Sale Blanc! Entrevue avec Gérald Pichon

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S'il existe un sujet tabou par excellence, c'est le racisme anti-blanc. Si le racisme blanc est martelé dans les médias, le cas du racisme anti-blanc est complètement passé sous silence. Gérald Pichon, auteur de Sale Blanc, fait le point sur le phénomène qui n'existe pas!

Le Harfang – Deux ans après la parution de votre livre dont nous avions parlé dans nos pages, le racisme anti-blanc est-il aussi présent?

Gérald Pichon – Depuis la sortie du livre il y a deux ans, les différentes formes de violence (agressions, insultes, etc) exercées à l’encontre des Européens ont empiré de manière significative. Et personne ne semble en mesure d’enrayer cette explosion de haine anti-blanche ; aucun gouvernement, de droite ou de gauche, ni la justice, ni les services policiers n’ont pris la mesure du problème. Par idéologie et surtout pour ne pas montrer qu’ils se sont trompés depuis quarante ans sur l’immigration, le vivre-ensemble et la diversité, ils ne font quasiment rien. Ce « système à tuer les peuples » ne peut pas se déjuger et reconnaître que cette société multiraciale qu’il nous impose est avant tout une société multiraciste et que les premières victimes de la haine raciale en Europe et au Canada, ce sont les « visages pâles ». 

En ce qui concerne les médias, on peut observer un changement timide vis-à-vis du racisme anti-blanc. Après l’avoir longtemps nié, quelques reportages sont venus montrer qu’il existait parfois, dans certaines banlieues, des gens victimes de violence car ils sont blancs. La chape de plomb du silence aura tenu pendant plus de trente ans et le rôle des médias est désormais de construire une nouvelle digue avec cette idée : le racisme anti-blanc existe mais il est minoritaire. Alors que c’est exactement l’inverse ! 

H – Concrètement, quelles formes prend le racisme anti-blanc?

GP – Il y a encore quelques mois et avant les attaques meurtrières de Charlie Hebdo en janvier 2015, je vous aurais parlé des agressions et des viols, des tags et des chansons de rap. Mais la France a passé un palier supplémentaire… Les frères Kouachi, comme l’ont montré plusieurs témoignages, avaient clairement une haine à l’encontre des Français de souche. Il est impossible de nier que cette tuerie n’était pas motivée aussi par des considérations raciales se mélangeant avec des idéaux islamistes. L’Européen représente pour eux un infidèle-croisé-décadent. Si je vous parle de cela, c’est que ces attaques terroristes risquent de se multiplier en France et en Europe, avec toujours ce même cocktail d’ancien délinquant élevé au racisme anti-blanc, radicalisé en prison et versant dans le djihadisme. Quant au reste, les agressions, les insultes, les viols ou les tags, ils font désormais partie du quotidien de la plupart des Européens. 

H – Qu’est-ce qui motive le racisme anti-blanc?

GP – Les motivations des auteurs de violences sont de plusieurs ordres : 

  • Par la culture : le Blanc est désigné dans de nombreuses chansons de rap et films à la sauce hollywoodienne ou française comme l’ennemi à abattre. 
  • Par l'éducation : l’enseignement scolaire apprend à chaque Français, et qu’importe sa couleur de peau, que les Européens sont des colonisateurs, racistes et exterminateurs. De cette vision manichéenne, les Français de souche sortent culpabilisés, incapables de se construire d’un point vue identitaire, et les extra-Européens en sortent avec la haine des « Gaulois »/des Blancs, forcément responsables de tous leurs malheurs, passés, présents ou futurs.
  • Par les Européens eux-mêmes : culpabilisés, isolés et pacifistes, les Européens sont la cible idéale des bandes ethniques. Les agresseurs savent qu’ils ne réagiront pas, ne se défendront pas et qu’il n’y aura aucune représaille. C’est l’une des raisons pour lesquelles les viols de femmes européennes explosent. En les attaquant, les bandes ethniques veulent montrer qu’ils veulent nous humilier et que les Européens sont tellement faibles que nous sommes incapables de protéger le bien le plus précieux de nos peuples, c’est-à-dire les femmes européennes. 

gerald-dedicaceH – Maintenant, les victimes n’osent pas dénoncer dans bien des cas. Comment expliquez-vous ce silence des victimes?

GP – Pour les victimes, il y a plusieurs tabous à briser. En premier lieu, elles doivent prendre conscience de leur identité, car il y a un grand nombre de « Gaulois » qui n’ont pas conscience de leur couleur de peau et encore moins qu’elle peut susciter des attaques ! Ensuite, elles doivent réaliser que le racisme n’est pas à sens unique, c’est-à-dire des Blancs vers les extra-Européens, mais qu’il peut être le fait des afro-maghrébins à l’encontre des Européens. Et troisièmement, même si la victime souhaite déposer une plainte auprès des services de police, il y a peu de chances que l’action judiciaire mentionne les motivations anti-blanches des agresseurs. L’insulte « sale Blanc » n’entraîne aucune conséquence juridique, aucune association antiraciste ne viendra les défendre, alors qu’une personne traitée de « sale Noir » fera la une des journaux télévisés et obtiendra de la part des services de police des moyens considérables pour retrouver les coupables. 

