Traditions et coutumes canadienne-française

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Voici quelques traditions passées et présentes. C’est important de les préserver et peut-être même en faire revivre quelques unes dans nos familles. Rien de mieux pour développer le sentiment identitaire chez nos enfants!6686fe0cfc30635525b671e840870a0c

La Sainte Catherine

Le 25 novembre on en profite au Québec pour taquiner les vieilles filles. Les vieilles filles sont toutes des femmes qui ont 25 ans ou plus et ne sont pas encore mariées. Ce jour là, la patronne des vieilles filles, Sainte-Catherine, et les vieilles filles sont coiffées d'un bonnet blanc pour qu'on les reconnaisse tout de suite. Pour les enfants il y a des bonbons qu'on appelle « la tire Sainte-Catherine ». Cette tradition est originaire de Normandie.

Le poisson d'avril

En l'an 1564 le roi de France, Charles IX a décidé que la nouvelle année ne commencerait plus le 1 er avril, mais le 1 er janvier. Il y avait des gens qui étaient mécontents de ce changement. Pour se moquer d'eux on leur offrait des cadeaux inutiles. On a appelé ces cadeaux « poissons d'avril » parce que l'ouverture de la pêche se faisait en même temps. Aujourd'hui les Québécois passent parfois des semaines à préparer des blagues pour leurs amis ou la famille. Les enfants découpent des poissons de papier et les collent dans le dos de leurs copains pour marquer un sot.

La galette des rois

Autrefois en janvier, les maîtresses cachaient deux fèves dans un gâteau. Les deux personnes qui trouvaient les fèves étaient reine et roi de la soirée.

Aujourd'hui, on peux acheter les galettes des rois dans les boulangeries. Normalement deux couronnes en papier sont offertes par la boulangerie pour la reine et le roi de la soirée.

La demande en mariage

Les jeunes hommes au Québec avaient le droit de voir leur aimée après leur travail sur le balcon de la famille de la fille. La famille veillait bien à ce qu'il se passait entre les amoureux. Pour pouvoir marier la fille, le jeune homme devait faire la Petite et la Grande Demande. La Petite Demande se faisait à son aimée. C'était une demande plutôt formelle. C'était surtout la Grande Demande qui posait des problèmes. C'était la demande en mariage qui se faisait en privé au père de sa future femme.

L'eau de Pâques

Avant le lever du soleil, le père et les enfants, partaient pour chercher de l'eau dans une rivière. Les gens croyaient que cette eau avait des pouvoirs bénéfiques. Elle pouvait guérir des maladies, protéger la maison et la famille des dangers et des mauvais esprits. Il était important de récolter l'eau de Pâques avant le lever du soleil, sinon, elle n'était plus pure. Image

Le jour de l'An

Autrefois les hommes d'un village passaient de maison en maison pour collectionner des dons pour les pauvres du village. Ils récoltaient surtout des produits naturels (des produits de la ferme). Cette tradition qui avait lieu le 31 décembre s'appelait « la guignolée », c'est pourquoi les hommes ont pris le nom « les guignoleux ». Pour annoncer l'arrivée des guignoleux les enfants du village les précédaient en faisant du bruit avec des bâtons.

L'après-midi, la famille se retrouvait chez les grands parents. L'homme le plus vieux donnait sa bénédiction à sa famille. Ce soir là, on oubliait toutes les disputes et recommençait la nouvelle année en harmonie. Pour se souhaiter une bonne année, il était aussi évident de se souhaiter « le paradis à la fin des jours ».

Après la messe au jour de l'an, il était traditionnel de souhaiter une bonne année à toutes ses connaissances. Cela pouvait durer très longtemps. C'est pourquoi on prenait un bon repas en rentrant chez soi.

Le charivari

Voilà une coutume qui faisait bien le bonheur des uns aux dépends des autres. En effet, lors d'un mariage où les âges des conjoints étaient trop différents, ou que le mariage était jugé trop intéressé ou encore qu'un veuf ou une veuve manifestait une hâte un peu trop évidente à se remarier, les voisins du nouveau couple ne tardaient pas à manifester leur désapprobation. On se réunissait devant la maison des nouveaux mariés, le soir des noces autant que possible, munis de toutes sortes d'instruments susceptibles de mener le plus de vacarme possible. Puis, à l'aide de leurs casseroles, cornets, grelots et trompettes, on faisait la fête, on chantait et on dansait jusqu'aux petites heures de la nuit. Pas très romantique! Le charivari était tradition également dans d'autres situations. Par exemple, lorsqu'un candidat était défait aux élections, les membres du parti adverse gagnant lui réservait souvent un charivari. Image

Le Mardi-Gras

Entre les rois et le carême s'étendait la période du carnaval. Il ne s'agissait pas d'un carnaval organisé par les autorités comme c'est le cas de nos jours, mais d'un événement entièrement populaire. Le soir du Mardi-Gras, les carnavaleux s'en donnaient à cœur joie. Vêtus de vieilles hardes rapiécées, on allait de maison en maison en traîneau à bâtons pour y boire, manger, danser et bien sûr se réchauffer un peu. Par la même occasion, les carnavaleux récoltaient des victuailles pour les familles pauvres de la paroisse. Oui, nos ancêtres avaient vraiment le sens de la fête bien développé!

