Printemps érable, printemps français ?

0

Le 24 mars, à Paris, la vraie France reprenait sa place dans les rues lors de la deuxième édition de la « manif pour tous » en opposition au projet de loi autorisant le mariage aux couples homosexuels et, de facto, permettant l’adoption homoparentale. Mais avant de s’opposer à un projet de loi, des centaines de milliers de personnes marchèrent avant tout à la défense du berceau de nos sociétés et du symbole traditionnel qui est à l’origine de tout ce qu’un nationaliste chérit : la famille.

Ces événements ne sont pas sans rappeler ceux que nous avons vécus lors du printemps 2012 au Québec. Car bien que les Français aient marché pour protéger la famille, ils l’ont aussi fait par écœurement de leurs élites, qui ont depuis longtemps abandonné la vraie France pour choyer ses minorités, quelles qu’elles soient. Alors que leurs élites donnent encore plus de droits aux minorités, les français ont marché pour la famille, pour eux même, pour la France et les traditions qu’elle représente.

Tout comme chez nous, au cœur des manifestations du printemps érable et, par exemple, le jour du 23 mars où 200 000 personnes marchèrent dans les rues de Montréal, la question de la hausse avait aussi grandi pour devenir un cri du cœur plus profond. Pourquoi devrions-nous payer toujours plus alors que nos élites nous ont laissé tomber pour mieux servir une minorité d'élites financières ? Le problème est que des projets sociaux comme la gratuité scolaire seraient davantage réalisables si nous ne donnions pas tout ce que nous possédons à ces mêmes élites – tout en supportant tous les maux du monde à bout de bras.

Les marches glissantes

Il y a tout de même certaines différences majeures entre la France et le Québec. Ici, peut-être à cause de notre côté américanisé, la famille traditionnelle a commencé à débouler depuis déjà une dizaine d’années. Le progressisme prime; nous sommes ouverts à tout. L’identité de notre peuple n’est apparemment pas encore assez menacée pour défendre ses institutions les plus importantes.

Au Canada comme en France, la technique est la même : l’État plus progressiste que le peuple impose les changements sans consultation et sans débat. Il y a pourtant une différence majeure : l’échiquier politique français est pleinement occupé, ce qui laisse un peu de place au débat, alors que le nôtre se situe entre l’extrême-gauche et la droite économique conservatrice à la Harper, qui n’a de conservateur que le nom. Notre télévision et notre radio d'État sont depuis longtemps cantonnés à gauche, ce qui permet au gouvernement d’agir en toute impunité et sans contestation.

Au Canada, tout a commencé en douce avec le jugement de 1999 permettant que les homosexuels soient considérés dans les unions de faits – rien de trop scandaleux jusqu’ici. En 1999 et 2000, le Parlement fédéral avait tout de même adopté avec unanimité le projet C-23 afin qu’un mariage non-civil unisse uniquement un homme et une femme, tout en reconnaissant le droit inaliénable des Églises en la matière.

S’ensuivit en 2002 d’autres jugements dans trois provinces contraignant le gouvernement fédéral de reconnaître le mariage civil homosexuel, une compétence provinciale. L’avant-dernière marche fut déboulée en 2005, par un vote du Sénat, une institution loin d’être démocratique, avec le projet de loi C-38, accordant aux conjoints de même sexe le droit de se marier partout au Canada. La clause 3 reconnaît par contre le droit des institutions religieuses de pratiquer ou non le mariage des couples homosexuels.

Cette clause est la nouvelle cible à abattre pour les progressistes, car celle-ci représente la dernière défense de la famille traditionnelle. En effet, l’abolir obligerait les Églises à marier qui que ce soit, allant à l’encontre des principes même de l’Église, tout en permettant des poursuites légales contre cette dernière.

Jusqu’où iront-ils ?

 

Après le mariage homosexuel, c’est la descente aux enfers. Les unions de type polygamique peuvent facilement s’en suivre, considérant le peu de résistance donnée aux coutumes et traditions provenant d’ailleurs et une immigration de plus en plus nombreuse, tant au Québec qu’en France.

Il ne s'agit que de la suite logique des choses, car plus la majorité sera marginalisée, plus ses traditions s'effriteront. Le multiculturalisme met les pratiques majoritaires et minoritaires sur un pied d'égalité.

Les Français, quant à eux, subissent l’immigration massive depuis beaucoup plus longtemps que nous : c’est pourquoi ils s’accrochent tant à ce qui reste de leur identité. Ils ont aussi compris que les élites qu’ils dénoncent sont les principaux protecteurs de cette immigration qui les ronge. Que si la majorité est constamment brimée et privée des projets sociaux qu’elle pourrait elle-même se permettre, c’est parce que le fruit de leurs labeurs ne sert qu’à soutenir un système auxquels quelques milliers d’enfants illégitimes sont accrochés. Ils n'ont donc plus d'autre choix que de descendre dans la rue, s’ils veulent préserver ce qui reste de français.

Car il n’y a pas de doute : c’est la vraie France qui marchait à Paris cette fin de semaine. Et si le pouvoir lui était donné, la France reprendrait rapidement son visage d’origine.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

 

 

 

 

 

Partager.

Les commentaires sont fermés.