Haro sur Trump ou la répression du populisme

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Qu’est-ce qui peut amener un citoyen ordinaire du Québec à commenter l’élection présidentielle américaine? Dans mon cas, il y a ma formation de politicologue et le fait que je poursuivais des études à Washington au moment de l’affaire du Watergate. Il y a aussi ma participation, pendant plusieurs années, aux combats de la droite nationaliste québécoise, ce qui me donne une perspective fort différente de celle des Latendresse, Martin, Tassé et autres Lester qui expriment tous le point de vue anti-Trump du courant politiquement correct. Or, pour que les Québécois puissent se former un jugement équilibré, il faut leur montrer les deux côtés de la médaille. On peut se demander si les opinions exprimées dans les journaux québécois peuvent avoir une quelconque influence sur l’issue d’élections se déroulant aux États-Unis.

On a en mémoire le ridicule de cet éditorialiste de la défunte Action catholique, qui avait conclu son texte en écrivant « Que Staline se le tienne pour dit », comme si les propos d’un obscur scribe de province pouvaient influencer un tyran régnant sur la moitié du monde. Toutefois, la portée des élections américaines de 2020 dépasse les seuls États-Unis, car elles s’inscrivent dans la lutte que se livrent, dans tout l’Occident, la mouvance politiquement correcte et les mouvements populistes nationaux. L’élection de Donald Trump, en 2016, a été ressentie comme une victoire par les nationalistes populistes de tous les pays occidentaux et il est devenu la figure de proue mondiale du populisme. La campagne de dénigrement poursuivie contre le président Trump dans tous les pays occidentaux, dont le Québec, n’influencera probablement pas beaucoup l’issue des élections aux États-Unis, compte tenu de l’indifférence notoire de la plupart des Américains pour ce qui se passe ou se dit hors de leur pays. Tout au plus, elle pourrait servir à convaincre certains d’entre eux que c’est à cause de Trump que leur pays est impopulaire dans le monde. Par contre, la propagande anti-Trump pourrait avoir des conséquences pour les populistes des autres pays occidentaux, en discréditant leurs opinions et en préparant le terrain de leur répression.

