Notre réponse à la position du RRQ sur l’immigration

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Le Réseau de Résistance du Québécois doit comprendre que dénoncer l'immigration n'est pas un combat de la droite ni une forme de racisme, mais bien une preuve de lucidité et une compréhension de ce qui mine l'identité et l'avenir de notre peuple. 

Le RRQ a publié sur son site Web en septembre 2010 un texte dénonçant l'anglicisation de Montréal. Nous pouvons y lire:

« La bande au premier ministre Jean Charest a également cru bon hausser les niveaux d'accueil en immigration jusqu'à 55 000 personnes par année (il y a quelques années seulement, le Québec accueillait entre 25 000 et 30 000 immigrants par année, et cela ne comprend pas les réfugiés politiques). C'est énorme pour une petite société (en termes démographique bien sûr) comme le Québec. C'est une pression violente qu'on exerce sur cette nation que plusieurs espèrent canadianiser le plus rapidement possible, car l'on sait pertinemment que ces nouveaux arrivants qui s'installent presque exclusivement à Montréal pour y bâtir leur nouvelle vie y vivront majoritairement en anglais. À chaque nouvelle année qui passe, cela est clair pour tous ceux qui refusent de se conter des histoires à dormir debout, les nouveaux arrivants qui s'anglicisent aggravent le problème que vit la langue française à Montréal en particulier et au Québec en général.

Mais comprenons-nous bien. Il n'est pas question pour nous d'accuser ces nouveaux arrivants de quoi que ce soit. Nous apprécions l'immigration, mais nous souhaitons seulement qu'elle serve la québécitude plutôt qu'elle la desserve, ce qui est tout à fait normal. Dans notre esprit, le véritable coupable n'est pas l'immigrant, mais bien le système canadian, celui qui a historiquement instrumentalisé l'immigration afin de noyer le Québec ; c'est donc ce système que nous devons combattre et non pas l'immigration. Ceux d'en face ont compris depuis belle lurette que moins le Québec parlera français et plus il sera docile et soumis. Alors, ils servent de multiples façons cet objectif écourant, entre autres en favorisant l'anglicisation des nouveaux arrivants. Un régime néocolonial ne prend jamais de répit, ceux qui combattent avec honneur pour la justice, la dignité et la liberté québécoises devront bien le comprendre un jour ou l'autre »

D'abord, nous sommes d'accord avec le RRQ sur le fait que 55 000 immigrants par année exercent une pression démographique énorme pour une société comme le Québec et qu'ils (les immigrants) sont en grande partie responsables de l'anglicisation de Montréal.

Ce avec quoi nous sommes en désacord, c'est que le RRQ prétend apprécier l'immigration, ce qu'ils font à notre avis par rectitude politique et par crainte de paraître « racistes » et « xénophobes ». C'est cette même attitude de lâcheté au sujet du tabou de l'immigration qui a d'ailleurs récemment été dénoncée par Pierre Curzi. Le RRQ le reconnaît lui-même : l'immigration est responsable du déclin de la langue française au Québec.

21% de la population de Montréal est d'une langue non-officielle, selon le recensement de 2006, dépassant ainsi l'anglais. La langue française est en constant déclin et se situe présentement à 65%. Il va sans dire que ce n'est pas l'immigration qui viendra améliorer cette statistique en faveur du français.

Les communautées ethniques, issues de l'immigration, ont également voté très majoritairement contre l'indépendance du Québec en 1995, apportant leur support aux partis fédéralistes. Le RRQ n'a-t-il pas la langue française et l'indépendance à coeur? À moins que le RRQ ne juge qu'un immigrant n'a pas le même niveau de responsabilité électorale que les autres citoyens, ne devrait-il pas être plus circonspect dans son appui à l'immigration?

Les chercheurs Benoît Dubreuil et Guillaume Marois ont également démontré, dans leur ouvrage « Le Remède imaginaire », que l'immigration n'a pas les vertus qu'on lui prête: elle ne fait rien pour améliorer la pyramide des âges et son apport économique est minime, voire même négatif. L'immigration de masse va de pair avec la politique du multiculturalisme, puisque le multiculturalisme est une conséquence directe de cette première. LeRRQ se serait-il converti à l'idéologie de Pierre Elliot Trudeau?

Donc, si l'immigration est mauvaise pour la langue, pour l'économie, qu'elle est sans effets sur le vieillissement de la population et qu'elle nuit électoralement à l'indépendance, nous aimerions bien savoir pour quelle raison le RRQ l' «apprécie».

Le RRQ prétend également que « le véritable coupable n'est pas l'immigrant, mais bien le système ''canadian'', celui qui a historiquement instrumentalisé l'immigration afin de noyer le Québec ; c'est donc ce système que nous devons combattre et non pas l'immigration »

Nous sommes d'accord que le véritable coupable n'est pas l'immigrant mais bien le système. L'immigrant ne fait qu'accepter une offre alléchante présentée par notre gouvernement, mais il est faux de prétendre que le Québec et les partis souverainistes n'y sont pour rien. Le Parti Québécois a toujours eu une position favorable à l'immigration, tout comme Québec Solidaire. La majorité des mouvements souverainistes emboîtent littéralement le pas aux fédéralistes pour former un véritable concensus pro-immigration.

De plus, en quoi l'immigration servirait-elle les Canadiens anglais comme le mouvement de Patrick Bourgeois le prétend? Ils commettent la même erreur que nous et c'est cette même erreur qui cause actuellement beaucoup de problèmes à plusieurs pays européens. En privilégiant le volet linguistique et une haine anti-française malheureuse à laquelle nous répondons par une haine anti-anglaise et une attention exclusive à la langue comme seul critère d'identité, leur peuple est lui aussi voué à disparaître. Mais plus l'Anglais anglicise, moins il est anglais lui-même, comme le dit si bien Edmond de Nevers. La fierté canadienne anglaise ne pavane plus beaucoup à Toronto et Vancouver. Il faut être myope pour considérer la langue anglaise devenue langue mondiale, l'adoption des masses immigrantes de la culture commerciale promue dans les médias ou encore le capitalisme nord-américain comme servant l'identité anglo-saxonne. Tout comme Montréal-Nord, avec sa forte population haïtienne s'exprimant en français, n'est pas non plus un renfort à l'identité canadienne-française ou québécoise. L'immigration massive est un problème occidental issu d'une trahison générale de la part des élites.

Nous affirmons donc qu'il faut combattre l'immigration en tant qu'idée reçue et dogme sacralisé, soi-disant nécessaire pour le Québec. Combattre et dénoncer l'immigration, ce n'est pas s'attaquer à des individus mais à une politique gouvernementale. Le consensus doit prendre fin, le tabou doit tomber. Nous ne pourrons pas combattre le système qui nous détruit si nous n'osons pas en dénoncer son arme principale : l'immigration massive, qui nous noie électoralement et démographiquement. Refuser de le faire, c'est faire preuve de lâcheté et collaborer avec ceux qui veulent nous voir disparaître en tant que peuple.

Le Réseau de Résistance du Québécois doit comprendre que dénoncer l'immigration n'est pas un combat de la droite ni une forme de racisme, mais bien une preuve de lucidité et une compréhension de ce qui mine l'identité et l'avenir de notre peuple.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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