L’histoire déracinée : soixante années d’endoctrinement III

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III – De causes à effets au XXIe siècle

Établi sur une base solide et quasi inébranlable depuis les années 80, le système d’endoctrinement gauchiste nous apparait désormais sous forme de politique officielle commune à tous les partis politiques. Aujourd’hui il prospère, adaptant et perfectionnant simplement ses techniques aux évolutions technologiques des dernières décennies. 
 

L'histoire déracinée

Qui avait-il avant l’implantation, puis la généralisation, du courant gauchiste? Le Québec a-t-il une histoire?

La colonisation devient un génocide raciste des peuples amérindiens qu’il faut dénoncer. La famille catholique fertile comme tout et l’exploit démographique de son peuplement deviennent une honteuse dictature cléricale. Les luttes constitutionnelles qui nous ont permis de préserver nos droits politiques face à la majorité anglophone du Canada deviennent un emblème de faiblesse.

Les troubles de 1837, par contre, demeurent symboliques. Pourquoi? « Rébellion », « révolution » et « mouvement populaire contre le pouvoir en place » sont des termes qui gardent une place de choix dans le nouveau lexique des mouvements gauchistes… C’est probablement le seul événement historique d’envergure qui trouve encore sa place dans le semblant de conscience historique instauré – après la Révolution tranquille, bien sûr.

Le mouvement patriote a une importance historique, certainement, mais il doit être réintroduit dans son contexte et réaligné dans le fil de notre développement national. Le système d’éducation duquel nous avons hérité et dont nous avons étudié l’instauration précédemment minimise l’importance d’une conscience historique saine et complète. Il favorise plutôt l’enseignement de sa propre histoire et tend à faire l’éloge de la dénationalisation du Québec entreprise dans les années 50.

Cette nouvelle ambiance qu’inspire aujourd’hui le monopole des idées gauchistes prédispose toute jeunesse indignée par les allures du monde moderne à s’engager dans le cercle vicieux du militantisme néo-marxiste, à préconiser la lutte des classes comme l’unique solution alors qu’il s’agit du problème cyclique qui paralyse la nation tout entière depuis son instauration.

Celui qui sortira sain d’esprit de cette machine d’endoctrinement gauchiste pour se lancer en politique fera face à une véritable légion. Sa conscience nationale longuement mise à l’épreuve sera l’étiquette qui lui fermera toutes les portes, qui attirera sur lui toutes les censures.

Parmi ces quelques rescapés qui ont réussi à se frayer un chemin jusqu’à un certain niveau de prestige, un petit nombre d’entre eux ont travaillé pour le retour de nos valeurs identitaires. Lors de toutes les commissions d’enquête visant à « améliorer » le désastre de notre système d’éducation, des Québécois conscientisés ont tenté d’introduire l’enseignement de l’histoire du Québec obligatoire dans les programmes d’études collégiales. Sans succès. Les cours facultatifs d’histoire ne sont offerts que dans le programme de sciences humaines et l’histoire du Québec n’occupe qu’une petite place parmi les nombreux cours sur l’histoire de la Chine, des juifs (trois cours différents sur l’histoire juive sont proposés) ou encore de l’URSS.

Malgré les efforts de ces rares opposants, les cours d’histoire nationale restent négligés aujourd’hui alors que la littérature, la philosophie (principaux outils d’endoctrinement gauchiste), l’éducation physique et l’anglais font parties de la formation générale obligatoire.

L’anesthésie sociale

De quels intérêts profite donc l’État québécois à perpétuer un procédé d’endoctrinement gauchiste au sein même de son système d’éducation?

Après la succession de 13 mandats différents depuis 1960, opérés par une dizaine de premiers ministres élus et réélus au fil de notre aventure démocratique, pourquoi ce véritable camp d’entraînement néo-marxiste n’a pas été démantelé?

Pour la grande majorité des Québécois qui ont passé au travers du système d’endoctrinement établis dans nos institutions, les impacts sur la vie de tous les jours seront mineurs mais signifiants. Leurs aptitudes à juger l’actualité et la politique seront handicapées du réflexe gauchiste. L’influence des idées « modernes » sur la minorité qui a l’implication sociale et politique à cœur jouera un rôle décisif sur l’avancement de ces idées et sur le maintien de la machine d’endoctrinement.

Certains d’entre eux poursuivront leurs études jusqu’au plus haut niveau et ne quitteront donc jamais le système d’éducation. Ils atteindront des postes au sein des différents syndicats étudiants ou enseignants, ou deviendront simplement la prochaine génération de théoriciens marxistes. Ce sont les artisans de l’endoctrinement, le climat de confrontation avec le pouvoir établi leur est confortable et justifie leur perpétuelle agitation.