Un rappel historique s’impose ici. L’élargissement, à compter du 19 ième siècle, de l’accès aux études supérieures dans les pays occidentaux a eu un effet secondaire néfaste, la création d’une catégorie socio-culturelle qu’on peut appeler les intellectuels contestataires. Celle-ci est constituée des intellectuels qui, frustrés que la société ne leur permette pas d’imposer leurs idées à leurs concitoyens, ont opté pour la voie révolutionnaire, Son principal véhicule politique a d’abord été le mouvement marxiste, lequel a eu beaucoup de succès, parvenant à imposer sa dictature dans plusieurs pays et à s’emparer de positions d’influence dans plusieurs autres, notamment dans les syndicats, les médias, les universités et les partis de gauche. Toutefois, le mouvement marxiste a fini par s’effondrer. A la fin des années 1980, les dictatures communistes, à quelques exceptions près, ont été renversées ou se sont converties à une forme de capitalisme. En Occident, le marxisme s’est discrédité et les classes laborieuses s’en sont détournées. Par ailleurs, d’autres changements ont affecté profondément les pays occidentaux. Les multinationales et la finance internationale ont acquis de plus en plus d’importance et, sous leur influence, un processus de mondialisation s’est amorcé, conduisant au transfert de beaucoup d’emplois vers les pays en voie de développement, mais aussi à la propagation d’une idéologie cosmopolite. En même temps, l’Occident a vécu une augmentation massive de l’immigration allogène, d’où un choc démographique et culturel. La catégorie des intellectuels contestataires s’est trouvé un autre véhicule politique pour remplacer le marxisme, soit le courant politiquement correct. Contrairement au marxisme, doté d’une organisation très structurée et d’une idéologie précise, le politiquement correct est une mouvance sectaire diffuse qui doit sa cohésion au conditionnement de ses adeptes à se rallier automatiquement à toutes les idées qu’on leur présente comme « progressistes », fussent-elles absurdes ou contradictoires. Les adeptes de la rectitude politique ont repris à leur compte les postes de commande qu’occupaient leurs prédécesseurs marxistes dans les médias, le show business, les syndicats ou les universités. Cependant, la secte politiquement correcte ne s’appuie plus sur les classes laborieuses, trop peu enclines à servir de chair à canons de la révolution, mais sur la défense des minorités ethniques et sexuelles et de causes telles que l’environnement, l’avortement, ou l’immigration. Ayant abandonné la prétention des marxistes de gérer l’économie et accepté la mondialisation, le courant politiquement correct s’est trouvé des alliés chez les multinationales et la haute finance, elles-mêmes largement infiltrées par des adeptes du politiquement correct, et il a acquis un fort ascendant sur les partis politiques établis. Cette coalition dominante ne laisse aucune place au peuple des citoyens ordinaires, à cette partie de la population dont l’assise économique a été fragilisée par la fuite des emplois et la concentration de la richesse causées par la mondialisation, et qui continue de s’identifier à sa Nation, à sa collectivité locale et aux valeurs traditionnelles. Ne se trouvant plus représentés par les partis établis, plusieurs de ces citoyens ont décidé de donner désormais leur appui à des formations politiques populistes, ou à des partis s’en donnant l’apparence. Dans certains cas, des partis établis se sont transformés en partis populistes pour capter cette clientèle, comme le Parti républicain aux États-Unis. Historiquement perçu comme le parti des possédants, ce dernier a commencé, à la fin du 20 ième siècle, à changer sous l’influence du mouvement du Tea Party, et sa mutation en parti populiste s’est achevée avec la candidature de Donald Trump en 2016. Qu’on ne s’y trompe pas, le Parti républicain n’a pas été kidnappé par Trump. Ce dernier n’aurait pu, à lui seul, s’emparer d’une formation présente sur tout le territoire américain aux paliers des municipalités, des États et de la fédération. Le Parti républicain s’est transformé parce qu’il a été investi par une base citoyenne militante, constituée de personnes enracinées rejetant l’idéologie politiquement correcte et la mondialisation. La grande liberté d’expression régnant aux États-Unis et le fait qu’au moins une grande chaîne médiatique échappe à l’emprise du courant politiquement correct ont permis au Parti républicain ainsi revitalisé de remporter une victoire inattendue en 2016.

La campagne électorale américaine actuelle représente le choc de deux blocs, soit la mouvance politiquement correcte et ses alliés ploutocrates, et le peuple des citoyens enracinés animé par des militants populistes. A cause de la place importante des États-Unis dans le monde et du statut de Donald Trump comme figure de proue mondiale du populisme, l’issue des élections présidentielles de 2020 est susceptible d’avoir des effets sur la scène politique des autres pays occidentaux. Une défaite de Trump serait, les cas échéant, perçue comme une victoire des adeptes de la rectitude politique et cela pourrait enhardir leurs congénères des autres pays à accentuer la persécution des populistes chez eux, afin de tenter de les éradiquer complètement de la scène politique. Ce caractère mondial de la lutte entre le politiquement correct et le populisme explique pourquoi les médias établis de tous les pays occidentaux participent avec tant d’acharnement à la campagne anti-Trump.

Donald Trump s’est acquis le soutien indéfectible d’une part très importante de l’électorat américain, ainsi que l’admiration, ou à tout le moins l’envie, des populistes de tout l’Occident. Pour cela, il a bien dû faire preuve de certaines qualités. Ce que ses partisans apprécient chez lui, c’est sa capacité, malgré sa situation fortunée, d’incarner les préoccupations des citoyens ordinaires, son penchant à exprimer sans détour le fond de sa pensée, son énergie et, par-dessus tout, le fait que, contrairement à bien d’autres gouvernants, il ne s’écrase pas devant les donneurs de leçons bien-pensants, mais réplique du tac au tac. Par contre, ses adversaires l’abreuvent sans répit d’injures et d’accusations, dans lesquelles la haine aveugle le dispute à la malhonnêteté intellectuelle. Certes, Donald Trump ne manque pas de défauts, mais si tout ce qu’on lui reproche était vrai, il serait un véritable monstre, un arriéré mental doublé d’un génie du mal, un être combinant toutes les tares possibles et imaginables. Dans ce contexte, il y a lieu d’examiner d’un œil critique les reproches que ses dénigreurs font à Donald Trump.

