Implication de Joseph Facal dans les programmes d’accès à l’égalité

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Joseph Facal, ce politicien originaire de l’Uruguay que le Québec accueillit à bras ouverts en 1970, au point de l’élire en 1994 et en 1998, se présente actuellement comme un ardent défenseur de l’identité québécoise et un farouche opposant au multiculturalisme, notamment dans ses chroniques dans le Journal de Montréal et lors de ses interventions télévisuelles. Pourtant, Joseph Facal fut l’un de ceux qui imposa le multiculturalisme et sa conséquence directe, la discrimination positive envers les Québécois, lorsque celui-ci était ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration de mars 2001 à janvier 2002, et ministre d’État à l’Administration et à la Fonction publique de janvier 2002 à avril 2003 avec le Parti Québécois. C'est en cette qualité qu'il lançait le Plan d’action pour la diversité dans la fonction publique québécoise en 2002, un vaste programme de « discrimination positive ».

 

Changement de cap opportuniste ou animé par la sincérité? 

Quoi qu'il en soit, les rapports annuels de son ministère lorsqu’il a été en service ne mentent pas et on décèle clairement le jargon du multiculturalisme et la discrimination positive en action qui élimine systématiquement la candidature des Québécois de souche à l’embauche dans la fonction publique à cause de leur couleur de peau.

À la page 12 du rapport annuel 1999-2000 signé par le ministre, concernant la « Direction des politiques et programmes de relations civiques » du ministère, on peut lire que celle-ci « œuvre à l’extension et à la réalisation des Programmes d’accès à l’égalité (PAÉ) et de mesures visant la représentation de toutes les composantes de la société québécoise ». Il y est aussi exprimé que « la Direction de la coordination et du soutien en relations civiques s’occupe des questions liées à l’ouverture au pluralisme, au rapprochement interculturel, à la lutte au racisme, au soutien à la gestion de la diversité et à l’adaptation des institutions à ces réalités. »

Un peu plus loin, on apprend que « le gouvernement a fixé à 25 % la représentation des jeunes autochtones, anglophones et membres des communautés culturelles dans les emplois d’été pour étudiants dans la fonction publique québécoise en 1999. Le ministère a reçu pour mandat de développer des stratégies en vue d’augmenter la représentation de la diversité des citoyens au sein de la fonction publique. Au cours de l’été 1999, parmi les 4 258 étudiants inscrits au Placement étudiant du Québec, 1 048 personnes s’identifiant comme appartenant aux groupes cibles ont obtenu un emploi d’été dans la fonction publique, permettant ainsi d’atteindre l’objectif fixé ».

La page 24 du rapport nous révèle qu’un projet de loi visait à rendre obligatoire un programme d’accès à l’égalité (discrimination positive) dans les organismes publics.

« Le MRCI examine différents scénarios permettant d’assurer une représentation plus équitable de l’ensemble des Québécois dans des organismes publics, soit dans les organismes gouvernementaux non régis par la Loi sur la fonction publique, dans les réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux, dans le secteur municipal ainsi que pour l’effectif policier de la Sûreté du Québec. En 1999-2000, le ministère a tenu de nombreuses consultations avec plusieurs ministères et organismes afin de déterminer les conditions d’extension des PAÉ en vue du dépôt du projet de loi 143. Ce projet de loi vise à augmenter la représentation des femmes, des autochtones et des minorités visibles dans les organismes publics de 100 employés et plus et à l’obligation d’élaborer un PAÉ lorsqu’il est démontré qu’il y a sous représentation de ces groupes dans leur effectif. »

L’année suivante, soit en 2001, lorsque Joseph Facal occupa pleinement ses fonctions de ministre, aucun changement de cap n’est prévu. Allons voir le rapport annuel 2001 de son ministère.

À l’article 2.3.2.1, on apprend que la Charte des droits et libertés de la personne fut modifiée à l’unanimité par l’Assemblée nationale puisqu’elle ne permettait pas la discrimination positive envers les gens de race blanche. En bref, le gouvernement s’est donné le pouvoir à lui-même de discriminer la majorité de la population du Québec et de nier les droits de ceux-ci.

« 2.3.2.1 Programme d’accès à l’égalité

Le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration est responsable de l’application de la partie III de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec qui concerne les programmes d’accès à l’égalité. Un programme d’accès à l’égalité a pour objet de corriger la situation de personnes faisant partie de groupes victimes de discrimination. Afin de favoriser une juste représentation dans les institutions publiques des femmes, des autochtones, des personnes faisant partie d’une minorité visible et des personnes dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, le 1er décembre 2000, la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics et modifiant la Charte des droits et libertés de la personne. »

Cette loi, qui permet de discriminer les Québécois chez eux pour favoriser les minorités, affectera pas moins de 500 000 emplois et sa mise en œuvre n’est appuyée par nul autre que le ministère de Joseph Facal à l’époque!

