Réseau gauchiste universitaire : soixante années d’endoctrinement I

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Le Réseau gauchiste universitaire 

Si, de nos jours, il est presque gênant de se proclamer nationaliste dans le pavillon des sciences humaines d’une université Québécoise, il fut un temps où la situation était différente. Très différente. C’est au début des années cinquante que les doctrines gauchistes nous parvinrent de France par le biais de mouvements catholiques de gauche. Ce fut en fait un groupe restreint de socialistes disposés dans des postes clés qui parvinrent à mettre en place un réseau d’endoctrinement dans plusieurs secteurs de notre vie provinciale.

C’était bien beau de manipuler l’opinion publique via la radio, la télévision et les journaux (Radio-Canada, Le Devoir, Le Soleil, Cité Libre…), encore faillait-il assurer une relève d’endoctrineurs. Des personnages socialistes, dont certains sont aujourd’hui considérés comme les pères de la révolution tranquille, se sont chargé d’établir un réseau gauchiste universitaire.

Montréal

Léon Lortie (1902-1985)

À Montréal c’est Léon Lortie, à la tête du Service d’Extension de l’Université de Montréal, qui mit en place le réseau de professeurs gauchistes, notamment en philosophie. Plusieurs Facultés se virent réduire leurs effectifs, au profit du Service d’Extension qui à son tour engagea un nombre équivalent d’enseignants qui cette fois partageaient majoritairement l’idéologie prisée. Rien d’étonnant puisque le frère du recteur nominal de l’époque fut le gendre de Lortie, dont la fille fut aussi une gauchiste convaincue. On peut donc dire qu’après plusieurs années de mise en place et d’organisation (Lortie fut en fonction à l’Université de Montréal, où il prit de plus en plus d’importance, de 1952 à 1968) la transformation de cette université en véritable machine d’endoctrinement aux idées de gauche fut accomplie.

La preuve? Dès la fin des années 50, les associations étudiantes et les journaux étudiants étaient endoctrinés. L’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal organisa maintes conférences mettant en vedette, entre autre, les Pierre-Elliott Trudeau, Gérard Pelletier, Michel Chartrand et René Lévesque de la province. Son journal étudiant, le Quartier Latin (dont le rédacteur Jean Paré collaborait à un journal d’extrême-gauche et dont plusieurs collaborateurs avaient des liens directs avec les rédacteurs duDevoir et avec le Parti Social-démocrate), affichait clairement ses couleurs. Cette publication estudiantine prit très souvent position en faveur du communisme. Il défendit dans presque chaque numéro soit la Chine de Mao, soit l’URSS et alla même jusqu’à organiser une entrevue, en Février 1959, avec l’ambassadeur de l’URSS au Canada (A. A. Aroutunian).

Québec

Père Georges-Henri Lévesque (1903-2000)

Dans la capitale, c’est le Père Georges-Henri Lévesque qui fonda, au sein de l’Université Laval, l’École des Sciences Sociales devenue la Faculté des Sciences Sociales en 1943. Fortement inspiré par les catholiques de gauche français, il fit de sa faculté un puissant centre d’endoctrinement gauchiste. Beaucoup de ses professeurs, dont Jean-Charles Falardeau et Gérard Bergeron, furent des fanatiques purs et durs qui ne manquèrent pas d’assister aux assises de l’Institut Canadien des affaires publiques (Repère des communistes et des Franc-maçons). Lévesque finit par quitter l’Université Laval mais continua d'influencer les professeurs et étudiants en les recevant à la maison Montmorency fondée par lui-même en 1955. Gérard Bergeron, mentionné plus haut, en plus d’être professeur collabora aussi au journal Le Devoir (Dirigé par des gauchistes comme Laurendeau) sous le pseudonyme « Isocrate ». Il publia plusieurs articles à tendance communiste. Jean-Charles Falardeau, lui aussi mentionné plus haut, collabora pour sa part à la revue Cité Libre, version Canadienne de la revue communiste Française Esprit. Le réseau d’endoctrinement fut donc instauré avec autant d’efficacité et avec encore plus de transparence à l’intérieur de l’Université Laval.

Gérard Bergeron (1922-2002)

Le Carabin, journal étudiant de l’association étudiante de l’Université Laval adopta un style gauchiste encore plus flagrant que sa version Montréalaise. Influencé majoritairement par le Père Lévesque et les habitués de la maison Montmorency, le directeur Claude Lebel donna au journal un aspect révolutionnaire. Attaquant tous ceux qui s’en prenaient soit aux associations étudiantes du Canada, soit à l’image que la rédaction se faisait de la démocratie ou, dans presque chaque numéro, au premier ministre de l’époque Maurice Duplessis. Travaillant lui aussi en parallèle avec Le Devoir, Le Carabin n’hésita jamais de défendre le communisme chinois ou soviétique à chaque fois que l’occasion se présenta. Fait Étonnant, le journal alla même jusqu’à publier des caricatures anti-cléricales qui durent, il y a de fortes chances, être approuvées par le Père Lévesque lui-même puisqu’il était le maître à penser du mouvement gauchiste de l’Université Laval.