1- Trump devrait son élection en 2016 à l’ingérence russe.
De multiples groupes d’intérêts, américains et étrangers, sont intervenus lors des élections de 2016 et il est apparemment vrai que des internautes au service du gouvernement russe ont diffusé des messages visant à favoriser Trump. Cependant, l’enquête approfondie conduite par le procureur Mueller n’a pu établir que cela s’était fait en collusion avec l’organisation de la campagne Trump. Par contre, que dire de l’ingérence de milliardaires comme Bloomberg et Soros, qui injectent des centaines de millions dans la campagne actuelle pour défaire Trump, des médias établis qui mènent contre lui une campagne incessante de dénigrement, des procureurs d’allégeance démocrate qui lancent des poursuites contre des organismes comme la NRA pour les empêcher de contribuer à la campagne républicaine?

2- Le mandat de Trump serait illégitime, car il n’a pas obtenu la majorité des votes en 2016
Le système des grands électeurs servant à désigner le président des États-Unis, comme le vote par comté en vigueur au Québec, est conçu pour accorder aux régions rurales moins peuplées un poids supérieur à leur population, de manière à éviter que les grandes agglomérations urbaines déterminent à elles seules l’issue des élections. Cela peut faire en sorte qu’une élection soit remportée par un parti qui n’a pas eu le plus de votes, mais cela évite que des régions (comme la Gaspésie) soient privées de toute influence politique. Cela n’entache en rien la légitimité d’une élection.

3-Trump représenterait la lie de la société américaine
C’est dans cet esprit qu’en 2016, Hillary Clinton traitait les partisans de Trump de ramassis de « deplorables » (minables), reflétant bien le complexe de supériorité des adeptes du politiquement correct à l’égard des citoyens ordinaires. Contrairement à ce que certains prétendent, l’opposition entre les pro-Trump et les anti-Trump ne se résume pas à un clivage entre gens instruits et non-instruits, car on retrouve parmi les populistes quantité de gens intelligents et éduqués et, chez les adeptes de la rectitude politique, beaucoup de semi-instruits et de lessivés du cerveau. Le fait est que Trump est, face au courant de la rectitude politique fédérant les gens de mentalité cosmopolite et ceux qui s’identifient à des catégories particulières de la population ou à des causes spécifiques, le candidat des Américains enracinés, de ceux qui s’identifient d’abord comme des Américains. Cela signifie, il est vrai, qu’il se trouve ainsi à rallier une claire majorité des Blancs, mais qui peut reprocher à un groupe ethnique menacé de minorisation dans son propre pays, que ce soient les Blancs américains ou les Québécois de souche, de voter pour un candidat nationaliste?

4-Trump serait l’expression de tendances conservatrices dépassées
Et alors? C’est là une vieille astuce des « progressistes » d’étiqueter les points de vue qui diffèrent des leurs de dépassés, afin de profiter du goût effréné de la nouveauté qui est l’une des tares des sociétés contemporaines (et un signe de barbarie, selon Montherlant). Les marxistes avaient ainsi réussi, jusqu’à l’effondrement des dictatures qu’ils dirigeaient, à convaincre nombre d’occidentaux que le communisme était l’avenir de l’humanité et les ayatollahs de la rectitude politique tentent aujourd’hui de faire de même. Dans le monde réel, les valeurs conservatrices sont bien plus susceptibles d’assurer une société viable que les lubies progressistes.

