Prière à Saguenay : Pour le maire Jean Tremblay

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Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a confirmé mercredi qu’il en appellera de la décision du Tribunal des droits de la personne concernant la prière. Il a aussi demandé à la population de lui faire parvenir des dons afin de l’aider dans son combat. Mercredi 16 février 2011. Roger Gagnon/Journal de Québec/Agence QMI

Dans le dossier de la prière à Saguenay, le maire Jean Tremblay, s'est attiré à nouveau les foudres de la gauche bien-pensante dans les médias et les milieux laïques.

Lui qui mène une lutte devant les tribunaux pour le maintien de la prière au conseil municipal de sa ville, il réagit avec fougue aux opinions de la candidate péquiste de Trois-Rivières. Cette dernière, née en Ukraine mais élevée en Algérie, se nomme Djemila Benhabib et a entre autres déclaré: «En tant qu'intellectuelle, je suis soucieuse de la neutralité des institutions de l'État" et "Je pense que l'Assemblée nationale doit représenter la volonté du peuple et que le peuple n'a pas à être assujetti à une quelconque religion». Mme Benhabib voulait que soient retirés les signes religieux des institutions publiques et parapubliques, ceci incluant le crucifix placé a l'Assemblée nationale.

Sur les ondes de CBJ Radio Canada 98.5 FM, Monsieur Tremblay a prononcé ces propos jugés xénophobes par certains: « Y a pas juste la prière, ce qui me choque, c'est que nous les mous, les Canadiens-français, nous allons nous faire dicter comment se comporter, comment respecter notre culture par une personne qui arrive d'Algérie et dont je suis incapable de prononcer le nom.

Il ajoute: « Ils vont faire disparaître la religion et notre culture de partout. »

Les réactions relèvent du prêchi-prêcha habituel. Pauline Marois jugea ces propos inacceptables et demanda au maire de s'excuser, demande jugée infantile par l'interpellé. Son adversaire municipal, Jacques Pelletier, président du Renouveau démocratique, déplore son attitude, dit qu'il va trop loin et craint que cela n'affecte la venue d'immigrants à Saguenay. Amen.

De son côté, le chef de la CAQ, François Legault, affirme à propos du crucifix à l'Assemblée nationale: « Je pense que ça fait partie de notre patrimoine et qu'il faut le garder. […] On ne peut pas tout foutre ça par-dessus bord. La croix sur le Mont-Royal, le crucifix à l'Assemblée nationale, c'est important de les garder.»

Sur ce point précis, Pauline Marois prétend être modérée et souligne le ralliement de sa candidate à la position du parti. Nous pouvons cependant nous interroger sur la limpidité de sa démarche. Le PQ se déclare favorable à la neutralité de l'État et veut élaborer une Charte de la laïcité dans les services publics pour régler la question des accommodements raisonnables. Comment ne pas croire que le symbole controversé soit menacé par ce programme ? Combien de fois le peuple s'est fait dire de ne pas s'inquiéter pour rien, pour s'apercevoir des années plus tard que le changement redouté a bien été mis de l'avant devant sa passivité ?

Par ailleurs, Yves Lévesque, porte-parole de péquistes mécontents du parachutage de Djemila Benhabib dans Trois-Rivières, affirme que les propos du maire Tremblay, «c’est ce que la majorité des gens pensent de façon silencieuse».

C'est également ce que nous pensons.

Que valent ces concepts politiques abstraits de laïcité et de nation civique? Leurs dépositaires prétendent s'élever au-delà des particularismes religieux et atteindre l'universel, mais ils sont eux-mêmes porteurs des aspirations d'un groupe d'individus ayant une très forte mentalité intra-groupe, une élite de gens athées, se croyant intellectuellement supérieurs et tolérants, pratiquant une profonde antipathie hors-groupe envers les paroissiaux, les "pures laines" rétrogrades et xénophobes, moralement inférieurs (voir Katharine Betts). C'est ainsi que ces docteurs de la loi nous apparaissent si déplaisants de par leurs prétentions tordues. C'est une hypocrisie perverse où leur fermeture se trouve justifiée au nom de la tolérance dont ils sont les uniques dépositaires. Ils méritent d'être appelés pharisiens.

Nous nous identifions nous-mêmes beaucoup plus à la pensée critique plutôt que religieuse. Le problème avec cette caste de pharisiens, c'est que leur prétention au discours rationnel n'est pas fondée sur une démarche intellectuelle ouverte, mais sur un besoin identitaire tourné contre la nation – cette nation à laquelle nous tenons.

Dans ce débat, nous serions tentés de nous opposer au Parti québécois et aux partisans de la laïcité. Ces gens se sont appropriés le pouvoir depuis la Révolution tranquille et après seulement deux générations et demi de ce régime, notre peuple n'en mène plus très large. Le clergé d’Ancien temps, toujours dépeint comme une grande noirceur par celui du Nouveau régime, nous avait maintenus bien vivants depuis plus de 300 ans.

Mais voilà que le B'nai Brith s'y oppose aussi. Très hypocritement, il dit se joindre "à plusieurs Québécois dans leur consternation" devant ce projet. Très bonne phraséologie de la part de cet organisme qu'Yves Michaud a déjà qualifié de "plutôt extrémiste (…) et anti-Québécois". Cela illustre qu'il n'y a pas de solution dans le système actuel. Seul l'arrêt immédiat de l'immigration représente une priorité pour la préservation de notre peuple.

FQS
Pour la préservation de notre peuple

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