Recul du français ET de l’anglais, qui en parle?

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Depuis la sortie des résultats du Recensement de 2011 concernant la langue, de nombreux intellectuels et chroniqueurs sont sortis pour dénoncer le recul du français Québec. Avec la médiatisation des mesures pour contenir l'anglais, on avait l’impression que ce recul était causé par les gains de l'autre langue officielle, comme l’anglicisation des francophones par exemple. La vérité est pourtant toute autre, mais très peu ont osé s’aventurer sur ce terrain glissant : le français est en recul, mais l’anglais l’est tout autant.

Si on observe les données québécoises, le pourcentage de gens parlant français à la maison est passé de 77,1% en 2006 à 74,1% en 2011. Cela signifie qu’en 5 ans, le français a reculé de 3% au Québec. C'est 0,66% par année, une statistique plutôt effrayante ! Mais les données pancanadiennes nous font réaliser que le problème n’est pas purement québécois comme plusieurs aimeraient nous le faire croire. Pour la même période, l’anglais au Canada est passé de 75,1% à 72,8%, une perte de 2,3%. Entre 2,3 et 3%, l’écart est minime. Certains « nationalistes » d’ici tentent de nous présenter comme des victimes du fédéralisme canadien, mais force est de constater que le Canada anglais vit présentement les mêmes problèmes : les langues officielles perdent de l’importance à cause du poids des immigrants qui ne cesse d'augmenter.

Malgré ce qu’en disent les gouvernements québécois, soient-ils péquistes ou libéraux, notre politique d’immigration et notre programme de francisation sont des échecs monumentaux. Depuis 5 ans, le Québec reçoit environ 55 000 nouveaux immigrants chaque année, supposément choisis en fonction de leur langue et de leur assimilabilité. Avec une population de 8 millions, ces 55 000 nouveaux immigrants représentent exactement 0,68% d’augmentation annuelle de la population. Il coïncide justement avec le taux de recul du français chaque année (,66%). Nous comprenons alors que très peu de ces nouveaux immigrants aident à faire pencher la balance en faveur de la langue majoritaire au Québec. Ne serait-il pas justement ceux le font reculer? Étonnamment, aucun des chroniqueurs s’étant exprimés sur le sujet n’avait pensé à faire ce calcul pourtant bien simple. D’autant plus surprenant que dans son rapport sur le recensement, Statistiques Canada souligne le fait que les langues en pleine expansion au Canada sont le tagalog (langue des Philipinnes), le mandarin, l’arabe, l’hindi, le créole, le bengali, le persan et l’espagnol. En fait, Statistiques Canada dans son rapport établit une corrélation claire entre le recul des langues officielles et l’immigration.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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