« Cette loi, entrée en vigueur le 1er avril 2001, élargit de façon majeure le nombre d’institutions publiques tenues de favoriser l’accès à l’égalité. Ainsi, près de 700 organismes et 500 000 emplois sont touchés. Sa mise en oeuvre relève de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et est appuyée par le ministère. »

L’article 2.3.2.2 du rapport annuel nous apprend également que le ministère de Joseph Facal a mis en place un programme visant à promouvoir le multiculturalisme chez les jeunes étudiants québécois, leur permettant de « s’ouvrir au pluralisme et de contribuer à un rapprochement interculturel au sein de la société québécoise » – un programme issu directement de l’idéologie du multiculturalisme qu’il dénonce aujourd’hui!

« Le Programme d’échanges de jeunes en milieu scolaire vise le rapprochement entre les jeunes de la métropole et ceux des autres régions. Il est destiné aux élèves de 5e et 6e années du primaire âgés de 10 à 12 ans ainsi qu’aux jeunes du secondaire âgés de 12 à 17 ans. Il s’agit de jumelages de classes de 20 à 35 élèves pour une durée de 2 à 4 jours. Le programme permet aux participants d’échanger entre eux, de mieux comprendre le Québec dans son ensemble, de connaître d’autres milieux de vie, de s’ouvrir au pluralisme et de contribuer à un rapprochement interculturel au sein de la société québécoise. En 2000-2001, le programme était à sa première année d’implantation. Les échanges ont eu lieu à partir de janvier 2001 et se sont poursuivis jusqu’en juin 2001. Au total, 1 100 jeunes de 44 écoles jumelées ont bénéficié de ce programme en 2000-2001. »
 

Douteux volte-face

Le 25 octobre 2010, dans un article intitulé "Angela Merkel et nous", Joseph Facal déclare au sujet du multiculturalisme : « C’est enfin une utopie pernicieuse. D’une part, parce qu’elle se drape dans les bons sentiments et fait passer pour des gens plus ou moins racistes ceux qui la contestent. » Pourtant, alors qu’il était ministre, il n’hésita pas à culpabiliser les Québécois en finançant des activités contre leur supposé racisme. Ainsi, son « ministère, en concertation avec quatre partenaires (Office franco-québécois pour la jeunesse, Conseil des relations interculturelles et deux organismes communautaires) a réalisé la Semaine d’actions contre le racisme qui a eu lieu du 19 au 23 mars 2001. Le 27 mars 2001, une motion a été déposée à l’Assemblée nationale par le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration pour souligner la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale » (article 2.3.2.3.) Le tout, après avoir voté en assemblée la discrimination contre ses propres citoyens!

Tout en dénonçant le racisme des uns, le ministère de Joseph Facal « soutient également la Corporation d’affaires Mathieu Da Costa ». À la page 30, on peut lire que « celle-ci a pour mandat de mettre à la disposition des membres de la communauté noire (et uniquement noire) un fond de capital de risque pour leur permettre de se lancer en affaires ». En plus de cela, le ministère de Joseph Facal a participé à « la célébration du Mois de l’histoire des Noirs (…). Cet événement a pour objectif la promotion de l’apport de la communauté noire au développement de la société québécoise. Pour l’édition de février 2001, le ministère s’est associé à un organisme communautaire pour la réalisation d’une exposition, Encre noire, 50 ans de littérature noire au Québec. » Donc le racisme est condamnable, mais l’État, sous la bienveillance de Joseph Facal, finance des événements et des organismes favorisant seulement les membres de la communauté noire… que de cohérence!

Pour terminer, dans le Devoir du 25 février 2003, notre cher Joseph Facal, aujourd'hui grand critique du multiculturalisme, déclarait alors: « Si nous souhaitons une fonction publique représentative de l’ensemble des personnes qui composent le Québec aujourd’hui, il reste beaucoup de travail à faire… Il faut sensibiliser les gestionnaires du gouvernement qui font preuve d'une sensibilité insuffisante envers la diversité ». Il était à l’époque président du Conseil du Trésor et ministre responsable de l'administration et de la fonction publique du gouvernement du Québec.

« Diversité », « interculturalisme », « pluralisme », « accès à l’égalité », « lutte contre le racisme », des mots dignes de la commission Bouchard-Taylor, appliqués bien avant celle-ci au sein même du gouvernement du Parti Québécois. Le règne de Joseph Facal au gouvernement ne laisse aucun doute. Nous avons bel et bien affaire à un apôtre du multiculturalisme parmi les plus zélés. Il l’appliqua si bien que ses politiques affectèrent plus de 500 000 emplois dans lesquels les Québécois ont été systématiquement discriminés, même si ceux-ci étaient amplement qualifiés pour le poste et ce, uniquement à cause de la couleur de leur peau, trop pâle pour certains.

Fédération des Québécois de souche

 

Références:

Rapport annuel 1999-2000Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration

Rapport annuel 2001Ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration

 

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