Campagne «100% Québécois»: nos sources

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La campagne 0% Halal, 0% Casher, 100% Québécois va de bon train. Les militants nationalistes sont volontaires partout au Québec et la réaction des médias est intéressante.

Comment réagissent les journalistes? Ils sont perplexes. D'autres vont jusqu’à défendre une pratique qu’ils ne connaissent visiblement pas.

Les premiers documents à consulter pour une recherche sérieuse sur le sujet sont les publications signées par les rabbins des différentes communautés juives qui détiennent un organe de certification.

Pour notre part, nos recherches sont basées principalement sur des documents officiels de Montreal Kosher, ainsi que le magazine Vaad News & Views de la communauté juive de Montréal.

Nous vous proposons la totalité des publications du site deMontreal Kosher suivantes pour mieux comprendre la rigueur religieuse de la cacherout juive. La cacherout y est expliquée en détail, avec des termes religieux qui imposent souvent une recherche secondaire. Le dossier sur la production de sirop d’érable s’inspire principalement d’un article dans cette édition du magazine :

//mk.ca/pdf/16f.pdf
//mk.ca/newsandviews.html

Par ailleurs, la Fédération des producteurs acéricoles nous explique elle aussi en quoi consiste la certification sur son site Internet. Par la même occasion, elle renvoie comme nous vers un site de la communauté juive, soit leGrand rabbinat du Québec.

//www.siropderable.ca/Afficher.aspx?page=56&langue=fr

 

« Sirop d’érable casher »

Pour que la sève (eau d’érable) de l’érable à sucre devienne du sirop d’érable, elle doit nécessairement passer par un procédé de transformation (bouillage de l’eau d’érable), car elle ne peut être consommée directement à sa sortie de l’arbre.

Pour être certifié casher, le sirop d’érable doit respecter un processus de production rigoureux afin de répondre aux normes des lois alimentaires juives. Étant donné qu’il n’existe pas de cahier des charges propre à l’ensemble des producteurs et productrices acéricoles du Québec, chaque production de chaque érablière doit être inspectée et contrôlée individuellement par un rabbin. Ce dernier s’assure que tout élément entrant en contact avec le produit est lui-même certifié casher : de l’équipement à la machinerie, du savon servant à laver le matériel aux différents additifs qui permettent de stabiliser la mousse au moment du bouillage.

L’inspection du processus de fabrication des producteurs qui offrent ou veulent offrir un produit casher est d’une durée moyenne d’une à deux semaines et doit être répétée chaque année.

Pour obtenir des renseignements supplémentaires sur cette certification, communiquez avec M. Gad Ohayon à //www.rabbinat.qc.ca/

Cabane à sucre « traditionnelle »

Voilà donc les bases de notre recherche sur les influences de la Kashrus et de la Halacha dans la commercialisation du sirop d’érable québécois.

Les accusations vont aussi vers les producteurs qui nous cachent le procédé religieux qu’ils font appliquer dans leurs installations, en nous vendant leur produit comme « traditionnel et familial ». Nous précisons parcontre que tout le sirop d'érable cachère, mais n'est pas il y a clairement une tentative de cashérisation du produit.

Les coûts de la certification

Selon le site de OK Kosher certification :

«Le rabbin Levy observe que le coût moyen en ce qui concerne les inspections casher est d'environ 1000$, variant de 250$ pour une compagnie familiale jusqu'à 40 000$ pour une compagnie industrielle. Il affirme que les coûts sont liés à la fréquence de l'inspection, qui pourrait être faite de façon continue, quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement ou sur une base trimestrielle.»

//www.ok.org/about/news-room/calling-it-kosher-how-to-and-why

Un excellent reportage de JE à TVA a également traité la question le 11 mai 2007. Voici un extrait du site de JE:

 « la question se pose : est-ce que c’est le consommateur qui paye en bout de ligne ? Le Conseil de la communauté juive de Montréal estime que oui et qu’il s’agit là d’un exemple d’accommodement raisonnable…»

Nous invitons donc les journalistes que le sujet intéresse à parcourir la documentation de base que nous proposons avant de communiquer avec nous, particulièrement s’ils veulent débattre ou défendre la question casher.

Nous vous conseillons aussi de contacter les conseils rabbiniques – peut-être répondront-ils à vos questions.

À la reconquête de nos traditions!
F.Q.S.

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