Réponse au communiqué de l’organisme Portes ouvertes sur le Lac

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Le 5 décembre 2012, l’organisme fortement subventionné « Portes ouvertes sur le Lac » a émis un communiqué de presse suite à la parution d’un article sur la FQS dans les journaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

L’organisme nous accuse d’abord de malhonnêteté puisque nous nous servons de données canadiennes sur l’immigration, faisant ici référence aux rapports de l’Institut Fraser que nous avons en effet utilisés. Pour le moment, le Québec fait toujours partie du Canada, alors ces chiffres s'avèrent pertinents puisque le Québec est comptabilisé dans les données de l’Institut. Ensuite, si les membres de l'organisme avaient pris la peine de lire correctement l’article du journal, ils auraient remarqué que le livre Le remède imaginaire du démographe Guillaume Marois fut également mentionné, livre disponible dans toutes les librairies du Québec qui se concentre uniquement sur la situation québécoise et qui tire pratiquement les mêmes conclusions que l’Institut Fraser. Ces conclusions sont que l’immigration ne règle ni la pénurie de main-d’œuvre, ni le problème démographique, et n’est pas non plus bénéfique économiquement. Bref, une politique complètement inefficace.

L’article du journal Le Réveil n'a été bien entendu qu’un bref survol de nos positions et de nos arguments. Malheureusement, Portes ouvertes sur le Lac, avant d’écrire son communiqué, n’a pas daigné visiter notre site Internet ou lire nos publications. Vu que cet organisme s’intéresse à des données québécoise, nous allons en fournir quelques-unes rapidement. Pour plus de détails, nous les invitons à visiter notre site.

  • Le recensement de 2006 a révélé que près des trois quarts des immigrants font de l'anglais leur langue de travail principale ou régulière, deux fois plus que chez les francophones. Dans les faits, proportionnellement, très peu de francophones fréquentent un cégep anglais, moins de 6% d'entre eux. Or, chez les allophones, le chiffre grimpe à 47%, selon le démographe Guillaume Marois.

 

  • Le chercheur Michel Pagé estime que hausser sans cesse le nombre d'admissions est «une erreur fondamentale» et critique sévèrement les politiques d'immigration du gouvernement. « Nous vous le redisons, les niveaux actuels de l'immigration dépasseraient les capacités d'intégration positive sur tous les plans, économique, social et linguistique, notamment sur Montréal. La région de Montréal accueille de 86 à 88% des immigrants »

 

  • Sur les immigrants investisseurs : Le montant initial qu’apporte ce programme se situe entre 800 millions et 1,2 milliards de dollars. Mais de cela, seulement un maigre 53 millions (moins de 6%) trouve son chemin vers les PME québécoises. Et même encore, Investissement Québec est incapable de fournir la liste des entreprises qui ont bénéficié de cet argent. «J'aimerais bien savoir qui profite réellement de ce programme. Je trouve que c'est cher payé pour ce que cela peut nous rapporter » – Robert Laplante, économiste et directeur de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC).

 

  • Carlos Leitao dit que l’immigration ne réglera pas la pénurie de main-d’œuvre. Il est un des économistes les plus réputés de sa terre d'adoption – l'agence Bloomberg le place même au deuxième rang des meilleurs économistes en Amérique du Nord. S'il y a un économiste qui devrait penser que l'immigration peut régler le problème de pénurie de main-d’œuvre au Québec, c'est bien lui. Et pourtant, l'économiste en chef de la Banque Laurentienne ne croit pas à cette théorie. «Pour la pénurie de main-d’œuvre, la solution numéro un reste la formation de la main-d’œuvre. »

 

  • Selon une étude du professeur Pierre Fortin, les nouveaux arrivants au Québec (moins de cinq ans de séjour) ont beaucoup plus de difficultés à trouver un emploi que ceux qui s'établissent en Ontario. Chez les minorités visibles (arabe, africaine, sud-asiatique, orientale, etc.), l'écart du taux de chômage des immigrants par rapport à celui de la population en général est de 16% au Québec contre 6% en Ontario. Quant aux immigrants de race blanche, l'écart par rapport à la moyenne provinciale est de 11% au Québec contre 4% en Ontario.

