Québec: Une publication multiculturaliste du SPVM

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La lecture du journal du SPVM, L'Heure Juste Vol. 13, no 3 du 28 avril 2006, en dit long sur l'application du multiculturalisme au sein des forces policières. D'abord, nous apprenons que dans le contexte de la semaine d'actions contre le racisme, le SPVM instaurera un programme «d'accès à l'égalité» (lire discrimination positive) pour ses employés civils. Nous apprenons également que le 28 février 2006, dans le contexte du mois de l'histoire des Noirs, « le directeur, monsieur Yvan Delorme, a convié à un déjeuner des employés civils et des policiers issus des communautés noires afin de souligner leur apport au SPVM.» D'un coté la société prône l'intégration et l'égalité, et de l'autre, avec des événements comme ceux-ci, elle encourage à se regrouper par race. Reste à voir ce que le SPVM prévoit pour le mois de l'héritage islamique… Avec un mois pour chaque communauté, il est à se demander s'il reste du temps à la police pour combattre le crime…

Ce n'est pas tout. Rien n'arrête le SPVM et vos taxes coulent à flots pour rendre les policiers ouverts d'esprit. « Les policiers du Poste de quartier 33 ont […] décidé d’apprivoiser les différences et de s’imprégner des habitudes du quartier ». Fini le temps où les immigrants essayaient de s’intégrer à la société québécoise, aujourd’hui ce sont « les policiers du groupe 2 [qui]ont tenu des journées d'activités avec des membres des communautés indienne, pakistanaise et srilankaise. Des séances d'information sur la langue et la culture ont été offertes aux policiers. Ils y ont notamment acquis quelques notions de tamoul et de punjabi qui leur sont fort utiles dans leur travail quotidien ».

En plus d'apprendre le tamoul et le punjabi, les policiers du SPVM ont « eu la chance de visiter la mosquée Assuna Annawabiyah, rue Hutchison, et ont échangé avec des représentants pour parfaire leurs connaissances sur l'Islam et les Musulmans ». Cet échange fut tellement enrichissant que «nos policiers y ont pris goût et désirent poursuivre dans cette voie ». Nos chers policiers ouverts sur le monde étaient sûrement au courant que la mosquée Assuna Annabawiyah fût le lieu de rencontre de la cellule terroriste montréalaise (Ouzghar, Fateh Kamel, Ressam) et que durant l'année 2006 (la même que cette publication) cette mosquée distribuait encore, ou laissait à la disposition de ses visiteurs, des Corans ainsi que de la littérature incitant à la guerre offensive contre les non-musulmans. Le SPVM devrait arrêter de se goinfrer de baklavas aux frais des contribuables dans des mosquées reliées au terrorisme et commencer à protéger ses citoyens. Source

Et les policiers sont invités à mettre « au défi leur ingéniosité et celle de leurs collègues pour trouver des façons d'adapter leurs interventions aux particularités des différentes communautés culturelles ». Un agent du poste de quartier 33 offre « des fiches culturelles à paraître chaque mois dans L'heure juste. Chacune fera état d'une situation que peut rencontrer un policier qui transige avec un membre d'une communauté culturelle donnée, expliquera l'origine d'une particularité culturelle qui peut pousser un policier à intervenir différemment et apportera des suggestions qui aideront les policiers à adapter leurs intervention en conséquence.» En voici un exemple :

Quoi! Repos le samedi… Sha… bat tout

par Daniel Théoret

SITUATION

Par un beau samedi après-midi, vous répondez à un appel d'alarme dans une résidence privée. Vous arrivez sur les lieux et constatez que la porte est ouverte et qu'une alarme est effectivement audible. Vous pénétrez à l'intérieur et entendez des bruits de pas. En entrant dans la cuisine, une femme se retrouve nez à nez avec le canon de votre arme. Étant aussi surpris qu'elle, vous lui demandez :

— Que faites-vous ici ?
— J'habite ici.
— Pourquoi n'arrêtez-vous pas le système d'alarme ?
EXPLICATION

Le samedi est, en plus strict, l'équivalent de notre dimanche pour la communauté juive hassidim (habillés de noir et portant l'avant des cheveux en boudins). Pour eux, la semaine commence le dimanche et non le lundi. Le shabbat est une journée de réjouissance où les Juifs prennent le temps d'aller visiter leurs familles et les malades et pour aller prier. Certaines activités (39 en tout) sont cependant interdites : par exemple, cuisiner, saler les aliments, écrire, éteindre un feu, transporter un objet hors la ville, utiliser l'électricité (si une lumière est allumée, on ne l'éteint pas). Cependant, lorsque la vie humaine est en danger, ils peuvent passer outre ces règles.

SUGGESTION

Bien que toutes ces règles puissent vous paraître étranges, les inconvénients qu'elles entraîneront dans votre travail sont minimes. Dans une situation comme celle mentionnée plus haut, vous pourriez offrir votre aide à la dame et désarmant vous-même son système d'alarme. Cette dernière appréciera grandement cette délicatesse et vous projetterez professionnellement une sensibilité aux différences.

Considérant que les effectifs du SPVM sont restreints et que la police ne se déplace plus pour des plaintes de vol, il est intéressant de lire que « les inconvénients qu'elles entraîneront dans votre travail sont minimes ». Tout autre citoyen dans cette situation aurait droit à une contravention pour plainte de bruit et nuisance au travail d'un policier surtout considérant que la citoyenne a le code, peut désactiver l'alarme et aurait pu la désactiver la journée d'avant. Pendant que d'autres citoyens attendent une intervention policière pour un problème réel, ici on encourage les policiers à perdre leur temps et « projeter une sensibilité aux différences » en appliquant deux poids et deux mesures.

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