Rencontre & déclaration de Montréal – 2014

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Le 23 août 2014, la nouvelle section montréalaise de la FQS, Nationalistes Ville-Marie, a profité d'une soirée militante et sociale Polypus Nocte pour faire un lancement informel dans le quartier Villeray, à Montréal – et quel succès! 

L'événement, qui a été publicisé seulement de bouche à oreille, a attiré pas moins d'une cinquantaine de personnes et a permis à plusieurs nouveaux militants de tous âges de se rencontrer et d'échanger des idées tout en ayant accès à des kiosques de matériel militant, à des livres, ainsi qu'à la revue Le Harfang. Le tout fut couronné d'un excellent discours de notre porte-parole Rémi Tremblay.

La glace étant brisée dans la métropole, nous sommes prêts à répéter l’expérience dans d'autres régions du Québec!


Transcription du discours:

Nous sommes ici réunis pour parler de la Fédération des Québécois de souche, qui nous sommes, ce que nous voulons, ce dont nous ne voulons pas. D’abord, j’aimerais remercier notre représentant local d’avoir organisé une telle rencontre, parce que sans lui, FQS Ville-Marie serait encore un objectif lointain. Grâce à son dévouement et son implication, nous sommes en voie de fonder une unité militante au cœur de la métropole. Il faut garder en tête qu'il a une vie à lui, une vie normale, avec un travail, des amis, des loisirs, mais que comme tous les militants, il sacrifie temps et argent pour son peuple, pour notre peuple. Il serait facile pour lui, comme pour moi et tous les autres militants, de rester chez lui, de regarder la télévision, de chialer sur ce qui se passe, de préférer le confort de la petite vie bourgeoise et de rester inactif.

Pourtant, nous sommes tous là. Face aux épreuves, nos militants ont choisi la résistance, le combat. Mieux vaut se battre que de subir. Et nous nous battons. A travers l’histoire, les grands changements ont toujours été le fait de minorités agissantes, non d’un grand nombre de gens passifs. On peut penser aux révolutions comme la révolution bolchevique, à la Révolution française, à toutes les révolutions en fait. Elles ont toujours été le fait de petites minorités qui savaient saisir les opportunités et utiliser les circonstances. Nous souhaitons être cette minorité agissante, celle qui fabrique l’histoire. 

Aujourd’hui nous sommes minoritaires, mais nous avons la qualité dans nos rangs. Tous ceux qui sont avec nous sacrifient temps, argent et énergie. Nous ne sommes pas les moutons qui suivent, nous sommes ceux qui agissent et inévitablement réussiront.

Et les circonstances sont excellentes : partout en Europe, c’est le réveil des identités. Des partis comme le Front National sont en plein essor. Le multiculturalisme est décrié, même par ceux qui l’ont imposé à leur peuple, comme Sarkozy, Merkel et Cameron. Nous sommes à l’aube de changements profonds et le Québec se doit d’emboîter le pas et de participer à ce réveil des identités. 

Revenons au sujet qui nous réunit ici : qui sommes-nous ? La première des choses, c’est que notre organisation souhaite l’épanouissement de notre peuple, mais pour s’épanouir, il faut commencer par survivre. 

Les objectifs à long terme sont donc complètement inutiles en ce moment. Si je peux me permettre une analogie, il y a 100 ans, cette année coulait l’Emperess of Ireland. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un bateau transatlantique qui a coulé près de Rimouski. La tragédie est semblable à celle du Titanic, mais malheureusement, grâce à Hollywood, beaucoup connaissent le Titanic et peu connaissent l’Emperess of Ireland… Au moment où ce bateau a commencé à prendre l’eau, il n'était plus question de s'inquiéter de la destination finale, mais de la survie immédiate. Il fallait colmater la brèche et tenter des sauver les passagers. La situation est la même aujourd’hui avec l’immigration massive, une véritable invasion, qui fait que notre survie en tant que peuple est menacée. La destination finale, l’épanouissement de notre peuple, est pour le moment secondaire. Il faut avant toute chose colmater la brèche et sauver notre peuple. Ensuite, nous parlerons de l’avenir. 


Il faut comprendre que notre combat est un combat urgent, un combat pour notre survie. Les Québécois ont lutté pendant plus de 400 ans. Nous nous sommes fait imposer des lois iniques, des systèmes étrangers, on a tenté de nous assimiler, mais notre peuple a survécu. Aujourd’hui, on tente de nous noyer sur notre propre terre, de faire de nous une minorité dans notre propre pays. On tente de nous effacer en tant que peuple et si on ne réagit pas, ça arrivera. Ils peuvent détruire notre système, pervertir nos valeurs, brimer nos droits, nous survivrons. Mais avec l’immigration de remplacement, notre inaction va nous coûter notre existence. Dans cent ans, si rien n’est fait, notre peuple sera relégué aux oubliettes de l’histoire, comme les peuples qui aujourd’hui n’existent plus. Nous ne nous battons donc pas pour un système idéologique, pour des croyances, pour des idées, mais pour notre survie. Pour la survie de notre peuple.

