gouvernement ne parvient pas à s’occuper convenablement des gens qu’il doit aujourd’hui gouverner ? Tripler la population en quelques décennies semble une solution pour le moins loufoque à ces problèmes et ressemble davantage à une fuite en avant ou à la promotion de plus en plus explicite du Grand Remplacement qui devient difficile à nier. D’ailleurs, le chroniqueur Mathieu Bock-Côté ne s’y trompe pas lorsqu’il parle de « noyade » démographique. Pour lui, si ce plan est mis en exécution, ne serait-ce que partiellement, « la majorité historique francophone sera de moins en moins majoritaire. Elle sera victime d’érosion démographique. »

Pourtant, la logique mise de l’avant est implacable. Une natalité forte – ce qui n’est pas le cas – ne parviendra jamais à nous faire atteindre cet objectif de 100 millions en 85 ans. Par contre, cette logique repose sur le postulat qu’une croissance démographique – et économique – est un bien en soit, quelque chose d’intrinsèquement positif, ce qui est loin d’être prouvé. En effet, les économistes modernes partent toujours sur la base des bienfaits d’une croissance et jamais ils n’expliquent en quoi cette croissance est bénéfique pour le peuple ou même la nation. Etonnant, car les bienfaits sont loin d’être évidents. C’est justement pour comprendre ce dogme de croissance et ses alternatives que nous avons interrogé deux penseurs français connus pour leur position courageuse sur la décroissance. Deux entrevues avec Falk Van Gaver et Jacques de Guillebon qui vous feront remettre en question certains dogmes trop souvent pris pour acquis

Éditorial

3

L’apocalypse signée Donald

4

La coalition croule

5

Blancs et discriminés

6

Rire et délire

8

Décroissance : entretien avec Jacques de Guillebon

9

Limite écologique : entretien avec Falk van Gaver

10

Maurice Allais et le désordre mondial

13

Le soleil se lève au centre

15

Croatie : portrait d’un pays ignoré

16

Les excommuniés

18

La réforme vue par une non-réformée

20

Lecture dissidente : Je serai soldat

24

Lecture dissidente : Occident et Islam

24

Lecture dissidente : Guerilla

25

Lecture dissidente : Une fin du monde sans importance

26

Lecture dissidente : La mosquée Notre-Dame-de-Paris

27

Partager.

Donnez votre avis

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.