La Suède, paradis progressiste? Entrevue avec Vavra Suk

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Entrevue réalisée par Rémi Tremblay pour Le Harfang,  No.5 Vol.4 

Il est de bon ton pour les politiciens sociaux-démocrates québécois d’invoquer l’exemple scandinave pour justifier certaines politiques, et comme un véritable cercle vicieux, il n’est pas rare pour les politiciens suédois de prendre le Canada en exemple. Il est difficile de voir ce qui s’y passe pour vrai. A cause de la barrière de la langue, il faut se fier à ce qu’en disent les médias officiels et les agences de presse et malheureusement, la confiance n’y est pas. Pour découvrir ce qui se passe réellement en Suède, nous avons interrogé Vavra Suk qui dirige un hebdomadaire nationaliste tirant à 3500 exemplaires, Nya Tider. Il nous présente la Suède comme elle est et plus particulièrement ce qu’elle vit aujourd’hui avec le tsunami de migrants qui s’abat sur elle. 


Le Harfang – La Suède fait partie des pays ayant reçu le plus grand nombre de migrants au cours des derniers mois. Pourriez-vous nous donner un aperçu de la crise vue de Suède ?

Vavra Suk – Il est difficile de saisir l’étendue de ce phénomène. La Suède a été extrême en ce qui a trait à l’immigration dans les dernières années, mais ce qui se passe est totalement irréel. Les gens prudents préviennent que l’immigration de 50 000 à 100 000 personnes chaque année aura un impact irréversible sur la démographie nationale. Il y a quelques années, la population était de 9 millions et le taux de fécondité était tel que les Suédois ne se reproduisaient plus assez, ils régressaient. Et bien en 2015, nous avons accueilli plus de 160 000 demandeurs d’asile. Les chiffres officiels pour 2015 ne sont pas encore sortis (entrevue réalisée début mars) et peut-être qu’ils prennent leur temps délibérément, mais par le passé, les demandeurs d’asile n’ont jamais représenté la majorité des immigrants. En fait, la moitié des immigrants sont des membres des familles de réfugiés arrivés par le passé. Pour comprendre tout ça, voici quelques chiffres. De tous les jeunes âgés entre 16 et 18 ans qui vivent en Suède aujourd’hui, 8 % sont arrivés en 2015. Pour la tranche d’âge 13 à 15 ans, c’est 5%. C’est carrément un changement de population et ce, en une seule génération.

H – Pourquoi autant de migrants choisissent-ils la Suède plutôt que ses voisins ?

VS – Les gens qui viennent en Suède sont majoritairement des hommes jeunes. Nos journalistes leur ont parlé. Ce ne sont pas de pauvres réfugiés ; la plupart avaient de bons emplois ou des entreprises à Bagdad ou dans une autre ville irakienne. Il y a beaucoup d’Afghans qui travaillaient en Iran, mais l’Iran leur dit qu’ils doivent combattre l’État islamique ou retourner chez eux. C’est à ce moment qu’Angela Merkel est apparue et a déclaré : « Bienvenue en Europe, tout le monde peut y venir et y rester. » Il y a des listes sur l’Internet classifiant les pays selon l’accueil reçu. Habituellement on retrouve la Suède en tête de liste à cause de ses avantages sociaux, ses généreux programmes et son manque de répression de la criminalité. Il y a même des guides qui disent aux migrants de se faire passer pour des enfants, puisqu’ils seront logés dans une maison avec 4 ou 5 autres « enfants » et seront pris en charge. La Suède en reçoit des dizaines de milliers de cette catégorie. Il n’y a aucune évaluation médicale de l’âge et maintenant, le monde entier rit de ces « enfants à barbe ».

Ce ne sont pas des réfugiés, ils ne veulent simplement pas participer à la reconstruction de leur propre pays. Ma collègue Sanna Hill vient de revenir d’un voyage dans le nord de l’Irak et en Turquie où les chrétiens, les Kurdes et les Yézidis combattent quotidiennement contre la terreur armée de l’État islamique. Ils sont dégoûtés par ces soi-disant réfugiés qui viennent en Europe. « Restez ici et combattez ! Aidez-nous à reconstruire notre pays! », disent-ils. 

Dans les montagnes glacées, il y a de vrais réfugiés que l’Europe ne veut pas voir. La Suède dépense deux fois plus d’argent pour les réfugiés qui ont l’argent et la force de venir jusqu’ici que l’ONU pour les 60 millions de vrais réfugiés répartis à travers le monde. Ce n’est pas une farce, nous avons calculé ce ratio en nous basant sur les budgets gouvernementaux et les données du UNHCR. Il y a quelques semaines, le professeur Hans Rosling a utilisé le même chiffre dans un journal à grande diffusion.

H – Comment les médias ont-ils réagi à la crise actuelle ?

