Émeutes raciales et responsabilité des médias

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Il y eut beaucoup d'action au chapitre jamais achevé des relations raciales aux États-Unis récemment. Les mass-medias ont démontré encore leur irresponsabilité, étant largement les auteurs de tout ce brasse-camarade, et les antiracistes ont démontré leur malhonnêteté.

Rappelons brièvement ces faits largement connus.

Le 9 août 2014, le policier de Ferguson au Missouri, Darren Willson, abattit Michael Brown de six coups de feu lors d'une tentative d'arrestation. Selon la police, Wilson a agi en légitime défense ayant été blessé durant l'opération. Selon des témoins, Brown fut abattu sans justification alors qu'il avait les mains en l'air.

Dès le lendemain, manifestations et émeutes se produisent dans la ville.

Elles seront relancées quand, le 24 novembre 2014, un jury décide de ne pas poursuivre le policier.

Eric Garner était connu des policiers pour vendre illégalement des cigarettes. Il est interpellé à ce sujet le 17 juillet 2014 à New York. Il est prié de mettre ses mains dans le dos. Son refus mène le policier Daniel Pantaleo de l'y contraindre par une technique d'étranglement interdite par la police de New York. Il meurt des suites de cette prise, atteint d'asthme et de surpoids.

Le 3 décembre et donc peu de temps après la décision prise sur le cas de Wilson, un autre grand jury trouve qu'il n'y a pas de cause raisonnable pour inculper l'agent. Il s'ensuit de vastes manifestations antiracistes à travers les États-Unis.

En marge de tout cela, Ismaaiyl Brinsley aurait dit à deux piétons: « Voyez ce que je vais faire », avant de tuer deux policiers du département de New York. Il approcha d'une auto-patrouille et fit feu, tuant les deux occupants à la tête avant de s'enlever la vie. Plus tôt, il avait blessé par balle son ancienne petite amie à Baltimore.

Sur le média Instagram, il avait écrit: « Je donne des ailes aux cochons aujourd'hui. Ils prirent un des nôtres, prenons deux des leurs. »

Cet acte fut fait en représailles pour les meurtres d'Eric Garner et Mike Brown.

Les mass-medias peuvent être accusés de créer le climat favorable à l'explosion de cette violence en attisant au maximum la colère de la population noire. Ils donnent l'impression erronée aux Noirs qu'ils sont l'objet de la part des forces de l'ordre et d'une persécution injustifiée, motivées seulement par le racisme des Blancs envers eux.

Michael Brown marchait au milieu de la rue et refusait de gagner le trottoir. Dans cet entêtement immature, nous reconnaissons la méfiance et l'orgueil qui se dressent quand des gens sont divisés par la race et ne peuvent avoir confiance les uns envers les autres. Ce sentiment, naturel disons-nous, sera encore maximisé par la couverture incessante de l'information ayant adopté les méthodes frauduleuses de la propagande antiraciste.

Ces derniers utilisent en effet les statistiques de manière tronquées pour démontrer que les Noirs seraient plus souvent « ciblés » comme suspects de criminalité liée aux armes, victimes d'arrestations pour possession d'armes et susceptibles d'être abattus par coup de feu par les forces policières. Ils évitent de pondérer comme il se doit ces données avec les taux de criminalité des Noirs, statistiques officielles très largement connues.

Les Afro-Américains sont six fois plus susceptibles de commettre ce genre de crime que les Blancs. Ils ne sont pas ciblés, mais attirent sur eux l'attention de la police en commettant les actes qu’elle est payée pour réprimer.

Les médias relaient le slogan des protestataires, « La vie des Noirs compte », laissant entendre que les forces policières posent leurs gestes sous l'emprise de ce racisme et de cette haine que tous les médiums possibles de communication ont maintes fois dépeints. La propagande voudrait que les policiers, face aux Noirs, n'aient que peu de considération pour leur vie et qu'ainsi, ils tirent et posent à la légère des gestes fatals face à eux. Voir cet exemple typique: //tinyurl.com/nxmn83r

La réalité statistique montre exactement le contraire. Le département de police de New York compile avec précision l’utilisation de son arme par ses policiers lors des interventions, ce qu'ils nomment « intentional discharge during adversarial conflict ». Rappelons également que la majorité des policiers patrouilleurs du NYPD (donc ceux qui sont exposés aux tirs de la part de criminels) sont issus des minorités visibles depuis 2010; 53 % sont noirs, latino, ou asiatiques.

Bien qu'étant 32% de la population, les Blancs sont moins de 3% des centaines de suspects qui tirèrent à l'arme à feu de façon criminelle contre les policiers. 23% de la population desservie par le département de police est noire et néanmoins, 67% des tireurs lors de ces interventions le sont.

Pourtant, le pourcentage des Noirs tués par la police s'élève a 22%, 33% pour les Hispaniques et 44% pour les Blancs.

Résumons: les Noirs, 70% de ceux qui tirent sur la police, 22% de ceux abattus par la police; les Blancs, moins de 3% de ceux qui tirent sur la police, 44% de ceux abattus.

Cela est en droite ligne avec ce que le sens commun suggère. Si nous nous mettons dans l'uniforme d'un policier, il est sûr que devant un suspect de race noire, quiconque sera inquiet de commettre une erreur ou de simplement entrer en conflit avec lui, vu le tapage que ce genre d'affaire peut susciter. L'accusation de racisme sera probablement évoquée, la réputation et la carrière de l'officier pourront être détruites, et il pourra être accusé de meurtre avec la possibilité d'aller en prison. Une vie anéantie pour être intervenu comme le devoir le demande, avec toute la possibilité d'erreur – et c'est bien ce qui se produit. On y pense à deux fois avant de tirer sur un suspect de race noire, une retenue qui ne semble pas de mise face aux suspects de race blanche. Les statistiques le démontrent de façon non équivoque.

Ainsi, la vie des Noirs compte beaucoup plus que celle des Blancs par l'effet de cet antiracisme forcené des médias. Ce système n'ira toujours qu'en s'accentuant, car le sentiment de victimisation sera croissant, le refus de se soumettre aux interpellations policières suivront la même tendance. Cela ressemble à une spirale emportant la civilisation elle-même, dans une Amérique retournant à la sauvagerie.

 


//tinyurl.com/8vp6wno

//tinyurl.com/p5ohkbw

//tinyurl.com/nzl2fpu

//tinyurl.com/orfo6eo

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