Concours sur l’identité québécoise FQS – Première place : Pour une restauration nationale

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La société canadienne-française ou québécoise a vécu de profonds bouleversements depuis la Révolution tranquille – de bien tristes bouleversements, à mon humble avis, qui sont implicitement liés à notre dégénérescence actuelle. Nous vivons à l'ère de la tabla rasa, de la déconstruction massive des cadres traditionnels (famille, mariage, filiation), du relativisme moral, de l'inversion des valeurs et du nivellement par le bas égalitaire. La race (mot honni par les gentils « Calinours » roses de la pensée unique) canadienne-française, qui était depuis la conquête dans une certaine forme d'isolement géographique, politique et linguistique, avait avec l'aide d'un clergé nationaliste et de patriotes de bonne volonté réussi à se prémunir des malheurs idéologiques de 1789. Une partie de l'ancien régime français fut ainsi sauvée et oubliée en Amérique pour un temps. Enfin, jusqu'à ce que l'on nous retrouve et que les poisons idéologiques trouvent chez nos plus démunis (les rouges) un terreau fertile inexploité… Je souligne ici « race canadienne-française », car je réfute la vision multiculturelle et civique de l'identité et de la nation dite « québécoise » imposée par les sans-culottes tranquilles. Maurice Duplessis disait autrefois que la province de Québec était la grande maison paternelle de la nation canadienne-française. Il est grand temps de réaffirmer ce fait.

Une contre-révolution tranquille

L'identité du Québec, c'est un patrimoine spirituel, intellectuel, artistique, architectural, paysager et gastronomique. Plus de quatre cents ans d'histoire ont enfanté des héros de légende et des figures symboliques que les élites ont appris à négliger. Depuis longtemps, la question identitaire est mise à mal par la gauche et ses extrêmes. Pourtant, aucune résistance ne pointe à l'horizon, la droite nationaliste ne contrebalance plus, traquée puis frappée d'hérésie par une gauche aux allures totalitaires, brûlée au bûcher par son inquisition soixante-huitarde pour crime réactionnaire lors de la « Grande Noirceur »; elle repose en paix depuis plus d'un demi-siècle. Tous se sont liés dans la bonhomie la plus totale pour abattre le sentiment national traditionnel et naturel des Québécois au nom de l'ouverture sur le monde, de la multiethnicité, de la laïcité, de la modernité ou du marché. Dans ces conditions, l'axe fédéraliste et souverainiste ne tient plus, tous ceux qui ont à cœur une certaine idée du Québec doivent s'unir pour mettre un terme à cette folie. Il faut réagir et imposer à nos chefs le besoin de revenir aux sources et d'être fidèle à l'enseignement des ancêtres. N'ayons pas peur d'aller à contre-courant et d'être antimoderne. L'heure est à la contre-révolution.

Enfants du bon Dieu

Si la France est la fille aînée de l'Église, le Québec en est très certainement le cadet ou le « petit dernier » chéri. Depuis le début, notre religion, c'est notre première distinction nationale. Vouloir la remplacer par des sectes vertes, branchée ou à la mode, comme l'écologisme ou l'athéisme, ou tout simplement renier le catholicisme ou le réserver à la sphère privée, est absurde et inconcevable. Dans tous les pays du monde, l'espace public offre aux regards l'incarnation monumentale ou imagée d'une piété ancestrale – et aucun peuple ne s'en passerait sans dommage. Le génie du catholicisme est visible partout, qu'il s'agisse de nos prénoms ou des noms de nos villages empruntés et mis sous la protection des Saints. Ce génie orne les façades de nos écoles, de nos hôpitaux, de nos musées et de nos bâtiments patrimoniaux. Nous devons militer pour un retour à son enseignement dans nos établissements scolaires ou du moins pour le libre choix des parents entre la morale et la religion catholique. En mettant la religion au cœur des coutumes et de la communauté, l'Église en rehausse la qualité; elle leur garantit une pérennité. La laïcité serait pour nous une défaite et une capitulation de plus. Les chroniqueurs à la petite semaine et les mangeurs de curés en tous genres, qui pullulent dans nos médias, ne jurent plus que par cette grandissime laïcité Jules Ferryenne, supposée régler tous nos maux dans le grand brouhaha du vivre-ensemble qui nous est imposé. Cette solution facile prouve bien le « crétinisme » ambiant et leur asservissement idéologique au nouvel ordre mondial. Devant un islam conquérant ou un athéisme radical, la laïcité républicaine à la française est utopique, sectaire et, à long terme, suicidaire. Le seul remède est une religion d'État intransigeante, sans accommodement mais toutefois respectueuse de la diversité et de la liberté de croyance. J'invite d'ailleurs tous mes compatriotes lucides à se lever et à faire front commun contre l'hégémonie de la gauche stalinienne québécoise et à défendre nos racines et les valeurs traditionnelles, en nos temps de grandes turpitudes. Ça, c'est révolutionnaire!