Au Canada-Anglais

Jean-Charles Falardeau (1914-1989)

Quoi de plus amusant pour les provinces anglaises que de voir naître au Québec un mouvement Canadien-français s’opposant au nationalisme Québécois et au gouvernement Unioniste. La réaction des anglophones fut d’attiser la rage socialiste de ces mouvements universitaires. Flattés par cette sympathie, les journaux étudiants supportèrent par la suite des causes étudiantes hors-province. Ce fut entre autre le cas lors du conflit avec les Oblats à l’Université d’Ottawa en 1958. Le mouvement gauchiste venu principalement de France, les universités anglophones furent moins sévèrement atteintes.

De 1950 à Aujourd’hui

 En 2012, nous ne pouvons que constater l’effroyable progrès de l’endoctrinement gauchiste. Prenons le temps d’imaginer combien d’étudiants sont sortis des universités complètement endoctrinés par des enseignants dont les idées allaient du socialisme léger au marxisme radical. L’effet ne peut qu’être exponentiel et, après 6 décades, les gauchistes ne forment plus qu’un simple petit réseau restreint. On réussit maintenant à nous faire croire que ces idées qui flirtent avec le marxisme, le socialisme et le communisme font partie des valeurs fondamentales du peuple Québécois. Au contraire, nous avons vue que ces idées proviennent de France et même de Chine et d’URSS communistes et qu’elles nous ont été livrées par la petite clique gauchiste des années 50.

Après plusieurs réformes au fil des décennies, le système d’éducation, s’il ne convient pas encore aux gauchistes, leur laisse tout de même le champ entièrement libre. Les associations étudiantes pullulent et sont dangereusement hostiles à tout ce qui est en désaccord avec les différentes doctrines gauchistes qu’elles prônent. Les professeurs de sciences sociales sont issus des générations antérieures d’étudiants endoctrinés et ils continueront de fanatiser librement leurs successeurs, dans une transparence de plus en plus inquiétante. Aussi, il est aberrant de constater que ces élèves perçoivent aujourd’hui ces enseignements comme la vérité seule et absolue.

Tout de même surprenant d'observer que ce monopole gauchiste, né d’un petit réseau de socialistes influents dispersés à travers les médias d’information et le système d’éducation, ait prit grâce à l’inaction et l’indifférence des témoins du fait, une ampleur provinciale. En regardant la situation avec nos yeux de Québécois du 21ieme siècle, nous avons l’impression par l’étendu de ce mode de pensé que ce qui est a toujours été. Nous venons de voir que ce n’est pas le cas. Nous vivons une situation que les nationalistes d’aujourd’hui regrettent et travaillent à renverser.

FQS
Pour la préservation de notre peuple

 

Sources :

L'infiltration gauchiste au Canada-Français, Robert Rumilly, 1956

Les socialistes dominent le réseau gauchiste, Robert Rumilly, 1959

Lire Soixante années d'endoctrinement II: l'humanisme laiciste des années '70.

Complément d’information :« C'était aussi la période (les années soixante-dix) d'expansion rapide du réseau universitaire et collégial québécois et les sciences humaines ne tardèrent pas à être hégémonisées par une version vulgarisée du marxisme universitaire français des années soixante, recyclé à travers les nombreux professeurs alors recrutés en Europe ou à travers l'embauche massive de Québécois et Québécoises fraîchement émoulus de leurs études en France. C'est ainsi qu'une génération entière de la jeunesse québécoise fut initiée au marxisme à travers les cours de philosophie donnés au niveau collégial. »

Source : Bilan de l’extrême-gauche au Québec, publié dans la revue Quatrième Internationale, no, 21, septembre 1986.


« À la faveur du contexte politique, marqué par la crise d'octobre 1970, le front commun syndical de 1972 ou encore la crise linguistique de 1974, les cégeps poursuivent leur ébullition jusqu'au milieu des années 1970, les cours faisant très souvent écho à l'actualité sociopolitique. «Les étudiants revenaient chauffés à bloc des manifestations et transposaient cela au niveau pédagogique», se rappelle Robert Campeau, qui a fait carrière au cégep Montmorency, un des rares collèges conçus de toute pièce, qui n'était pas bâti sur les vestiges des collèges classiques.

Il se souvient avoir dû négocier pendant plusieurs semaines le contenu de son cours avec des jeunes qui participaient pendant leur temps libre au comité de lecture du groupuscule de gauche En lutte. «Ils me disaient: "ton contenu n'est pas assez de gauche, on veut que tu parles plus de Marx". Ils étaient très exigeants au niveau idéologique», relate M. Campeau. Le professeur se rappelle que la génération précédente des collèges classiques était elle aussi exigeante, mais différemment. Ils étaient assoiffés de savoir, pouvaient lire sans rechigner trois ou quatre livres dans une session, mais leurs intérêts étaient moins orientés politiquement que les gauchistes qui les ont suivis. »

Source : Le cégep poumon de la société, publié dans Le Devoir, 22 aout 2007, Clairandrée Cauchy. 

 

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