Le feu de joie

Depuis les débuts de la Nouvelle-France, les Habitants s'adonnaient à une pratique qui a survécu jusqu'à nos jours; les feux de joie de la Saint-Jean-Baptiste.

La fête prend ses origines il y a plus de 2000 ans, dans l'Europe pré-chrétienne. Elle était originellement la célébration païenne du solstice d'été. Au début, cette fête se célébrait le 21, mais avec l'arrivée du christianisme, on l'a facilement assimilée à la fête de Saint-Jean Baptiste, le 24. En effet, les deux fêtes font référence au symbole de "la lumière"; le soleil du solstice d'été et St-Jean qui ouvre la voie à la lumière; Jésus-Christ. Les anciens allumaient un grand feu le soir en l'honneur du soleil, et cette tradition s'est perpétuée dans l'ère chrétienne.

Avant la révolution française, la St-Jean Baptiste était une fête très populaire en France. Dans la nuit du 23 au 24 juin à Paris, le roi de France lui-même allumait le feu de la Saint-Jean. Une fois en terre d'Amérique, les Français continueront de souligner cet événement: les "Relations des Jésuites" font allusion à cette coutume dès 1636. Le 24 juin de cette année-là, le gouverneur de Québec, monsieur de Montmagny, fit tirer cinq coups de canon. Les premiers feux de la Saint-Jean en Nouvelle-France datent de 1638. Cette pratique fut amenée sur les rives du Saint-Laurent par les premiers colons venus de France. Les feux étaient accompagnés de danses et de chants.

Le ramancheur

Lorsque les ancêtres s'étaient donné un tour de rein, foulé un pied ou cassé un bras, ils faisaient appel aux services du ramancheur (ou rebouteur) du canton. À l'époque, on était ramancheur de père en fils. Il s'agissait d'un spécialiste des massages musculaires capable également de replacer les différents os du corps. Un bon ramancheur n'avait besoin que d'un seul outil: ses mains. Les gens de l'époque n'hésitaient pas à affirmer que cet homme avait le miracle au bout des doigts. Il était aussi capable, lorsque c'était nécessaire, de confectionner un plâtre ou une paire de béquilles. Tout bon ramancheur qui se respecte n'exigeait jamais de paiement. Les gens se montraient toutefois généreux à son égard, le récompensant en argent lorsque possible et en nature (animaux ou nourriture) lorsqu'ils étaient trop pauvres. Le métier de ramancheur disparut avec l'apparition de la médecine moderne ainsi que la menace d'amendes et d'emprisonnement pour "pratique illégale".

La mi-carême

Cette ancienne tradition catholique qui trouve ses origines dans le Moyen-Âge traversa l'Atlantique avec les premiers colons français qui vinrent s'établir en Amérique. Le but de la célébration était de briser les 40 jours de privation et de jeûne qui précèdent Pâques. On profitait alors de ce répit pour fêter, danser, festoyer et boire. Chez nous, la fête prit une autre tournure. À chaque année, les hommes se déguisaient et allaient de maison en maison pour s'amuser et jouer des tours à leurs voisins. Malheureusement, dans les années 1920, cette tradition rurale fut largement abandonnée au Québec parce que dénoncée par l'Église catholique comme étant une célébration païenne. Mais elle persiste encore aujourd'hui dans quatre villages francophones relativement isolés: Natashquan (sur la rive nord), Fatima (aux Îles-de-la-Madeleine), Chéticamp (en Acadie, Nouvelle-Écosse) et surtout à Saint-Antoine-de-l'Isle-aux-Grues (situé 55 km à l'est de Québec). Les costumes que les villageois portent à cette occasion sont maintenant superbes et d'un faste surprenant!

Pour voir cette fete ; http://www.isle-aux-grues.com/

L'épluchette de blé d'Inde

Une autre tradition qui s'est perpétrée jusqu'à nos jours est la fameuse épluchette de blé d'inde. À l'époque, l'épluchette était une corvée qui se répétait dans différentes familles du canton et qui réunissait voisins, familles et amis au début de l'automne. La corvée servait bien sûr de prétexte à des réjouissances. Dans les épis jusqu'aux genoux, on épluchait en groupe et dans une atmosphère de fête les réserves de maïs d'une famille avant la tombée de l'hiver. Les jeunes gens aimaient particulièrement l'événement parce que la découverte d'un épi rouge leur donnait droit à un baiser de leur belle!

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