5- Trump aurait des failles morales qui le disqualifieraient de gouverner
Certes, on peut douter de la profondeur des convictions conservatrices et des qualités morales de Donald Trump, quand on se rappelle qu’il n’a jamais été très religieux personnellement, qu’il a eu une vie conjugale chaotique, qu’il a contribué au Parti démocrate par le passé, qu’il a oeuvré dans le milieu de l’immobilier et celui du jeu, connus pour leurs pratiques parfois douteuses, et qu’il a fait partie du jet set, qui ne se caractérise pas par son puritanisme. Cependant, on ne peut nier que Trump ait une discipline personnelle (il est travaillant, il ne fume pas, ne boit pas, ne consomme pas de drogues) et, depuis son accession au pouvoir, il a livré la marchandise à sa base conservatrice. Il faut souligner le deux poids deux mesures pratiqué par ses adversaires démocrates et journalistiques. Malgré la vie privée exemplaire des présidents républicains élus depuis Eisenhower, aucun n’a trouvé grâce à leurs yeux et ceux d’entre eux qui ont commis des faux pas dans l’exercice du pouvoir ont été attaqués sans merci. Par contre, les démocrates et leurs alliés des médias tendent à passer sous silence les écarts de conduite et les abus de pouvoir des présidents démocrates ou du candidat Biden. Des procureurs d’allégeance démocrate multiplient les enquêtes pour tenter de découvrir des motifs de condamnation dans les affaires passées de Trump, mais les médias établis traitent de fausses nouvelles les indications qui s’accumulent à propos du népotisme de Biden. Par ailleurs, on peut déplorer que Trump n’ait pas établi de barrière plus étanche entre les affaires de l’État et ses affaires privées et qu’il ait confié des mandats gouvernementaux à des membres de sa famille. Toutefois, rien ne montre que Trump se soit enrichi grâce à ses fonctions politiques (c’est plutôt l’inverse) et il faut rappeler que Kennedy avait nommé son propre frère procureur général (ministre de la Justice).

6- Trump ne serait pas suffisamment intelligent, cultivé et compétent pour gouverner
Trump a des lacunes et c’est son mentor Steve Bannon lui-même qui reconnaissait qu’il était un outil imparfait. Il est cependant surprenant de voir reprocher à Trump son manque de culture, considérant qu’aucun président depuis Wilson ne s’est démarqué à cet égard. Par certains de ses goûts, Trump partage des éléments de la culture populaire des cols bleus, mais c’est précisément ce qui le rapproche de cette partie de sa base. On critique sa façon excessive, hyperbolique et approximative de s’exprimer, on se lasse de l’entendre utiliser l’adjectif « fantastic » à tout propos et de sa propension à communiquer ses états d’âme sur internet. Toutefois, Trump croit ce qu’il dit et, lorsqu’il tourne les coins ronds, ce n’est pas pour tromper ses auditeurs, mais pour s’en faire comprendre. Son absence de filtre est rafraîchissante sur le plan de la transparence, lorsqu’on compare avec la langue de bois de tant d’autres gouvernants. Quant au style impulsif qu’on reproche à Trump, il est vrai que le roulement rapide de ses collaborateurs peut parfois inquiéter, quoique cela ne semble pas affecter la continuité des opérations. De plus, les déclarations parfois trop rapides du Trump sont généralement suivies de décisions tout à fait idoines, ce qui donne à penser qu’elles constituent des ballons d’essai. Enfin, l’absence d’expérience gouvernementale de Donald Trump est plutôt un atout pour quelqu’un qui s’est donné pour programme de sortir des ornières des gouvernements précédents. Trudeau fils n’avait d’ailleurs pas d’expérience gouvernementale lorsqu’il est devenu premier ministre et personne ne semble s’en formaliser.

