Une conférence contre l’Islam à Montréal

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Le 9 juin dernier, à Montréal, était organisée une conférence sur la menace islamique par un groupe nommé Act for Canada. Le lieu choisi était la Place Ruby Foo's, un hôtel à caractère oriental.

L'assistance était faite de cette haute bourgeoisie anglophone ultra-fédéraliste, amoureuse du Canada, qu'horripile toute velléité collectiviste. Les véhicules de luxe abondaient dans le stationnement. Ce lieu, le long du boulevard Décarie, est peut-être le moins québécois du Québec.

Un certain Fred Lippmann allait conduire la conférence. L'homme évoqua les débuts de son activisme, éveillé par un cas de censure à Toronto suite aux pressions du gouvernement d'Iran. Il décida alors de promouvoir des films controversés au nom de la liberté d'expression.

De présenter sa cause comme une lutte pour la liberté d'expression occulte son caractère anti-islamique et le soutient à la cause israélienne qu'elle sert en sous-main. Il distribua par exemple le film "Obsession", qui n'est qu'une vulgaire pièce de propagande financée par Israël. Vous pouvez en lire ici un compte rendu.

M. Lippmann introduisit Bruce Bawer, un auteur critique de l'Islam, qui ne servira qu'à présenter Hege Storhaug, la conférencière principale. Relatant les faits d'armes de cette femme originaire de Norvège et sa lutte contre le politiquement correct, il évoqua l'aveuglement des politiciens face au phénomène de l'immigration et de ses conséquences et comment une personne qui maintient une opinion « incorrecte », tout en ayant de bons arguments auxquels on ne peut répliquer, sera vilipendée et réduite au silence par l'accusation de racisme qui lui sera lancée. Il y a quelque chose d'ironique lorsqu'on pense que nous nous trouvons au sein même de ce milieu qui usa sans merci de cette épithète contre les indépendantistes du Québec et contre tout désir d'affirmation nationale de notre part.

Madame Storhaug entama son allocution en évoquant les changements dans les sociétés islamiques depuis deux décennies. Pour ce faire, elle présenta une photographie noir et blanc montrant des jeunes filles dans une classe, dessinant un buste donné comme modèle. Où et quand cette scène eut-elle lieu, demanda-t-elle ? La première suggestion dans l'assistance fut l'Iran. Il s'agissait des années 60 et d'étudiantes en art au Pakistan. Une seconde photo, elle très récente, montre des femmes voilées, elles aussi du Pakistan. Ainsi, l'Islam radical est en marche et il gagne l'Occident dont il menace la civilisation et les valeurs.

Ces valeurs, elles sont démocratiques. La svelte norvégienne se soulève contre le contrôle des sectes religieuses sur les individus. Des citoyens, particulièrement des citoyennes, sont gardés en marge de la vie nationale de son pays et de son identité. Elle montre alors des images de femmes brûlées à l'acide pour s'être révoltées et évoque des cas de mariages forcés.

Cette vie en marge se développe grâce à ce qu'elle appela les "toiles d'araignée", les réseaux filiaux que la loi d'immigration favorise. L'exemple a été celui d'un homme arrivé en 1973 avec un permis de travail. Sa femme le rejoignit en 1978 avec ses huit enfants naturels, et deux enfants adoptés (ils étaient ses neveux). Chacun va marier un proche cousin dans le pays d'origine, le Pakistan, qui pourra ensuite immigrer en Norvège. Et donc, aujourd'hui, cette famille compte 81 personnes.

Parmi elles, une jeune fille fut mariée de force à un proche cousin. Elle fut battue par les membres de sa propre famille, puis menacée d'être exécutée, un fusil sur la tempe. Ce dernier argument lui arracha son assentiment, car il est prescrit par le Coran. Cette femme mariera elle aussi ses enfants à des proches cousins au sein du village lointain, dans l'espoir de renouer avec sa famille.

Notons que si l'intégration de cet homme n'a pas été un succès, comme le déplore madame Storhaug, ses stratégies reproductives sont quant à elles une réussite éclatante. Que pouvons-nous dire des nôtres?