VS – Ce fut l’hystérie complète. Ils organisèrent des manifestations pour accueillir les migrants, mais peu de gens y participèrent. Ils ont fait de l’immigration une question qui divisa les familles et les amis. Les gens n’osent pas dire ce qu’ils pensent au travail au cas où quelqu’un de leur syndicat les entende.

H – Y a-t-il en Suède d’autres médias que Nya Tider qui soient ouvertement critiques de l’immigration ?

VS – Non, aucun autre média papier. Il y a plusieurs sites qui sont très bons et qui présentent de l’information à chaque jour. Ce sont les médias alternatifs qui ont fait une grande différence, montrant aux gens ce qui se passe réellement et leur rappelant qu’ils ne sont pas seuls à se poser des questions.

H – Il y a quelques années, les Démocrates suédois ont fait les grands titres pour avoir gagné quelques sièges. Sont-ils toujours aussi populaires ?

VS – Les Démocrates suédois ont monté en flèche. Après leur arrivée au parlement, il n’y avait plus aucune façon de les censurer et aujourd’hui, les sondages confirment qu’ils sont le premier parti de Suède. C’est vraiment fantastique et il n’y a aucun précédent dans notre histoire. Tous les autres partis opposés à l’immigration ont disparu. Dans les faits, les DS ne souhaitent pas arrêter l’immigration, ils veulent seulement la diminuer. Néanmoins, aucun autre parti, de droite ou de gauche, ne veut collaborer avec eux. Il y a un an, tous les autres partis ont conclu un accord spécifiant qu’ils supporteraient un gouvernement minoritaire éventuel pour éviter que les DS gagnent de l’influence. Voilà ce qui en est de la démocratie ! Nous verrons ce qui va se passer aux prochaines élections prévues pour 2018.

H – Plusieurs ont affirmé que la Suède était le meilleur exemple pour démontrer la corrélation entre le crime et l’immigration. En quoi l’immigration affecte-t-elle le taux de criminalité ? 

VS – Les migrants ont importé une toute nouvelle catégorie de crimes, le « tamarush ». Cela consiste à harceler les jeunes femmes, les voler et souvent les violer. Cela fait des années que les immigrants font ça en Suède, mais ce n’est que maintenant que le phénomène est réellement connu de tous. Les viols en réunion sont un phénomène tout à fait non-européen qui est arrivé ici avec l’immigration de masse.

Les gens sont choqués de voir ce qui se passe, mais ils commencent à réagir.

Chaque fois que les autorités annoncent qu’il y aura un nouveau foyer de réfugiés ou une nouvelle maison pour ces « enfants », il y a des protestations de parents qui ne veulent pas que leurs filles soient harcelées et que leurs garçons soient battus. Cette anxiété palpable se transforme aujourd’hui en rage. J’ai entendu dire qu’au Canada, on présente la Suède comme un modèle à émuler. Et bien en Suède on se fait dire que le Canada est un exemple parfait d’intégration réussie des immigrants. Mais c’est évidemment une comparaison erronée. Si le Canada accepte beaucoup de Chinois qui veulent apprendre et travailler, c’est probablement bon pour l’économie. Si la Suède accepte beaucoup de Somaliens, d’Afghans et d’autres qui ne savent ni lire, ni écrire et qui sont prêts à tout pour éviter de travailler, cela aura un impact majeur sur les finances du pays. C’est ce qui se passe en ce moment. Le filet social est en train de s’effondrer. Si vous allez à aux urgences de l’hôpital, vous attendrez durant des heures, des dizaines d’heures, avant de finalement voir un docteur. Évidemment, si on parle de remplacement de population, l’immigration chinoise est tout aussi néfaste. Si les Chinois apprennent vite et travaillent fort, c’est peut-être une plus grande menace que les Arabes qui harcèlent, violent et volent les Suédois. Au moins, ils sont considérés comme une menace. Parce qu’au fond, où allons-nous, peuples européens, avoir notre patrie ? Nous ne voulons pas être remplacés par un autre groupe, que ce soient les Chinois, les Arabes ou les Somaliens.

H – Certains médias ont parlé d’événements similaires à ceux qui se sont passés à Cologne, mais que les élites auraient tenté de camoufler. Pourriez-vous nous dire ce qui en est réellement ?

VS –Oui, un des médias alternatifs a sorti cette histoire. L’été dernier, il y a eu un festival au centre de Stockholm. Un groupe d’une cinquantaine d’hommes originaires du Moyen-Orient et d’Asie harcelèrent des filles suédoises. Ils ont même battu une fille, car elle protégeait une amie. Les témoins et même certains policiers contactèrent les médias de masse, mais ceux-ci ne s’intéressèrent pas à l’histoire. Quand cette nouvelle fut publiée dans un média alternatif à l’automne, les médias de masse en parlèrent brièvement et se donnèrent le crédit pour ce scoop. Il y a une guerre entre les médias établis et les médias alternatifs. Les médias de masse ont très peur, parce qu’ils savent qu’à la fin, la vérité triomphera.

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