7- Trump polariserait la société américaine et la conduirait à la guerre civil
Ce n’est pas Trump qui est responsable de la polarisation, mais les ayatollahs bien-pensants et les ploutocrates mondialistes. Trump s’est porté à la défense des « underdogs », de la partie des citoyens exclue du pouvoir par la domination de la secte politiquement correcte et spoliée par la mondialisation. Les porte-parole de la gauche font grand cas de la menace que poseraient les milices de droite, prétendument inspirées par Trump. Il s’agit d’un danger imaginaire, surtout quand on le compare avec celui posé par les bandes d’antifas et d’autres extrémistes de gauche, qui se livrent quotidiennement depuis des mois à des saccages ponctués de meurtres dans plusieurs grandes villes américaines. On n’a jamais vu de milices de droite saccager ou piller les commerces de centres-villes et lorsqu’elles manifestent, elles se conforment scrupuleusement aux consignes des forces de l’ordre. On a pu l’observer lors de la manifestation de la Meute à Québec, il y a quelques années : alors que les participants au défilé de la Meute ont accepté, à la demande de la police, de rester confinés pendant des heures dans un stationnement souterrain, les contre-manifestants de gauche ont saccagé le mobilier urbain et violenté des sympathisants de la Meute. Dans cette perspective, les milices de droite constituent plutôt un facteur d’ordre et une police d’assurance en cas de défaillance de l’État à préserver l’ordre public. Par contre, il y aurait beaucoup à dire du comportement de certains maires et gouverneurs démocrates, qui ont toléré voire encouragé les déprédations des extrémistes de gauche dans leur ville ou leur État, faisant même obstacle à une intervention fédérale.

8- Trump mènerait une politique raciste
Cette accusation s’appuie sur le refus de Trump de condamner indistinctement tous ceux qui s’opposent aux débordements des énergumènes d’extrême-gauche et notamment à leurs tentatives de détruire tous les symboles sudistes, et sur son refus d’endosser les codes de culpabilisation de la civilisation occidentale promulgués par la secte politiquement correcte. Comme président. Donald Trump n’a jamais fait preuve de racisme dans ses décisions, mais la stratégie qu’il poursuit en est une d’apaisement. Pour lui, il s’agit de résorber les tensions raciales en facilitant la progression économique des ethnies minoritaires, mais sans passer par une culpabilisation des Blancs qui ne ferait que les braquer, et sans imposer un génocide culturel à la Nation sudiste. Cette stratégie apparaît bien plus intelligente que celle préconisée par les adeptes de la rectitude politique.

9- En politique étrangère, Trump serait belliqueux, ami des dictateurs et méprisant pour ses alliés
Donald Trump est un président pacifique. Certes, contrairement à Théodore Roosevelt dont la devise était « talk softly and carry a big stick », la sienne est « talk loudly », mais ce qu’il vise, c’est d’extraire son pays des conflits interminables et du rôle de gendarme du monde. C’est ainsi qu’il a favorisé des pourparlers de paix en Afghanistan, qu’il a refusé d’intervenir en Syrie et qu’il a amorcé un retrait d’Irak sitôt l’EI vaincu. Son approche pour neutraliser les dictateurs présentant un danger potentiel pour les États-Unis, c’est de les rencontrer en personne et les propos polis qu’il tient `dans ces circonstances ne signifient nullement qu’il songe à les imiter. Dans le cas de la Russie, Trump n’a jamais caché qu’il souhaitait normaliser des relations mises à mal par les maladresses d’Obama, car ce pays ne représente plus une menace sérieuse pour les États-Unis : en effet, la Russie a abandonné l’idéologie invasive du marxisme, son industrie lourde est désuète, son économie repose sur l’exportation des ressources naturelles (c’est devenu un gros Canada) et elle peine à s’imposer comme première puissance régionale. Par contre, la Chine représente une menace réelle, en raison de ses ambitions géopolitiques, de la taille de sa population et de la dépendance économique de l’Occident envers elle. Trump a donc tout à fait raison de tenir la ligne dure. A l’égard de ses alliés occidentaux, Trump a décidé de mettre fin à la situation où ces pays s’en remettent souvent aux États-Unis pour garantir leur défense, ce qui était justifié au temps de la guerre froide, mais plus aujourd’hui. Cela ne fait pas plaisir à un pays comme le Canada, mais c’est tout-à-fait justifié d’un point de vue américain. En fait, le seul vrai reproche qu’on peut faire à Trump en matière de politique étrangère, c’est de pousser le soutien à Israël à un point où cela en vient à nuire aux intérêts des États-Unis.

