William C. Hopkinson, oublié par l’histoire nationale

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Comme le dit l’adage, la mémoire est une faculté qui oublie. L’histoire aussi, depuis qu’elle s’est transformée en mémoire, voire en devoir de mémoire, soulignant les faits corroborant l’idéologie multiculturaliste et occultant inévitablement ceux qui ne coïncident pas avec la pensée dominante.

Plusieurs sont ceux qui auront cette année entendu parler cette année du Komagata Maru, un bateau transportant des centaines d’immigrants illégaux sikhs, que nos autorités de l’époque ont eu la clairvoyance de renvoyer à la mer. Avec la nouvelle culture de culpabilisation en vogue chez les élites occidentales, on présente aujourd’hui ce renvoi comme un crime raciste du gouvernement canadien, crime pour lequel nous devons évidemment nous excuser et nous remémorer.

Ce crime, qui ne causa aucune mort, n’en est pas un. Les autorités canadiennes appliquèrent la loi, telle que votée par le Parlement. Pourtant, aujourd’hui, les commémorations entourant ce « crime » éclipsent totalement la commémoration de l’assassinat de William C. Hopkinson, inspecteur de l’immigration assassiné le 21 octobre 1914 par un extrémiste sikh. Alors que l’expulsion de Sikhs arrivés ici illégalement n’était pas un crime, le meurtre par cette communauté d’un agent des douanes en est très certainement un.

Né en Grande-Bretagne et ayant grandi en Inde coloniale, William C. Hopkinson s’engagea dans la police indienne. Sa connaissance de l’hindi, du panjabi et du gurukhi firent de lui un candidat parfait pour enquêter sur les activités terroristes des extrémistes hindous. Tout en continuant son travail pour le gouvernement indien, Hopkinson s’installa au Canada en 1904 et devint agent frontalier. Au Canada, il développa un important réseau d’espions sikhs qui lui permirent de faire fermer une école servant de quartier général pour des terroristes séparatistes hindous.

Lorsque le Komagata Maru arriva à Vancouver en juillet 1914, Hopkinson fut un des 33 officiers canadiens à aller inspecter le navire. L’histoire officielle l’a oublié, mais ces officiers furent accueilli à bord par des jets de roches, des coups de bambou et aussi des coups de feu. Ceux qu’on décrit aujourd’hui comme des pauvres réfugiés étaient en fait des révolutionnaires hindous.

Durant cet été-là, de nombreux agents infiltrés appartenant au réseau d’Hopkinson furent tués par des Sikhs extrémistes. Hopkinson fut lui-même assassiné devant le Palais de justice de Vancouver par Mewa Singh, qui sera exécuté un an plus tard. Agé de 38 ans, Hopkinson laissait derrière lui une femme et deux jeunes enfants.

Aujourd’hui, William C. Hopkinson est oublié par les Canadiens et le gouvernement. Il est honoré à l’interne chaque année par les services d’Immigration Canada, une situation que la communauté sikh tente de changer. La mémoire de son assassin est,quant à elle, toujours vivante. Chaque année, la communauté sikhe canadienne commémore la mort de ce « martyr » et tente depuis quelques années de le réhabiliter. Une organisation de Vancouver porte aujourd’hui fièrement le nom de Shaheed Bhai Mewa Singh Memorial Society et une salle du centre communautaire Gurdwara porte son nom.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

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