Même si le gouvernement semble payer le prix d’un tel chaos social, ce n’est pas tout à fait le cas. Le climat social lui profite aussi lorsque vient le temps pour lui de jouer la carte de l’interventionnisme. C’est en fait une reproduction à l’échelle nationale de l’interventionnisme pratiqué par l’ONU au niveau international et dont nous avons observé un bon exemple lors de la laïcisation humaniste des années 70. Le partisan gauchiste travaille donc, qu’il en soit conscient ou non, pour les intérêts supérieurs (économiques et mondiaux) de « l’international ».

La preuve que les partisans de l’endoctrinement cherchent avant tout à maintenir un climat social favorable au courant gauchiste plutôt qu’à appliquer un changement radical et définitif au système politique réside dans la régularité de leurs mobilisations au fil des années. Prenons comme exemple les mobilisations étudiantes. Les syndicats étudiants n’ont cessé de nous marteler en prétendant que la grève générale illimitée de 2012 était un événement historique hors du commun. Ils ont prétendu la même chose lors de la grève générale illimitée de 1968, de même que pour la grève de 1974 et pour la grève de 1978. En 1986, le succès des pressions étudiantes était également « historique et hors du commun », ainsi que les grèves de 1996 et de 2002. La grève de 2005 reçut le même prestige. La grève de 2012, sinon quelle était la suite logique du mouvement anarchiste « Occupy », n’avait donc rien de si historique que cela.

Loin d’être une révolution, la mobilisation étudiante est plutôt une tradition qui ne semble pas gêner les gouvernements successifs que le mouvement prétend combattre. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la relation symbiotique entre la politique québécoise et le système d’endoctrinement gauchiste qu’elle endosse, assez significatif toutefois.

Il faut comprendre la différence entre la machine d’endoctrinement et le gouvernement lui-même. Le système d’endoctrinement se concentre à former dans les écoles, cégeps et universités les trois catégories généralisées que nous venons de voir. La jeunesse gauchisée qu’elle engendre une fois diplômée sera répartie dans différentes sphères de notre vie publique et pratiquera donc une influence malsaine à l’encontre des faits traditionnels que sont nos valeurs, notre mode de vie, notre culture, notre idéologie nationaliste et notre morale d’origine chrétienne. Influence visant entre autres à perpétuer ledit endoctrinement qui lui profite à des intérêts politiques beaucoup plus complexes.
 

Pour en finir

Un système si soigneusement établi après soixante années d’endoctrinement est certainement très difficile à renverser. Pourtant, si l’auteur de ces lignes (qui n’a rien de particulier sinon une conscience identitaire accrue), au fil des lectures et des constatations, en est venu à déceler les dangers d’un tel système, rien n’empêche la majorité québécoise d’en faire autant. La clef du mystère réside premièrement dans l’importance que l’individu accorde à sa propre éducation.

Veut-il simplement obtenir un diplôme, sans se soucier de l’authenticité et de la provenance des informations qu’on veut lui faire assimiler lors de sa formation générale?

Ou veut-il atteindre un véritable niveau de conscience nationale, de connaissances idéologiques et une réelle capacité d’analyse sociale, parallèlement à l’expertise qu’il cherche à obtenir en vue d’une quelconque carrière?

Un individu doté du moindre sens critique devrait, face à un élément de propagande gauchiste le moindrement évident, en vérifier automatiquement la contrepartie. Il en viendrait inévitablement à constater l’incohérence de ladite propagande, mise en face d’un discours conforme à sa culture traditionnelle. Il chercherait ensuite la raison pour laquelle on a tenté de lui faire avaler une telle idée et conviendrait avec nous qu’il a eu affaire à une propagande anti-nationale visant à faciliter l’exploitation de son peuple par des intérêts supérieurs, souvent d’une origine étrangère, sinon idéologiquement étrangère à sa nation.

Cela se produit.

De plus en plus de Québécois, estomaqués par l’audace des gauchistes, en viennent à étudier, puis dénoncer les effets marquants de cet endoctrinement. En résulte une panique endiablée dans laquelle le monopole gauchiste se couvre souvent de ridicule. C’est là le meilleur moyen de constater l’efficacité du coup porté. Les explosions de haine irréfléchies, de propos incohérents marqués de frustrations apparentes fusent de toute part. La structure, tantôt d’apparence organisée, menace soudainement de s’effondrer, l’effet est comparable à la réaction d’une fourmilière dans laquelle on aurait donné un coup de pied.

Le système d’endoctrinement et ses endoctrinés, incapables d’affronter la vérité, s'humilient lorsque celle-ci leur est confrontée.

C’est donc à force de vérités, mais d’abord en veillant nous-mêmes à notre propre éducation, que nous mettrons par terre le règne des ennemis de notre nation.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

 

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