10- La politique économique de Trump favoriserait les riches et son intérêt personnel.
Ce relent d’analyse marxiste est mal fondé. La politique économique du gouvernement Trump s’inscrit dans la ligne préconisée traditionnellement par les républicains, qui repose sur l’approche du « trickle down » et qui consiste à soutenir les investisseurs pour favoriser la création d’emplois pour les moins favorisés. Cette approche s’est, par le passé, révélée plus efficace pour assurer la prospérité générale que celle consistant à imposer une fiscalité écrasante pour financer des mesures de redistribution conduisant à la dépendance sociale, et elle donnait encore de bons résultats avant que la COVID ne vienne paralyser l’économie. Par ailleurs, il ne faut pas oublier les efforts de Trump pour améliorer la situation concurrentielle des producteurs américains sur le marché mondial (ex : révision de l’ALENA) et pour endiguer la fuite des emplois.

11- Trump aurait mal géré la pandémie
Les États-Unis n’ont pas agi très différemment des autres pays face à la pandémie, mais il faut noter que Trump a été l’un des premiers à décréter la fermeture des frontières et l’état d’urgence. Les dérapages les plus graves sont venus de décisions malavisées de certains gouverneurs, principalement démocrates d’ailleurs. Ce que l’on semble reprocher le plus à Trump, c’est d’avoir cherché à diffuser un message d’espoir (l’équivalent du « ça va bien aller » de Legault), plutôt qu’un discours alarmiste, d’avoir recherché le juste équilibre entre la protection de la santé des citoyens et la préservation de leurs moyens d’existence, et de n’avoir pas suivi aveuglément les seuls avis des spécialistes de la santé. Par ailleurs, le président Trump s’est distingué par l’accent qu’il a mis sur le développement d’un vaccin dans les plus brefs délais et il est surprenant qu’on le blâme pour cela.

12- Trump chercherait à truquer les élections et refuserait de quitter le pouvoir en cas de défaite
Les réticences exprimées par les républicains à l’égard du vote par correspondance ne sont pas motivées par le désir d’empêcher le vote des minorités, mais par la crainte de fraude électorale, et ce n’est pas parce que peu de fraudes ont été décelées par le passé qu’il n’y a pas de risque cet automne. En effet, les règles qui s’appliqueront dans plusieurs États prévoient que les votes postés après la date des élections seront comptés quand même. De plus, comme le recensement ne permet pas de distinguer les citoyens ayant le droit de vote des personnes n’ayant pas ce droit, il sera très difficile de déceler les cas où des immigrants n’ayant pas la citoyenneté (une clientèle courtisée par les démocrates) auront voté par correspondance. Enfin, le vote par correspondance se prête à la pratique du « ballot harvesting », soit celle où des organisations telles que celles dont les démocrates disposent dans les grandes villes se présentent au domicile de citoyens vulnérables, comme les personnes âgées ou les membres de communautés ethniques défavorisées, pour recueillir des votes en faveur de leur parti. Par ailleurs, Trump a démenti les affirmations voulant qu’il refuse de céder le pouvoir advenant une défaite, soulignant qu’il était très heureux dans la vie qu’il menait avant d’être président, mais qu’il ne se priverait pas de contester un résultat qui serait dû à la fraude, ce en quoi il a raison.

Conclusion
On rapportait dernièrement qu’une résidente de Longueuil avait envoyé une lettre empoisonnée au président Trump, ce qui est le signe d’une radicalisation croissante de ses ennemis. C’est donc avec inquiétude que plusieurs citoyens américains attendent le résultat des élections de novembre. Une défaite éventuelle de Trump ne risque-t-elle pas d’aboutir à une situation où des hordes d’énergumènes antifas se présenteront à leur porte, avec la bénédiction des nouvelles autorités politiques? Les populistes des autres pays d’Occident ont eux aussi des motifs d’être inquiets, non pas tant parce que le sort personnel de Trump ou celui de la société américaine leur importent, mais en raison des répercussions d’une défaite de Trump, qui enhardirait les adeptes de la rectitude politique de leur pays dans leurs habitudes de persécution des populistes et des nationalistes.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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