Enfants de la patrie

La Nouvelle-France et ce qui lui a survécu, le Québec, est notre seule patrie. Nous l'avons reçu en héritage des générations qui nous ont précédés. L'honneur nous commande de le préserver et de le faire fructifier. Ne laissons pas quelques militants de Québec solidaire efféminés et apatrides anéantir le labeur de nos pères dans la vallée du Saint-Laurent. Les malheurs et la haine de soi qui accablent aujourd'hui le corps national viennent pratiquement tous du même endroit, l'ennemi public numéro un: la métropole, c'est-à-dire Montréal. Il faudrait littéralement mettre sur cette ville une cloche de verre pour les quinze prochaines années pour nous prémunir de cette gauchocratie pilotée par nos « z'artistes », humoristes, journalistes, politiciens et grands penseurs moralisateurs en tous genres. Tout vient de cette ville: le néo-clergé verdoyant (le Jour de la Terre, la Journée sans voiture), le féminisme bolchevique et ses « sextrémistes » Femen, l'idéologie gaie, les indignés, les anarchistes, le printemps érable, le mouvement Idle no more, etc. Cette ville, comme plusieurs villes occidentales de grande envergure, agit tel un alambic où fermente en toute quiétude cette mélasse idéologique crasse et gauchiste. La survie et le salut de la nation française d'Amérique passeront inexorablement par les régions et la province. Certains multiculturalistes comme Diane De Courcy, ministre de l'Immigration au Parti québécois, l'ont déjà compris et militent pour une immigration massive en région afin de briser toute trace de l'ordre ancien. Réduire de manière considérable le nombre de nouveaux immigrants est pourtant prioritaire afin de sauvegarder une certaine cohésion nationale et de rendre plus efficace notre capacité d'assimilation.

Que faut-il faire?

À tous les jours, dans ce climat de décadence, j'assiste écœuré à la pendaison des traditions et à la déchéance spirituelle, morale et nationale de la société québécoise. Dans la plus grande indifférence et la plus simple bonasserie, si chère à notre caractère national. Je garde pourtant espoir, être de ceux qui espèrent, comme disait l'abbé Groulx, en nous-mêmes et en l'histoire; ce que l'histoire a tissé, l'histoire peut le détricoter. Pas besoin d'être fataliste : rien n'est figé, rien n'est acquis, l'histoire ouvre toujours une page blanche où les intrépides peuvent envisager d'écrire un chapitre. Il faut travailler sur soi-même et prendre position dans les débats d'idées au travail, à l'école ou dans les journaux et ainsi influencer son petit entourage. Il faut aussi combattre dans nos paroisses respectives le venin qui s'est infiltré dans l'Église à la faveur des débats suscités autour du concile Vatican II (l'abbé Gravel en est le meilleur exemple), avant qu'il ne soit trop tard et prier pour de nouvelles vocations. S'impliquer personnellement afin de donner une chance à une possible et nécessaire restauration nationale. Il faut rechercher l'unité et porter notre appui au seul vrai regroupement national et patriotique qui existe aujourd'hui, la Fédération des Québécois de souche, qui porte à bout de bras la bataille des idées et la résistance contre les ennemis de la nation et de la civilisation souvent acharnée qui disposent de revenus bien supérieurs.

Rejoignez la résistance!
Jules de Villiers

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