Se marginaliser pour mieux atteindre la normalité?

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Il n’y a plus aucun doute : nous vivons dans le règne des minorités, où l’identité majoritaire et historique est rejetée aux oubliettes et où chaque élément qui nous rend différents la remplace dans une nouvelle forme d’identité individualiste. L’apparition de la « communauté gaie » concorde parfaitement avec le multiculturalisme et la Charte des droits et libertés.

L’apparition du « village » date du début des années 1980, et la charte date de 1982. Le regroupement de commerces dans un même quartier fut d’ailleurs encouragé par les gouvernements municipal, provincial et fédéral tout comme les gouvernements ont encouragé la création du « petit Maghreb », du « quartier chinois » et de la « petite Italie », transformant peu à peu Montréal en énorme parc d’attractions à thématique multiculturelle en offrant une variété sur une base ethnique et sexuelle, sapant ainsi toute cohésion sociale et tout désir d’intégration.

Le concept de « communauté gaie » fait donc partie intégrale du multiculturalisme poussé à l’extrême. L’homosexualité étant une nouvelle « culture » parmi tant d’autres, un peu dans la même lignée d’idées que le féminisme : femmes contre hommes, homos contre hétéros, majorité contre minorités. Diviser pour mieux régner ? Il y a pourtant une particularité avec la communauté gaie dans le discours qui tente de normaliser l’homosexualité et la rendre acceptable et tolérable pour tous. Ce qui est acceptable dans une certaine mesure, vu que personne de sensé ne voudrait se marginaliser et s’exclure de la société civile ou encore être persécuté.

Par contre, dans ce monde moderne nous assistons à un phénomène que Mathieu Bock-Coté nomme très justement « l’inversion du devoir d’intégration ». Nous poussons le concept un cran plus loin en affirmant que le progressisme en général pousse vers la désintégration. La communauté gaie en est un exemple parfait, où la majorité de ses membres sont issus de la société québécoise et font déjà partie intégrante de celle-ci, or le multiculturalisme et le progressisme les poussent à s’en détacher et à s’en démarquer en s’inventant une nouvelle identité, cette fois-ci sexuelle, avec ses propres quartiers, ses propres drapeaux, concepts et valeurs.

Or, d'un côté, le lobby gai promeut la normalisation et l’acceptation de l’homosexualité tout en favorisant sa marginalisation. Car ce lobby n’aurait d’autre choix que de disparaître si l’homosexualité était en effet devenue complètement acceptable dans la société d’aujourd’hui. À quoi bon alors un quartier gai, une parade gaie, des logements gais, et un lobby gai ? Cette réalité est probablement ce qui a poussé le lobby homosexuel à élargir sa clientèle vers d’autres tendances sexuelles marginales en devenant les défenseurs «LGBT» (Lesbienne, Gai, Bi, Transgenre). Au même titre que les organisations antiracistes doivent sans cesse justifier leur existence en trouvant de nouvelles formes d’intolérance, les lobbies homosexuels ne peuvent exister sans une certaine forme de marginalité et d’homophobie. Or, en analysant la situation l’on s’aperçoit rapidement que plus l’homosexualité est tolérée, plus le lobby gai manifeste sa différence, ce qui est contradictoire, mais symptomatique du progressisme idéologique.
 

F.Q.S.
Pour la préservation de notre peuple

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