Trump contre l’establishment, jour 1 !

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Il fallait les voir ce 20 janvier, à Montréal, New York et Washington, courir encagoulés à travers les rues pour fracasser des vitrines. Frustration, certes, au même titre qu’un enfant roi qui n’a pas eu le jouet qu’il désirait ou d’un enfant immature qui n’a pas gagné. Les dés étaient pourtant pipés d’avance: la haute finance, l’establishment politique et les médias de masse appuyaient leur cause et leur candidate. La défaite n’est que plus amère, car comme Radio-Canada l’avait dit, Trump n’avait aucune chance de gagner et Clinton, la candidate de Wall Street, était sûre de l’emporter. 

Les révolutionnaires d’extrême-gauche qui, malgré leur rhétorique anti-capitaliste, sont bien proches des intérêts des Goldman Sachs et Georges Soros de ce monde, ont donc décidé de tout casser, question que tout le monde sache que cette extrême-gauche appuyait la « darling » des grandes banques. On invoqua pour justifier ce saccage (ironiquement, plusieurs Starbucks, banques et autres commerces ayant massivement financé la campagne Clinton ne furent pas épargnés, comme quoi l’extrême-gauche n’est ni conséquente, ni reconnaissante) le fait que Trump avait été élu non pas grâce au vote populaire, mais grâce au vote des grands électeurs. Exact, seulement quand Justin Trudeau a été élu avec 39% des suffrages et Philippe Couillard avec 41% des voix, cette même gauche était fort heureuse. Bons joueurs, les tenants de la gauche radicale sont prêts à joueur au jeu électoral tant et aussi longtemps qu’ils gagnent, sinon, on casse la baraque !

On a vu Pénélope McQuade se révolter d’avoir perdu ses élections. Elle n’est pas américaine, mais elle répond au cri de « Bobos du monde entier, unissez-vous » et avait fait de Clinton sa championne. Après tout, féministe passéiste, il était inconcevable que ce ne soit pas une femme qui devienne présidente des Etats-Unis. Ne pas élire une femme était en soi sexiste et pour abolir le sexisme, il fallait voter en fonction du sexe – décidemment, la cohérence fait défaut. Devant ses amis du Plateau Mont-Royal réunis, McQuade lança une envolée lyrique violente contre Trump le misogyne qui profita de sa première journée comme président pour proposer d’instaurer un congé de maternité payé, comme c’est le cas ici. Quel affront ! Lier femmes et maternité, c’est bien l’œuvre d’un réactionnaire. Pire, il a osé couper le financement des ONG faisant la promotion de l’avortement. Depuis des lustres, les organisations pro-vie doivent vivre de l’aide de leurs supporteurs, n’est-ce pas un crime de lèse-majesté de forcer les organismes pro-avortement à faire de même ?

Tout le monde s’attendait à ces débordements. La gauche radicale démocrate (un terme qui ne signifie en rien leur adhésion au système démocratique) est devenue prévisible et caricaturale. Lors de l’élection d’Obama, a-t-on vu des débordements racistes, des appels au meurtre par des stars d’Hollywood et du vandalisme à grande échelle ? Non, la majorité silencieuse qui a voté Trump ne réagit pas comme les agités du bocal qui se coiffent de termes aussi pédants qu’insignifiants comme progressistes et autres.

La vraie surprise fut le lundi 23 janvier. Après les appels au meurtre et à la résistance de la gauche, Trump s’assit à son bureau et fit ce qu’il avait promis, confondant les plus sceptiques. D’une signature, il mit fin à la participation américaine au Traité transpacifique, un traité que nous dénonçons depuis des mois. Il fit ensuite venir les grands industriels et les syndicats, et leur expliqua sa vision d’un certain protectionnisme visant à relancer l’économie. Fini la vision clintonnienne ou néoconservatrice visant à redonner un souffle de vie à l’économie en envahissant des pays à l’autre bout du globe. Après le Traité transpacifique, Trump a laissé tomber qu’il regarderait un jour l’ALENA… La gauche canadienne se rappelle-t-elle qu’il y a plus de 20 ans, elle s’opposait elle-même à ce traité qui mit fin à plusieurs industries locales ?

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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