Quant à la question « Sommes-nous de droite, sommes-nous de gauche, ou même, sommes-nous d’extrême-droite ou d’extrême-gauche? » Elle est complètement caduque. Lorsque les Américains qui défendirent Alamo devant les masses de Mexicains décidèrent de combattre jusqu’à la mort, est-ce qu’ils se sont regardé et demandé s’ils étaient de droite ou de gauche ? Non, ils ont combattu pour leur survie. A Vienne, lorsque les Autrichiens résistèrent contre les hordes arabes, ont-ils arrêté de combattre pour se mettre d’accord sur un programme politique ? Non, ils ont combattu pour leur survie. Sur l’Emperess of Ireland, quand le bateau a commencé à prendre l’eau, est-ce qu’ils ont regardé s’ils étaient sur la bonne voie pour leur destination finale ? Non, ils ont travaillé à survivre.

Alors notre programme est très simple : la préservation de notre peuple.

Ce qui nous amène à notre responsabilité historique. L’histoire du Québec est remplie de gens qui ont lutté pour notre survie. Dans les dernières décennies, plusieurs groupes et personnes ont travaillé à la survie de notre peuple. Mais contrairement à eux, nous ne pouvons plus nous permettre de simplement essayer. Nous DEVONS l’assurer, parce que démographiquement, il est minuit moins une. Notre génération a une responsabilité face à l’histoire. Si nous échouons, la balance démographique nous effacera de l’histoire. 

J'ai un vieil ami, un homme qui est au crépuscule de sa vie, mais qui continue à lutter avec nous. Il pourrait choisir de couler des jours heureux avec ses proches, mais il comprend la responsabilité qui nous incombe face à l’histoire. Il ne retirera jamais rien de cette lutte, sinon la satisfaction du devoir accompli. La raison pour laquelle je le mentionne, c’est que lorsqu’il présente notre organisation à ses amis, il nous présente toujours comme « les derniers des Mohicans ». Ça m’a toujours fait sourire. Mais quand on y pense, cette petite phrase, « les derniers des Mohicans » prend une signification très profonde. Effectivement, nous sommes les derniers résistants d’un peuple qui est fier, un peuple qui a lutté pendant 400 ans et qui aujourd’hui fait face à l’assimilation, à la destruction. A cet ami qui est très cher, j’ai envie de dire que non, nous ne serons pas les derniers des Mohicans, mais plutôt les premiers d’une nation nouvelle. Une nation qui se respecte, une nation qui est indépendante et fière.

Dans une courte parenthèse, si vous me le permettez, j'aimerais affirmer que oui, nous voulons une nation indépendante. Mais qui soit réellement indépendante. Nous ne souhaitons pas d’un projet de souveraineté comme celui proposé par le PQ ou en Écosse par le Scottish National Party. Eux ce qu’ils souhaitent, c’est être indépendant du Canada pour le PQ et indépendant du Royaume-Uni pour le SNP. Nous, ce que l'on souhaite, c’est être indépendant, point. On ne veut pas faire l'indépendance pour demeurer soumis à l’ALENA ou à l’OTAN. On ne veut pas s’émanciper du Canada pour se faire dicter nos politiques par le FMI ou l’OMC. On ne souhaite pas briser la domination canadienne pour la changer pour une domination onusienne… La domination d’Ottawa est une des dominations que l’on subit. Notre pays doit se sortir de la domination mondialiste.

Parce que vous savez, aujourd’hui, le terme démocratie ne signifie plus grand chose. Au niveau national, nous n'avons pour choix que des partis qui présentent les mêmes idées : le programme du Parti Libéral, du PQ et de la CAQ sont du pareil au même, sauf sur l’aspect constitutionnel. Les trois partis promettent les mêmes choses et c’est entre autres pour ça que de moins en moins de gens votent. Le terme démocratie dans un tel contexte ne veut plus rien dire.

Pire encore, les États, supposément souverains et supposément gouvernés par la volonté populaire, sont en fait assujettis à un paquet d’organisations et de traités qui n’ont jamais été approuvés ou votés par le peuple. Aujourd'hui, quand le gouvernement octroie un contrat de quelques milliards de dollars, il n’a aucun droit de préférer une compagnie québécoise à une compagnie américaine ! S’il le fait, en vertu des traités, le gouvernement sera poursuivi par la compagnie américaine et devrait payer des dommages à cette compagnie ! Un gouvernement par le peuple et pour le peuple, ce n’est pas ça ! Si on regarde un peu ce qui se passe en Espagne, en Italie et en Grèce, les technocrates du FMI, des gens qui ont passé toute leur vie à travailler pour les profits de la haute finance, ces gens-là dictent aux gouvernements les politiques à mettre en place. Ce n’est pas le genre d’indépendance dont nous rêvons. Nous voulons une nation gouvernée dans les intérêts du peuple québécois, non pour les profits de la haute finance ou des organismes mondialistes.

