Entrevue à 98,1 Maurais Live: Rectifications

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Choix Radio X

Le 3 mars 2014, notre porte-parole Rémi Tremblay était invité à donner une entrevue à CHOI 98,1 Radio-X pour l'émission Maurais Live, diffusée simultanément à Québec, Montréal et Saguenay.

Une première pour nous devant un aussi grand auditoire et évidemment une première pour le journaliste qui, confronté à notre existence, dissimulait plutôt mal sa stupéfaction. Une entrevue loin d’être parfaite considérant la variété et l'ordre chaotique des sujets abordés, mais nous avons tout de même l'opportunité de clarifier et bonifier certains points de l'entrevue, qui dura pas loin d'une demi-heure. Nous allons tenter de suivre les sujets soulevés en ordre chronologique dans la mesure du possible, malgré que l'ordre des questions n'était pas lui-même très logique.

D'abord, il est toujours surprenant pour des gens ayant évolué dans un milieu urbain, multiethnique, cosmopolite et surtout éduqué sous l'idéologie multiculturaliste d’être confronté à un terme précis comme «Québécois de souche». Les réflexes sont bien implantés dans la population et comme l'a fait Dominic Maurais, il s'ensuivit automatiquement une accusation d'exclusion et une parade d'arguments non pas basés sur des chiffres ou des faits, mais sur des expériences personnelles : « la petite Chinoise adoptée bien gentille », « l'enfant d'immigrants né au pays plutôt sympathique », « mes amis vietnamiens ». On rencontre assez fréquemment l’amalgame où le simple fait d'assumer que quelqu'un est « différent » serait en fait un dénigrement ou une idée de « citoyen de seconde zone ».

Une simple lecture de notre site aurait pu pourtant répondre à toutes ces questions dans la section Foire aux questions et Qui sommes-nous ? En voici un extrait :

« Le terme ''Québécois de souche'' exclut certaines personnes de la même manière que les termes "noir", "juif", "Italien" et "homosexuel" en excluent d'autres. Ceux qui s'insurgent contre notre nom sont souvent silencieux sur l'existence d'une ligue des Noirs et d'organisations juives qui retranchent évidemment les Blancs dans le premier cas et les non-juifs dans l'autre. Pourquoi est-ce qu'il y a seulement les Québécois qui doivent diluer leur identité et la rendre si floue qu'elle ne veut plus rien dire? Si tout le monde est québécois, les Québécois d'origine, quant à eux, se retrouvent dans un vide identitaire. »

Au terme « Québécois de souche » peut également être ajouté le qualificatif « française ». Mais cela va de soi puisqu'une majorité d'anglophones « de souche » s'identifient d'abord comme canadiens, le terme souche étant synonyme de racines. À 6 min 15 s de l'entrevue, Maurais reconnaît l'existence des anglophones de souche et qu'ils ont « une lignée », tout en niant au long de l'entrevue cette réalité pour les Québécois d'origine française. Deux poids, deux mesures?

Le bon vieil argument sur les Amérindiens a bien sûr été évoqué, une autre question à laquelle nous avons répondu sur notre site. Voici donc un autre extrait;

« Les Amérindiens ne s'identifient pas comme Québécois mais en tant que membres de leur tribu ou nation respective, comme les Hurons et les Innus. Ils ne sont donc pas des Québécois mais bien des peuples et nations à part. Contrairement à nous, les autochtones ont su préserver la notion héréditaire de leur héritage plutôt que de se baser sur un concept flou et civique comme nous le faisons actuellement. »

L'identité ne peut être que territoriale, comme le prétend Dominic Maurais, sinon cela exclut une panoplie de facteurs comme la religion, la langue, la culture, l'ethnicité, ainsi que la notion même de peuple et d'histoire. L'homme se retrouve alors comme étant un simple individu étant géré par un État, n'ayant aucun attachement collectif mis à part appartenir à cet État purement gestionnaire. L'immigration massive, en modifiant une population précédemment majoritaire et fortement homogène, a le désavantage de saper l'identité et la cohésion d'un peuple par un changement démographique, ethnique, culturel, religieux, et identitaire majeur. Nier tous ces facteurs, c'est faire le jeu du mondialisme, de l'homme sans racines. Sur ce point, Dominic Maurais rejoint presque en totalité certains penseurs de l’extrême-gauche. La gauche dit que « l'homme n'est qu'un prolétaire/travailleur », Maurais dit que « l'homme n'est qu'un individu », le reste étant expulsé ou nié.

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Nous remarquons également que cette tendance moderne à prétendre que tout est issu d'un choix mental ou individuel, que nous voyons sur l'identité (l'homme peut changer la sienne comme bon lui semble), est aussi appliquée à la sexualité avec la théorie du genre, qui avance que la sexualité et l'orientation n'a pas de réalité biologique ou physique mais serait purement mentale. Nous sommes face au même problème philosophique.