H – Durant quelques mois, le racisme anti-blanc fut discuté en France, notamment par Jean-François Copé et aussi par le journaliste Laurent Obertone. Est-ce toujours un débat d’actualité et le point fut-il fait sur ce phénomène?

GP – Ce débat a été lancé par Jean-François Copé comme une tentative de récupération politique d’un sujet qui devient prégnant pour la population, mais encore totalement tabou pour la classe politique. Il y avait donc urgence à ne pas perdre la main sur les électeurs en abordant ce sujet, tout en minimisant sa portée. Leur idée est simple : « Vous voyez que l’on parle du racisme anti-blanc mais il reste minoritaire voire marginal face aux autres formes de racisme ». Avec la crise économique, ethnique et civilisationnelle que connaît la France, la classe politique n’a qu’une seule peur, celle d’une révolte de la part de ceux que l’on nomme, par opposition aux « minorités visibles », « la majorité invisible ». Celle, pour paraphraser Charles de Gaulle, que l’on peut désigner comme de culture grecque, latine, celte et germaine, de culture chrétienne et de race blanche. L’écart entre leur positionnement politique et la réalité vécue par les Français de souche est tellement grand qu’ils ont choisi, pour éviter une crise, d’évoquer timidement le racisme anti-blanc.

H – D’ailleurs, les médias réagissent-ils de la même façon au racisme anti-noir qu’au racisme anti-blanc?

GP – La France est en pleine restructuration idéologique depuis les attentats de janvier 2015. Il est impossible de savoir comment le sujet du racisme anti-blanc va être traité. Le minimiser ou le cacher, avec Internet, est désormais vain. A l’opposé, si demain le racisme anti-blanc était présent partout médiatiquement, il faudrait aussi se poser des questions face à un tel changement de situation. A mon avis, les médias vont essayer de maintenir des digues pour empêcher la vérité d’éclater, mais elles vont sauter à cause du principe de réalité qui frappe de plein fouet l’Europe, à savoir qu’une partie des extra-Européens vivant sur notre sol nous déteste pour des raisons ethnico-religieuses et qu’ils souhaitent nous voir morts. 

H – En France, vous avez une multitude d’organisations luttant contre le racisme en général. Quelle position ces organisations prennent-elles sur le racisme anti-blanc?

GP – Les associations antiracistes n’ont d’antiraciste que leur nom. Ce sont en fait des associations de culpabilisation des Européens. Donc vis-à-vis du racisme anti-blanc, vous vous doutez bien qu’elles n’ont pas le désir de le dénoncer ou même tout simplement de dire qu’il existe. Les choses ont timidement changé, en même temps que les médias, mais il n’y a rien à attendre d’elles. La LICRA a eu un écho médiatique en 2014 en se portant partie civile dans une affaire de racisme anti-blanc. Mais le procès ressemblait plus à un sketch qu’à un véritable réquisitoire contre la haine anti-blanche. Tout était ridicule, l’accusé était blanc, les témoins ont tous formellement reconnu qu’il était présent lors de la bagarre mais qu’il n’a pas prononcé d’insultes… Ça a été fiasco complet, alors qu’il y a des milliers de cas de racisme anti-blancs, avérés et sans contestation possible !

H – Récemment nous avons eu droit à un exemple frappant de ce que vous appelez les doubles standards. La police montréalaise, souvent accusée de profilage racial, publiait une annonce visant uniquement le recrutement de membres des minorités. Quelle lecture faites-vous de ce genre de doubles standards ?

GP – La lecture est simple, la discrimination est le mal absolu dans nos démocraties sauf quand il touche les Européens de souche. Dans ce cas-ci comme dans tous les cas de discrimination positive, on ne peut même pas jeter la pierre aux extra-Européens, car ceux qui effectuent ce type de recrutement sont des Blancs… Ils choisissent clairement de discriminer des gens de leur peuple au nom de l’antiracisme ! Ces cas de figure seront de plus en plus fréquents à l’avenir, surtout dans le recrutement de fonctionnaires. La police, comme tous les métiers en contact avec le public, n’a qu’une seule peur, celle de se faire traiter de raciste. Et quel est le meilleur moyen de l’éviter ? Recruter ceux qu’on ne peut pas soupçonner de l’être, les extra-Européens. Une autre raison, officieuse, c’est ce que j’appelle la prime à la casse : plus vous cassez et plus vous aurez des subventions et des emplois. Car le « système à tuer les peuples » est dans une fuite en avant, la mondialisation économique doit s’accompagner d’une mondialisation des peuples, le grand remplacement des peuples autochtones par des peuples étrangers. Ils sont là pour prendre notre place, nous les enracinés. Ce n’est malheureusement qu’un début. Il faut garder espoir, les peuples européens traversent une crise de civilisation mais les ferments du renouveau sont là, ils sont dans nos cœurs et dans nos âmes. C’est à nous de nous engager, car personne ne le fera à notre place. De grands défis nous attendent ? Tant mieux, car nous avons de grands espoirs !

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