 

  • Selon les prévisions d'Emploi-Québec, le Québec formera suffisamment de diplômés universitaires afin de combler les emplois universitaires disponibles sans l'apport de l'immigration.

 

  • Selon Louis Préfontaine de l’Impératif Français, nous recevons, per capita, plus d’immigrants que l’Angleterre, la Suède, la République Tchèque, la Corée du Sud, la Norvège, les Pays-Bas, les États-Unis, l’Italie, la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, la France, la Hongrie, la Finlande, la Turquie, la Slovaquie, le Portugal, la Pologne, le Japon et le Mexique!

 

  • Le démographe de l'Université de Montréal, Marc Termote, a affirmé que toutes les études démontrent que l'impact économique de l'immigration internationale sur l'amélioration du niveau de vie et de prospérité est à peu près nul. Il a également souligné que tous les scénarios démontrent que pour contrer un éventuel déclin démographique ou atténuer le vieillissement, ce sont l'augmentation de la fécondité et le redressement du solde migratoire inter-provincial qui sont des facteurs plus déterminants.

 

  • Depuis quelques années, le gouvernement insiste sur les formidables occasions créées sur le marché du travail par le vieillissement de la population. Selon Emploi-Québec, près de 700 000 emplois seront à pourvoir au cours des prochaines années. Ces évaluations sont fréquemment utilisées pour justifier nos politiques et recruter des candidats à l'immigration. Mais l'immigration permet-elle vraiment de satisfaire les besoins du Québec en main-d’œuvre ? On peut en douter. D'abord, il faut noter que l'immigration ne fait pas qu'augmenter l'offre de main-d’œuvre, elle accroît également la demande. Les immigrants ne sont pas seulement des travailleurs, mais aussi des consommateurs. Si, par exemple, l'immigration vient accroître la population du Québec de 10 % en quinze ou vingt ans, elle risque également d'accroître les besoins de main-d’œuvre de plus ou moins 10 % dans le commerce, les soins de santé, etc.

 

  • Le processus d'intégration des immigrants au Québec comporte de graves lacunes, estime le Vérificateur général Renaud Lachance. Dans son rapport remis à l'Assemblée nationale, M. Lachance constate que le ministère de l'Immigration ne tient pas compte de la capacité réelle du Québec à accueillir et à intégrer en emploi les nouveaux arrivants. Sans mesure et sans évaluation, le ministère ne peut s'assurer que le Québec est capable de supporter les hausses progressives d'immigration, souligne le Vérificateur.

 

  • Pour la première fois, le nombre d'élèves allophones a surpassé celui des francophones dans les écoles publiques de l'île de Montréal, a appris La Presse. «La majorité est comme inversée, a dit Dominique Sévigny, auteur du Portrait socioculturel des élèves inscrits dans les écoles publiques de l'île de Montréal au 30 septembre 2008. C'est une tendance lourde, qui devrait se poursuivre à moins qu'il arrive quelque chose de majeur au niveau de l'immigration.»

 

Il ne s’agit ici que de quelques exemples des problèmes liés à l’immigration au Québec, sans parler du multiculturalisme ou du financement gouvernemental des associations culturelles et ethniques qui se chiffre à plusieurs millions de dollars par année depuis les dix dernières années. Les chiffres sont disponibles sur notre site Internet sous le document « Le dogme de l’immigration ». Ce financement annule l’intégration et l’assimilation des immigrants déjà présents au Québec.

Le prochain point relevé par l’organisme est le niveau d’éducation des immigrants. La forte majorité des immigrants au Québec, comme au Canada, ne proviennent pas d’Occident et de sociétés similaires. Une forte proportion vient de ce que l'on peut qualifier du Tiers-monde, ce qui laisse peser de sérieux doutes sur la qualité de l’éducation dans ces pays et la compatibilité de la formation avec l’économie québécoise. Le dernier classement établi en 2007 par l'Institut de l'enseignement supérieur à l'Université Jiao Tong de Shanghai (2007) fournit un indicateur de la qualité de l'enseignement universitaire dans le pays d'origine des immigrants. Il révèle qu'une seule université à l'extérieur du monde industrialisé, l'Université d'État de Moscou, est sur la liste des 100 meilleures universités. Le classement révèle également qu'il n'y a que 23 universités du Tiers-monde parmi les 500 premières. Il n'en existe aucune dans les Philippines, le Pakistan ou l'Iran, qui sont les troisième, quatrième et sixième lieux d'origine (après la Chine et l'Inde) pour les immigrants au Canada en 2006.

