Dominique Venner, présent!

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Héroïque, geste fondateur, sacrifice humain, acte d’insoumission… Les qualificatifs sont nombreux pour décrire les gestes de Dominique Venner le 21 mai 2013 à la Cathédrale Notre-Dame de Paris.

Ce suicide, nous le comprenons bien, n’en était pas un comme on en retrouve dans les pages de faits divers. Le but de Dominique Venner n’était pas de s’enlever la vie, mais de redonner un souffle de vie à l’Europe. Plutôt qu’un acte de mort, c’était un acte de vie.

Deux ans après le geste de Dominique Venner, les esprits restent marqués par cet acte. Qui donc en 2015 est prêt à sacrifier sa vie pour son peuple et ce, sans possibilité de victoire ou de gains personnels ? Car bien que son geste fut commis dans une optique de renaissance, il signifiait que lui ne pourrait jamais en être témoin. Un geste pareil, ultime sacrifice, est un exemple inégalé dans un monde individualiste et matérialiste comme le nôtre. Cette mort grandiose est à l’image de Dominique Venner et de sa vie d’engagement.

Grâce à la grande variété de contributeurs de renom qui ont accepté de rendre un hommage vibrant à Dominique Venner et grâce aux notices biographiques qui leur sont consacrés, nous découvrons dans cet ouvrage le mouvement nationaliste européen et ses grands théoriciens.

Ce livre est un véritable « Who's Who » du mouvement dissident européen, en plus d’être un éloge inspirant du grand homme que fut Dominique Venner.

Collectif (2013). Dominique Venner, Présent ! Les bouquins de Synthèse Nationale, 160p.

FQS

Dernière lettre de Dominique Venner : 

Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.

Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.

Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.

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