Vers un éveil nationaliste

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Voilà, depuis l’éclosion du coronavirus au Canada et au Québec, nous assistons à une réaction épidermique naturelle, voire attendue dans un contexte de crise tel que nous la vivons depuis maintenant quelques semaines. Cette réaction est telle qu’on pourrait la qualifier d’éveil nationaliste et il aura fallu une situation aussi dramatique pour que tous, tant le gouvernement québécois que la population en général, comprennent l’importance des frontières mais aussi les dangers et contrepoids de la mondialisation et de l’approche libérale, si bien représentée par Justin Trudeau. Un Justin Trudeau dont l’absence se fait sentir et est critiquée largement sur la place publique, une telle pandémie forçant au retrait des lunettes roses libérales – ce dont le premier ministre n’a pas l’habitude. Nous sommes en temps de crise et ces mesures sont exceptionnelles. Cependant, lorsque la crise prendra fin, devrons-nous continuer à vivre les yeux grands fermés ou pourrons-nous apprendre collectivement de ce qui vient de se produire?

Nous espérons que les Québécois se souviendront. Les frontières ne sont pas un concept dépassé, mais ont encore toutes les utilités qu’on leur accordait autrefois. Si elles existent, c’est que le monde a connu des crises semblables et même pires à travers son histoire, qui justifient encore leur utilisation et leur importance, n’en déplaise aux apôtres ci-mentionnés des politiques libérales qui voudraient réécrire le fonctionnement de la vie humaine. Cet épisode démontre par ailleurs la volonté des Québécois de s’assurer de qui entre chez eux et ici, le bien des Québécois prime sur le reste : les nôtres avant les autres.

Les effets de la pandémie se poursuivront bien après la crise sanitaire actuelle et nous espérons que l’éveil nationaliste qu’il a engendré se poursuivra aussi – car le Québec devra se reconstruire après cette crise qui donne un dur coup à l’économie. Allons-nous continuer à acheter des produits étrangers, sacrifiant ainsi notre industrie pour sauver quelques dollars par semaine? De sérieuses questions doivent également se poser au sujet de l’exportation de la production manufacturière qui nous force à importer des produits essentiels, qu’ils soient médicaux ou alimentaires. L’indépendance alimentaire : un concept bien compris par Jean Garon, économiste, nationaliste et autrefois ministre de l’agriculture, un concept toutefois abandonné depuis. Les mêmes interrogations se posent au sujet de notre « dépendance » à la main-d’œuvre étrangère, qui augmente aujourd’hui les risques de propagation – lorsque la vie et l’économie suivront leur cours dans quelques mois – nos décideurs au parlement prendront-ils les bonnes décisions ? Nous en doutons. Une conséquence de notre manque de rigueur envers les profiteurs d’avantages sociaux internes…

Cette logique nationaliste s’applique à toutes les sphères de la société : en cas de crise, veut-t-on dépendre d’intérêts étrangers pour nous nourrir, pour transporter et exploiter nos ressources ou pour fabriquer nos nécessités médicales ? Quand le monde se referme soudainement, veut-on être de ceux qui sont à la merci de la bonne volonté des autres populations qui prioriseront naturellement leurs propres intérêts? Et tout cela pour quoi, sinon pour jouer le jeu de la mondialisation et permettre à une petite élite de s’enrichir et de renforcir leurs comptes dans des paradis fiscaux plutôt que de renforcir la société qui les a vu naitre ? Ces « élites » que nous devrons tôt ou tard remettre à leur place lorsqu’une véritable crise montrera le bout de son nez – il faudra alors les traiter pour ce qu’ils sont – des égoïstes narcissiques qui ne méritent aucune attention politique ou morale particulière.

Nous espérons de tout cœur que cette crise ait permis à nos concitoyens d’ouvrir les yeux sur cette fameuse « mondialisation heureuse » et l’idéologie des frontières ouvertes qui sont partie intégrante du programme de Justin Trudeau, mais également de ses opposants au Parlement. Par son dogmatisme, Ottawa nous a prouvé qu’il n’avait pas à cœur le bien des Québécois. Par réalisme, il est temps de quitter cette confédération qui nous étouffera avant longtemps. La donne a changé et aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de politiques nationalistes.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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