La docteure Diane Francoeur, M.D. (gynécologue-obstrétricienne) à l'hopital Sainte-Justine est également du même avis. « En ma qualité de chef de département d'obstétrique-gynécologie d'un hôpital universitaire, je reçois régulièrement des gynécologues étrangers afin d'évaluer leur performance clinique en vue de les accueillir dans les régions du Québec en pénurie. Au fil des années, nous devons malheureusement constater que la majorité de ces candidats ne sont pas aptes à pratiquer la médecine spécialisée selon les normes canadiennes puisque leur formation est de loin sous-optimale ».

L’organisme Portes ouvertes sur le Lac continue son communiqué en citant un sondage « réalisé en mars 2012 par la firme Groupe Performance stratégiques, (qui) indiquait que près de 70% de la population de la région était favorable ou très favorable à l'arrivée de personnes immigrantes dans leur communauté ». Ce sondage ne semble pas accessible au public alors il est difficile de confirmer cette information.

Nous nous permettons également de citer quelques sondages qui, pour leur part, sont accessibles :

  • « L'étranger fait désormais plus peur que l’anglophone et, aux yeux de six Québécois sur dix, ce qui menace le français c’est le multiculturalisme, et 66% en ont carrément peur » Sondage de La Presse-Angus Reid les 9 et 10 février 2011. Selon ce même sondage, cette inquiétude est multi-générationnelle.

 

  • « Plus de la moitié des Québécois (51%) estiment que la capacité d’accueil et d’immigration a été atteinte au Québec ». Sondage Léger Marketing- Le Devoir 2008.

 

  • « Un Canadien sur deux considère l’immigration comme néfaste ». Sondage Angus Reid du 10 septembre 2010.

 

  • L’inconfort est réel, « 59% des Québécois s’avouent racistes » Sondage du Journal de Montréal et Léger Marketing de janvier 2007.

 

L’organisme termine son communiqué en disant que « dans une société de droits, la question de l’immigration, avec ses opportunités et ses défis, doit être abordée avec honnêteté, nuances et respect. Accordée une telle place à de la propagande raciste, xénophobe et mensongère, véhiculée par un porte-parole anonyme, nous laisse pour le moins perplexe quant au respect de l’éthique journalistique la plus élémentaire ».

Cette intervention est risible, d’abord parce qu'en démocratie, il doit y avoir un débat et une pluralité des idées et des arguments, lesquels nous avons fourni en quantité « industrielle » pour le bien des citoyens et de manière nettement plus référencée que l’organisme en question. Ensuite, d'aucune façon nous avons fait de « propagande raciste », de « xénophobie » ou de « mensonges ». Si cela semble confus, nous aimerions bien avoir une citation de la part de l’organisme en question, mais s'il n’est pas en mesure de fournir de tels exemples, il s’agit simplement d’accusations gratuites pour faire taire le débat. Un débat dans lequel cet organisme a un parti pris clair et sans ambigüité, puisque sur son site, on peut lire ceci: « L'avenir du Québec ne peut s'inscrire sans immigration » et « notre mission est d'accroître le nombre d'immigrants ». Au diable la capacité d’accueil et la population locale! L’organisme fait également partie de ce que l’on peut nommer le « lobby de l’immigration », car il carbure au financement gouvernemental (nos taxes) avec 184 564 $ (selon le portail du support financier gouvernemental) en subventions par année. Une réduction de l’immigration ne bénéficierait donc pas à ces employés payés par les contribuables, que ceux-ci soient d’accord ou non avec leur mission. De son côté, la FQS fonctionne à titre bénévole et 100% de ses membres sont des travailleurs et des payeurs de taxes qui utilisent leur temps libre pour militer, sans aucun support gouvernemental.

Pour la préservation de notre peuple,
FQS

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