Malheureusement, Dominic Maurais a tenté de manière malhabile de nous imposer sa propre vision de notre organisation; autrement dit, en nous mettant des mots dans la bouche et en tentant de dire, par exemple, que nous faisons une hiérarchie entre les individus – ce qui est faux. Un enfant métis, demi-Québécois et demi-Haïtien pour reprendre l'exemple de l'entrevue, est selon nous ce qu'il est, c'est-à-dire non pas entièrement Québécois de souche, mais à moitié, et cette réalité est visible et sera ressentie. Nier cela, c'est simplement nier la réalité et que cela soit perçu comme positif ou négatif est propre à chacun. Cependant, selon les études sociologiques universitaires, cela affecte plus souvent qu'autrement l'identité de l’individu, qui se distinguera du moins partiellement de la majorité qui, quant à elle, n'a pas d'origines multiples qui peuvent parfois s'avérer conflictuels.

Voir nos articles sur le sujet: Sur la question du métissage et  L'adoption et la marchandisation de l'enfant

Au cours de l'entrevue, nous avons été accusé à quelques reprises d'être critiques envers le lobby juif. Comme la question était posée accompagnée d'une autre, celle-ci n'a pas été répondue. Comme ce lobby est un lobby influant au Québec, nous ne voyons pas de raisons d'éviter le sujet et le traitons comme tous les autres. Dans la même question était ajouté un questionnement sur les médecins étrangers et un parallèle avec le Front National. Trois sujets à part et complexes, mis ensemble pour éviter d'approfondir le sujet.

Voir nos articles sur le sujet: L'hypocrisie des lobbies juifs sur l'immigration et Les médecins étranger, un danger?

Vers 8 min 45 s, Maurais nous reproche ensuite de baser notre définition identitaire sur le « droit du sang », un concept pourtant appliqué en Israël, un pays que supporte Dominic Maurais, et dans une vaste majorité des pays dans le monde. Est ensuite utilisé un amalgame entre les liens du sang et une forme de racisme sans pourtant être en mesure de le démontrer. Si Maurais a raison, alors une forte majorité des pays de provenance des immigrants sont racistes! À ce sujet, nous référons les curieux vers notre article Démystifier le droit du sang.

Plus loin, l'animateur cite l'institut Fraser et les avantages du programme d'immigrants investisseurs avec lequel il est d'accord. Or il omet d'informer le public que ce programme est un fiasco au Québec et au Canada. D'ailleurs, le gouvernement fédéral vient tout juste d'y mettre fin! Nous citons notre article sur le sujet, qui se base sur un article de la chaine spécialisé Argent en 2010.

« Le problème avec ce programme est que malgré que le gouvernement vante ses mérites, très peu d’argent se rend réellement dans les PME (petites et moyennes entreprises) québécoises. Le montant initial qu’apporte ce programme se situe entre 800 millions et 1,2 milliard de dollars. Mais de cela, seulement un maigre 53 millions (moins de 6%) trouve son chemin vers les PME québécoises. Et même encore, Investissement Québec est incapable de fournir la liste des entreprises qui ont bénéficié de cet argent! »

On eut droit ensuite à une culpabilisation émotive des Québécois, qui ne travaillent pas assez dans les champs pour « cueillir des fraises » selon Dominic Maurais, sans prendre en compte les faits cités dans deux de nos articles. Il déclare l'explication « mêlante » pour changer de sujet, parler de sa reconnaissance envers les Mexicains et dire que, maintenant, les Québécois de souche sont des lâches… Une généralisation qu'il se permet envers les Québécois mais qu'il dénonce envers les autres – double standard.

Voir nos articles sur le sujet: Le Québec paie des avantages sociaux aux étrangers et L'arnaque des travailleurs temporaires étrangers

Il est intéressant de remarquer dans le discours actuel que personne ne questionne le fait que les Vietnamiens soient maîtres chez eux, qu'ils contrôlent leur destinées ou que les Africains fassent de même dans chacun de leurs pays respectifs, que les Algériens puissent être libres et majoritaires chez eux. Nombreux aussi sont ceux qui dénoncent le renversement démographique des Tibétains par les Hans, mais aussitôt que quelqu'un ose prétendre vouloir la même chose pour un peuple occidental, cela est qualifié de « suprémacisme » et de «racisme». Pourquoi est-ce que seulement les nations d'origine européenne sont condamnées à des frontières ouvertes et à la dilution de leur identité, voire à la négation de leur existence en tant que peuple qui a des intérêts propres? Un génocide en est-il un si les élites s'entendent pour dire que le peuple qui disparaîtra n'a jamais existé, comme Maurais prétend que « des Québécois de souche, ça n'existe pas », alors que nous sommes six millions ? Ce discours est définitivement dangereux.

En somme, une entrevue désordonnée qui semblait avoir pour but de déstabiliser notre porte-parole ou du moins vouloir attribuer à notre organisation l'accusation classique de racisme et autres raccourcis habituels qui évitent de parler sereinement de certains sujets d'importance. Sur tous ces sujets sensibles, les dérapages émotifs sont à proscrire pour pouvoir débattre dans le calme. Nous avons tout de même apprécié l'entrevue et sommes toujours ouverts à débattre avec les médias, un échange démocratique nécessaire à notre société.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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