Soros et la société ouverte

0

Le nom de George Soros est devenu le symbole du mondialisme et du « soft power ». Ami de Justin Trudeau, il partage avec ce dernier la soif d’un monde sans frontière, d’une humanité utopique qui serait composée d’individus délivrés de tous déterminismes, soient-ils historiques, culturels, biologiques ou même physionomiques. Officiellement, Soros n’est qu’un homme de la haute finance, mais dans les faits, son action est hautement politique ; ses milliards servant à financier une myriade d’organisations non gouvernementales (ONGs) qui lui servent de relai pour véhiculer sa vision du monde et pour nuire à ceux qui n’adhèrent pas à ses lubies, à ceux qui préfèrent les faits aux fantasmes.

George Schwartz est né en 1930 dans une famille aisée de la bourgeoisie juive hongroise, dont il sera le produit ou du moins le reflet. Son père adopta le nom de Soros, « monter en flèche » en espéranto, question de camoufler leurs origines et d’éviter les problèmes lorsque la Hongrie tombera dans le giron de l’Axe, avant de chambouler dans le camp rouge quelques années plus tard.

Jeune élève intelligent, Soros quitta pour Londres pour étudier à la London School of Economics, université véhiculant les thèses du socialisme fabien, là où Trudeau père a d’ailleurs lui-même fait ses études. C’est à cette époque que le jeune Soros découvrit Karl Popper et son ouvrage « La société ouverte et ses ennemis » qui fut pour lui « une révélation ». En fait, cet ouvrage, comme le démontre bien l’auteur Pierre-Antoine Plaquevent, sera l’inspiration première des actions métapolitiques entreprises par Soros qui ira jusqu’à adopter le nom de Société ouverte pour sa fondation.

Bien qu’attiré par la philosophie, Soros fera son entrée à la bourse, d’abord comme broker, puis montera les échelons, s’enrichissant aux dépends des peuples, notamment lors du mercredi noir, journée où il devint un « grand » dans le monde des requins de la haute finance, là où il côtoie le gratin de l’élite mondialiste, notamment cette caste anglo-saxonne dénoncée par Anthony Sutton dans ses ouvrages. 

Soros le « philanthrope » reste d’abord et avant ce requin qui mise, spécule et déstabilise, ébranlant notamment les monnaies européennes, ce qui avait à une certaine époque déstabilisé les économies de l’Europe continentale. La misère des uns fait le bonheur des autres, dit-on, et ce n’est pas avec de bons sentiments et de l’empathie que celui-ci parvint à se bâtir un empire de 26 milliards de dollars américains.

C’est de cette richesse, impossible à imaginer, qu’il tira les milliards de dollars pour financer les projets de l’Open Society Foundation, fondée en 1979 sous le nom d’Open Society Institute. D’après l’auteur, qui n’avance aucun chiffre sans le justifier, il aurait injecté dans ses causes pas moins de 14 milliards de dollars en 33 ans. 

Avec un tel réseau et de tels moyens, il n’est pas étonnant d’entendre Soros se décrire comme « un chef d’état sans état ». 

Ce qui, dès les débuts de sa carrière de « philanthrope », anime Soros est un besoin messianique d’imposer sa philosophie au monde, nonobstant les faits et la volonté des peuples, qui deviendront ses cobayes dans le grand laboratoire à ciel ouvert que représente pour lui la terre. 

Partisan d’un monde instable, chaotique, il se lancera en suivant les traces des théoriciens de l’École de Frankfort dans l’ingénierie sociale à grande échelle, suscitant des évènements qui créeront des réactions qu’on ne peut possiblement prédire, mais dont on peut seulement imaginer les différents scénarios possibles. Ses théories, inspirées par le monde de la finance, lui serviront à tenter d’orienter la direction de ces réactions. 


La société ouverte, objectif ultime de Soros, il se garde pourtant bien de la définir : il s’agit d’une « idée abstraite, un concept universel », qui se rapproche de la vision de Trudeau et de son pays « post-national ». La seule façon dont Soros définit son utopie, c’est à la négative en désignant qui sont les ennemis de sa société ouverte : soit ceux qui croient à une nation organique, traditionnelle. Ce sont là les ennemis à abattre. Il rêve de rejouer Athènes contre Sparte.


Partisan d’un individualisme exacerbé et libéré de tout déterminisme, le réseau Soros met tout en branle pour abolir les frontières et détruire les états-nations, derniers remparts contre cette utopie mondialiste qu’il défend. Les états doivent disparaître, tout comme les frontières, pour que puisse s’unir une humanité libérée. Dans les faits, Plaquevent résume bien cette idée de façon concrète :

« Une élite non élue force une masse planétaire d’humains atomisés vers une direction sociale imposée. »

Voilà le grand projet de cet homme imbu de lui-même qui rêvait de devenir un demi-Dieu.
L’implication de Soros commença dans les années 80 dans le bloc communiste où avec ses ONGs, il finança à coups de millions de dollars la diffusion d’idées libérales dans l’objectif de renverser éventuellement le communisme. Puis, il s’impliqua en Yougoslavie et dans les révolutions colorées, ses intérêts coïncidant souvent avec ceux de la CIA et de l’État profond américain. Si les néoconservateurs et Soros sont souvent enlignés sur les buts à atteindre, ils diffèrent sur la méthode, le second préférant le soft power à la force. 

