Qu’est-ce que la « remigration »?

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Le débat sur la remigration est maintenant bien entamé en France avec de nombreuses personnalités comme Guillaume Faye, Philippe Vardon et Laurent Ozon, qui en font publiquement l’apologie. Depuis des lustres, les groupes nationalistes occidentaux luttent contre l’immigration, mais très peu osent s’aventurer sur la question des immigrants déjà établis au pays.

Le concept de remigration est simple: les populations allogènes retournent d’où elles viennent. 

Les défenseurs des droits de l’homme déchirent évidemment leur chemise devant un tel scandale, puisque cela signifierait le déracinement de ces migrants qui se sont habitués à notre terre. Pourtant, ces avocats de l’immigration ne semblent pas concevoir que l’immigration est également un déracinement, mais aussi une acculturation. 

N’ayant pas d’arguments moraux à opposer au concept de remigration, les opposants s’attaquent à la faisabilité d’un tel projet. D’après eux, un déplacement majeur de population serait impossible et se ferait inévitablement contre le gré des migrants qui retrouveraient leurs terres ancestrales.

L’histoire nous prouve que de tels déplacements de population sont non seulement faisables, mais ont été effectués par des nations occidentales et ce, au cours du dernier siècle.

En 1923, la Grèce et la Turquie travaillèrent de concert pour relocaliser près de 1,2 million de Grecs vivant sur des territoires turcs et 365 000 Turcs vivant en territoire grec. Ce transfert de population parrainé par des pays neutres fut un succès dont s’enorgueillirent les deux nations à l’origine de ce déplacement massif. 

A la fin de la Seconde Guerre mondiale, environ 16 millions d’Allemands furent déportés de leurs terres ancestrales se trouvant désormais dans les territoires polonais, tchèques, hongrois et russes. Bien que ces transferts touchaient des populations n’ayant jamais connu d’autres terres que celles qu’ils quittaient, les gouvernements occidentaux virent ces déportations comme une assurance de stabilité future pour ces régions. 

Dans les trente dernières années, la Turquie, aujourd’hui considérée comme un futur membre de l’Union européenne, a déplacé près de 400 000 Kurdes. La Turquie avait d’ailleurs déporté près de 200 000 Grecs de Chypre lors de l’invasion de cette île en 1974. Personne n’a osé remettre ces déportations en question et ce pays reste aujourd’hui un allié majeur des Etats-Unis.

D’ailleurs, les Etats-Unis, dans les années 50, lancèrent l’opération Wetback visant à lutter contre l’immigration illégale. Ce furent des centaines de milliers de Latinos qui furent déportés vers le Mexique.

La France a également connu des déportations majeures, lorsque les Pieds-Noirs furent expulsés d’Algérie après la défaite française. Un million de personnes partirent vers la France que certains n’avaient jamais connue auparavant. 

Toujours en Europe et plus récemment, en 1995, 200 000 Serbes furent expulsés de Krajina lorsque cette ville tomba sous le contrôle des Croates, épaulés par les soldats de l’Oncle Sam et l'OTAN. 

Ces exemples démontrent qu’en Occident, il y a des précédents historiques à la remigration, sans mentionner les exemples hors Occident comme la Marche noire en Algérie. Si certaines de ces déportations furent chaotiques, comme celle des Pieds-Noirs ou des germanophones, il est possible d’effectuer ce genre de déplacement de façon civilisée et humaine pour le bien-être de toutes les parties impliquées.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple


 

Voir aussi: Entretien avec Laurent Ozon du Mouvement pour la Remigration

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