Alors maintenant, on fait quoi ? Tout d’abord, j’ai parlé de nombreux problèmes auxquels nous faisons face, mais le plus grave est celui de l’immigration. Pourquoi l’immigration ? Premièrement parce que les changements causés par l’immigration sont permanents, mais aussi en raison de tous les problèmes qui découlent de l’immigration. Le débat sur la laïcité et les accommodements raisonnables sont une conséquence directe de l’immigration. Ils ne sont que la pointe de l'iceberg. En réglant le problème à sa source, tout ce qui en découle est automatiquement réglé.

Dans le concret, il faut comprendre que la FQS n’a pas de membres à proprement parler. Nous n’avons pas besoin de membres, ce dont nous avons besoin, ce sont des militants. Une personne peut très bien se réclamer de la FQS s’il pose des gestes concrets pour faire avancer notre mouvement. L’appartenance à la FQS ne s’achète pas dix dollars par année avec une carte qu’on renouvelle, l’appartenance à la FQS passe par le mérite.

Et cette action doit très souvent être issue de l’initiative personnelle. Bien sûr, nous avons des actions communes, des actions orchestrées, mais le gros du militantisme se fait sur une base autonome. Ce sont des gens comme vous et moi, qui seuls ou en équipe vont aller distribuer des tracts ou des collants. Vous avez tous étés témoins de l’impact que ça peut avoir dans les médias récemment. Derrière toute la campagne médiatique que nous avons eue dernièrement, c’est une petite équipe de militants qui, un bon soir, ont décidé de militer, ne serait-ce que quelques heures. Et ces quelques heures nous ont rapporté pour des centaines de milliers de dollars en publicité et des centaines de nouveaux supporteurs, dont plusieurs sont dans la salle. Pour ce genre d’activisme, on ne peut pas vous prendre par la main. Nous saluons par contre tous ces actes militants et nous vous épaulerons dans vos actions. Imaginez seulement, nous sommes une cinquantaine dans la salle aujourd’hui. Imaginez un instant qu’à chaque jour de l’année, beau temps mauvais temps, chacun de vous place un tract dans une boîte à lettres, un pare-brise d’auto, sur un banc dans le métro ou peu importe… ça fait 18 000 tracts en un an. Et ça, c’est si vous en mettez juste un. Vous en mettez deux, on tombe à 36 000 ! 

Imaginez si chaque année tout le monde trouve un ami intéressé à s’abonner au Harfang ou à participer à nos événements ! L'effet est exponentiel, mais chacun doit mettre du sien à la tâche.

Certains doivent alors penser que ce genre d'activisme ne sert à rien. Permettez-moi simplement de vous prouver que vous avez tort. 

Il y a quelques mois, un homme d’affaire arabe vivant à Québec se plaignait que Québec était trop blanche et trop catholique. C’est le genre de chose qu’on entend régulièrement dans les médias. Évidemment, dire qu’il y a trop d’Arabes et de musulmans à Montréal, c’est le genre de choses qui entraîne une plainte et une condamnation, mais de dire qu’il y a trop de Blancs catholiques à Québec, ce n'est jamais un problème. Ou du moins, ce ne l'était jamais. Une personne l'a vu à la télévision et a pensé le mettre sur Internet. À ce moment, nos militants l'ont vu et se sont dit que ça ne passerait plus, que d’insulter notre peuple chez nous, c’était inadmissible. Nous avons demandé à nos supporteurs de se plaindre à Radio-Canada et également à la compagnie comme telle. Toutes des actions qui n’ont aucun impact si elles sont faites individuellement, mais vu le nombre de plaintes, Radio-Canada a dû s’excuser et s’expliquer. L’homme d’affaires a ensuite dû revenir dans les médias pour expliquer qu’il avait été mal cité et que, de toute façon, il n'aimait pas les immigrants fainéants, qu’il était contre les accommodements raisonnables et contre le voile, etc. Il est absolument certain que cet homme ne refera pas de commentaires comme celui-là, au risque de sa carrière, et que ses collègues auront eux aussi appris une leçon. 

Comme je n'ai pas l'habitude des grands discours devant un groupe, lors de la rédaction de ce texte, j’avais beaucoup de difficulté à trouver quelque chose pour le terminer sur une bonne note. Je ne suis pas une personne qui regarde la télé ou qui lit les journaux, mais malgré ça, à chaque fois que je pense au mot discours, je pense à la phrase clef d’Obama, « Yes we can ». Cette phrase « Yes we can », ou « Oui nous pouvons », est aujourd’hui utilisée par un bon nombre de politiciens comme Justin Trudeau. Pour eux, il est de bon ton de terminer leur discours ainsi afin de donner de l’espoir mais au fond, elle ne veut pas dire grand chose. Ça n'implique à rien et c’est une bonne vieille phrase creuse de politicien. Si je souhaitais terminer mon allocution avec une telle phrase, je ne me sentirais pas honnête. Parce que dans notre cas, ce n’est pas « Yes we can » qu’il faut dire, mais « Yes we must ». Oui, nous devons. Nous devons lutter pour notre peuple, pour sa survie, pour nos enfants. Nous devons lutter. 

Le pouvoir viendra après le devoir.

 

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