C’est d’ailleurs pourquoi Soros s’investit aux Etats-Unis du côté démocrate, ne comptant pas les sommes servant à favoriser directement ou indirectement le parti des Clintons ou les causes que le parti de gauche défend, comme les droits des minorités, l’abolition de la peine de mort, l’avortement, etc. De nombreux médias qui visent à façonner l’opinion publique bénéficient aussi des largesses du Hongrois, comme Avaaz, Link TV et le Center for Investigative Report. Les puissants Etats-Unis ne sont donc pas immunisés contre cette ingérence flagrante et cette tentative d’imposer le marxisme culturel tel que théorisé par l’École de Frankfort.

Penser que le Canada de Justin Trudeau, qui doit son élection à diverses ONGs comme Lead Now et qui est un ami personnel de Soros, soit exempt d’une telle ingérence relève de la débilité profonde. Les deux hommes emploient souvent les mêmes termes pour défendre les mêmes objectifs. La légalisation de la drogue, cause dans laquelle Soros a investi plus de 80 millions depuis 1994 est un exemple révélateur et loin d’être anecdotique. Abrutir le peuple, l’engourdir pour éviter toute résistance sérieuse…

En Europe, l’influence de Soros est aussi bien établie, particulièrement dans certains pays comme la Roumanie. En fait son réseau est si bien implanté à l’est que certains pays comme la Hongrie se sont attelés à la tache de « désorosiser » la société civile. La Russie a quant à elle carrément banni les ONGs du réseau Open Society, considérées comme des agents déstabilisateurs.

C’est dans ce contexte que l’Université d’Europe centrale fut récemment obligée de quitter Budapest au grand dam d’Ottawa qui a tenu à défendre cette « pouponnière d’élites libérales » implantée au cœur de la Hongrie résistante. Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères et porte-parole de l’agenda mondialiste de Trudeau, monta aux barricades pour dénoncer cette fermeture, surtout que Michael Ignatieff, ancien chef du Parti libéral du Canada, dirige cette université, qui n’a rien d’un centre d’études et de recherches neutre. 

George Soros bénéficie sur le Vieux Continent d’un réseau diversifié et puissant qui regroupe aussi des hommes de droite tels Robert Ménard, ancien dirigeant de Reporters sans frontières, et Sebastian Kurz, jeune chancelier autrichien, que des anciens militants d’extrême-gauche recyclés dans « l’humanitaire ». Malgré son militantisme pour l’avortement, la contraception et l’euthanasie, il compte tout de même des fidèles au sein de l’Église, du moins, de l’aile libérale qui fut normalisée par Vatican II. 

Mais c’est au niveau des migrations de masse que l’influence de Soros fut la plus flagrante. Après avoir déstabilisé la Syrie avec ses ONGs, il utilisa son réseau pour favoriser les migrations vers l’Europe, et depuis, ses hommes s’évertuent à faire changer les perceptions des autochtones réfractaires au Grand remplacement qu’on orchestre. Le portrait, précis et implacable, que nous offre l’auteur de ce réseau d’ONGs pro-migrants est saisissant et on comprend mieux pourquoi certains défendent ces migrations de masse, qui se font au profit des peuples hôtes. Voilà une manœuvre de déstabilisation à grande échelle, et le plus cynique dans tout ça, c’est que ce genre de bouleversements lui permet de spéculer et de s’enrichir davantage. Pour Plaquevent, cette invasion lui permet de « détruire les classes moyennes natives européennes et les remplacer par une main d’œuvre immigrée, corvéable à merci. »

Les nationalistes ne peuvent que s’opposer au grand rêve messianique mis de l’avant par le riche financier : un grand monde sans frontières dans lequel les peuples sont appelés à se fondre pour disparaître. Soros le dit lui-même, si le projet d’Union européenne le rejoint tant, c’est parce que « là toutes les nations sont minoritaires, et c’est la raison qui fait que ce projet me tient à cœur. »

Après avoir lu ce livre, il est difficile de voir les ONGs pour ce qu’elles prétendent être : des organismes indépendants et libres de toute attache. Suivez l’argent… une ONG dépendant de son maître pour subsister ne mordra certainement pas la main de celui qui le nourrit.

Voici un livre que tous les nationalistes, souverainistes, patriotes ou identitaires se doivent de lire, relire et méditer. Dans un combat aux allures de celui opposant David et Goliath, il faut savoir à qui nous avons affaire et être informé convenablement est la base. Sur le socle de la connaissance, nous pourrons nous lancer au combat, mais il est primordial de bien être renseigné et ce compte-rendu ne représente que l’infime pointe de l’iceberg ; ce livre contient immensément plus d’informations et d’analyses en plus de pistes de solutions, car rien n’est joué d’avance. Le web contient une multitude d’informations, parfois véridiques, parfois fausses, et justement, la force de Pierre-Antoine Plaquevent est de rester dans le vrai et de ne pas véhiculer de faussetés ou de demi-vérités.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

Pierre-Antoine Plaquevent
Soros et la société ouverte
Éditions du Retour aux sources
2018

Partager.

Donnez votre avis