Ensuite, elle aborde le phénomène de l'excision. Il est présenté comme étant propre à l'Islam. Est-ce bien le cas, ou n'est-ce pas un phénomène à relier à l'Afrique noire plutôt? Toutes les images et les exemples montrées par la conférencière tendent à prouver la seconde hypothèse. Cet imam, à qui elle demanda son opinion sur l'excision et qui lui répondit que "c'est une bonne chose à faire", était de la Gambie. Sachant qu'il pouvait entrer en Norvège en épousant une Norvégienne, il la demanda en mariage. Ce qu'elle refusa.

Selon elle, la source du problème se trouve dans le Coran en soi, dans sa lettre même. Nous pouvons cependant lire dans l'Ancien testament ce commandement de Dieu à Israël: « Vous détruirez entièrement tous les lieux où les peules que vous allez déposséder servaient leurs dieux sur les hautes montagnes, sur les collines et sous tout arbre vert. Vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs masseboth, vous brûlerez leurs aschéras. Vous mettrez en pièces les images taillées de leurs dieux, ainsi vous effacerez leurs noms de ce pays. » Deutéronome 12-1 à 7. Et ce n'est qu'un exemple entre mille.

Pourtant, nous avons rien entendu sur le Judaïsme lors de cette soirée.

Nous avons traité de l'implantation de l'Islam au Québec et nous nous y opposons comme tout bon patriote. Malgré tout, il y a un abîme entre nous et le message de madame Storhaug ou de Act for Canada.

La vision présentée à cette conférence est libérale et fait de l'individu l'unité fondamentale de son système. Elle en fait un citoyen de la nation, avec des droits égaux avec tous les autres individus, peu importe qu'ils appartiennent à la nation par le sang. Cette tradition, qui se veut rationaliste, prétend ne reconnaître que la science et la raison comme seules valeurs – la science et la raison sont universelles. Elle nie que l'individu est un maillon entre le passé et le futur par le biais de la transmission de ses caractères héréditaires, ainsi qu'une maille dans un tissu de parenté génétique, composé par les gens qui lui sont les plus proches. Chez les peuples de l'Islam, le clan est de la plus grande importance, le phénomène de la toile d'araignée l'illustre bien. Chez les occidentaux, le clan compte pour peu, mais la nation est primordiale. Nous croyons que ces caractères ne sont pas seulement acquis par le biais d'une culture, mais sont le produit de l'évolution même des populations dans leur milieu. Notre peuple est le plus défavorisé, celui qui perd ses propres moyens de survie dans cette situation. Notre territoire et ses ressources, si primordiaux pour notre survie, ont été donnés à d'autres groupes qui en tirent avantage.

Il faut être aveugle pour ne pas voir dans cette conférence le transport ici du conflit entre Israël et ses voisins. Il est dans l'intérêt évident d'Israël d'attiser l'hostilité entre l'Islam et ces bras armés que sont les nations d'Occident. Ainsi, il y a deux camps qui utilisent nos ressources pour leur propre guerre.

M. Lippmann anima la période de questions. On entendit une femme déclarer abruptement qu'elle ne pouvait pas parler, victime elle-même du politiquement correct. Elle ne peut critiquer l'Islam, son employeur, l'Hôpital juif précisa-t-elle, la mettrait à la porte. Un autre expliqua que l'origine du politiquement correct au Canada tire sa source dans la psyché nationale post-référendaire de 1995, où la défense des droits des anglophones était interdite. Ainsi, la parenté entre les talibans et les souverainistes est établie. Après quelques intervenants, il n'y avait de temps que pour deux autres questions. Un homme de grande taille, début quarantaine, a levé la main depuis le fond de la salle, appuyé avec emphase par l'une de ces femmes matures aux cheveux teints qui abondaient à cette soirée et qui le désignait avec de grands gestes. Il fut le suivant et le dernier des intervenants. M. Lippmann venait de dénigrer les conservateurs et l'immonde Jason Kenney pour leur politique de frontières ouvertes et d'apaisement des minorités (discours très peu habituel dans ce milieu ultra-fédéraliste, vous en conviendrez). En réaction, cet homme tint ce discours: "Je suis conservateur. Il faut être patient avec eux. Ils font aussi de bonnes choses, comme pour ce type qui tua des Juifs dans une synagogue en Suède. Ils le bottèrent hors du pays." (applaudissements nourris)

Le message de cette petite mise en scène convenue est claire: la cause d'Israël ne fait qu'une avec celle des valeurs canadiennes.

FQS
Pour la préservation de notre peuple

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