Un « média poubelle » … sans humour

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Rémi Tremblay pour le quotidien Présent

MALGRÉ LEURS ARTICLES qui se veulent humoristiques, les journalistes du site Vice n’ont pas un sens de l’humour très développé. Dans Présent du 13 mai, je relatais que cette année, le groupe identitaire Atalante était allé remettre le prix de « média poubelle » au journaliste Simon Coutu, aux bureaux de Vice à Montréal. Sous l’air de The price is right, six militants dont le leader Raphaël Lévesque avaient remis le trophée ainsi que des nez de clowns en lançant des tracts en guise de confettis. Eh bien, Coutu n’a pas apprécié et a porté plainte à la police. 

Ce lundi, Raphaël Lévesque a donc été arrêté, avant d’être relâché sous promesse de comparaître, et fait face à quatre chefs d’accusation complètement loufoques, soit entrée par effraction, harcèlement, intimidation et méfait de plus de 5 000 $.

Heureusement, le tout a été filmé et est disponible en ligne sur la page d’Atalante qui avait diffusé la vidéo la journée même de la remise du prix. On constate donc que les militants ne sont pas entrés par effraction, mais ont été introduits par la secrétaire, qui, galanterie oblige, s’était vu offrir un bouquet de fleurs. L’accusa- tion de harcèlement sous-tend une répétition dans le temps des gestes reprochés, ce qui ne tient nullement la route dans ce cas, et celle d’intimidation implique que l’accusé a tenté d’empêcher la victime de « faire une chose qu’elle a légalement le droit de faire », ce qui ne s’est visiblement pas passé. Quant à l’accusation de dommages de plus de 5 000 $, elle est simplement incompréhensible et relève du pur fantasme !

Ce que cette poursuite démontre c’est que dans notre société, la caste des journalistes des grands médias est intouchable. Les journalistes bien-pensants peuvent tout dire en toute impunité, ils sont au-dessus de toute critique. Nul ne peut les remettre en question et encore moins les qualifier de « médias poubelles ».

Rémi Tremblay

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