SPVM: Un policier à la retraite témoigne du chantage au racisme

3

ClaudeAubin_Spvm

Il ne faut plus beaucoup de choses maintenant pour se faire traiter de raciste. Les droits de la personne sont là pour veiller au grain. Remarquez cependant que rire de ceux que l'on nomme «de souche» est de bon ton. Tout le monde sait que nous, les Québécois, sommes racistes, bigots, islamophobes, laïcs et pire… indépendantistes. Donc, tout ce qui n'est pas nous.

Ayant travaillé dans la flicaille pendant des années, je me suis fait traiter de raciste par des gens à qui je n'avais pas encore adressé la parole. Le fait d'être blanc et francophone me faisait immédiatement devenir un indécrottable raciste. Pourtant, mes confrères et moi avons aidé des familles dites multiculturelles à se trouver un toit ou des meubles. À la mort d'Anthony Griffin, nos patrons ont organisé des rencontres avec des spécialistes noirs qui venaient nous démontrer combien nous étions des racistes finis. Les premiers mots des jeunes étaient: «Tu m'arrêtes parce que je suis noir». C'était devenu un classique.

Je me souviens d'une jeune femme que j'ai aidée plus que régulièrement, étant même présent à l'hôpital lors de la mort de son bébé. Cette jeune femme qui m'appelait papa s'étonna de mes idées indépendantistes et me classa parmi tous les racistes blancs francophones opprimant les noirs anglophones. Oui, il parait que nous opprimons les noirs anglophones qui, en passant, se traitent de «Nigger» à tour de bras.

Autre exemple: dans une maison des jeunes payée par nos taxes, alors que je cherchais trois jeunes noirs ayant battu une dame de 60 ans, la préposée de cette maison, une Sud-Américaine d'environ 50 ans, m'envoie tout de go: «Vous les avez eus comme esclaves, maintenant subissez.» Je ne me souviens pas d'avoir eu des esclaves, pas plus que mes parents ou grands-parents.

Lors de l'affaire Villanueva, à une table de concertation, je n'avais jamais reçu autant de remarques haineuses et racistes de la part des participants noirs. J'étais devenu un esclavagiste. Oui, mes lointains parents avaient dû posséder des esclaves et je ne le savais pas. Drôle, il n'y avait pas d'hispano à cette table et pourtant Villanueva… Je me suis retrouvé assassin – oui, assassin –, un ex-policier blanc ne pouvait être qu'un assassin. Si je fais remarquer que les gangs de rue sont plus colorés, c'est du racisme et du profilage.

Avec la montée de l'islam, nous sommes confrontés à un nouveau racisme. Un racisme organisé. Un racisme religieux et sectaire dont nous devenons lentement les victimes. Dès que nous montons le ton, vite on filme, on va voir les médias et le «de souche» devient la bête à contrôler. Dire que si tu viens chez nous, tu t'adaptes, c'est raciste. Ne pas aimer que des femmes décident d'avoir des heures de piscine sans être exposées au regard des hommes, c'est raciste, islamophobe. Ne pas se couvrir dans certains endroits où travaillent des musulmans, c'est offensant. Ne pas laisser le bonhomme corriger sa femme, c'est raciste. S'offusquer quand un islamiste te dit qu'un jour tu devras te convertir, c'est raciste. Interdire les locaux à vocation sociale qui deviennent tout simplement des mosquées, c'est raciste. Encore plus raciste, une loi sur la laïcité, limpide pour tous. Le blanc n'est plus à la mode.

Quand un bonhomme comme Jaggi Singh, entouré de ses supporters, chante aux manifestants anti loi 59 «Gens du pays, vous êtes des racistes» et crie victoire quand la police demande à la poignée de manifestants aux cheveux blancs de partir. Ce qu'ils font la peur au ventre. Oui, les «de souche», nous sommes profondément racistes, nous l'avons démontré avec les Italiens, les Irlandais, les Grecs, les Vietnamiens, les Juifs, les Russes, les Marocains et j'en passe. Ce racisme-là, bien des pays l'aimeraient. Mettre son pied à terre n'est pas raciste, c'est tout juste être fier.

Nos gouvernants cherchent des votes, ils font plaisir à tous ceux qui feront un X au bon endroit. Il ne nous restera plus qu'à nous assoir sur nos valeurs.

– Claude Aubin, policier et enquêteur à la ville de Montréal pendant 32 ans

Source

Partager.

3 commentaires

  1. C’est la Liberté qui est assiégée par une secte, la plus puissante du monde. Ce sont les femmes qui seront les plus grandes victimes.

    Une secte n’a pas droit aux statut et privilèges accordés aux vraies r’ligion.

    Ce sera un retour à la servitude d’avant la révolution française. Ouao !!

  2. Inspecteur Gadget le

    Les policiers sont au front de cet effondrement de civilisation, ils doivent se conscientiser… ils reçoivent la discrimination positive en pleine gueule et subissent les conséquences de la ghettoïsation qui viens avec de la criminalité et la remise en question du pouvoir de l’État et ses lois, c’est partout pareil. En continuant de vouloir nuire à ceux qui veulent régler la situation ceux-ci se nuisent à eux-même.

  3. Thomas burdett le

    Merci Claude Aubin, vous faites état d’une situation sensible avec beaucoup de lucidité. Nous sommes tous en face d’un problème social et nous ne connaissons pas encore la solution.

    Personne n’adresse encore les véritables causes. …Qui sont de nature religieuses et culturelles. Malheureusement, il semblerait que ces domaines ne sont pas du ressort des policiers ni des gouvernements, alors de qui?

Donnez votre avis

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.