Le Harfang – No.5 Vol.8 – Covid-interrompu

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Dans notre dernière livraison, nous avions fait le choix éditorial de ne pas aborder la question du coronavirus et ce pour de multiples raisons, une des raisons majeures étant qu’il est excessivement difficile pour une revue comme la nôtre de traiter de l’actualité immédiate sans perdre de notre pertinence. En effet, entre le moment où nos rédacteurs mettent le point final à leur article et celui où le facteur vous livre Le Harfang, il s’écoule un certain délai durant lequel l’actualité continue de tourner, rendant certaines analyses dépassées. Avec la pandémie du coronavirus, les évènements s’enchaînaient à un rythme infernal, alimentés par les réseaux d’information en continu qui nous offrent à la minute près des nouveaux dictats de l’OMS, des incohérences du gourou Arruda et des contradictions majeures entre les narratifs d’Ottawa et de Québec. Dans un tel contexte, une revue comme la nôtre risquait de présenter des textes qui n’avaient plus de pertinence. Si pour les médias de masse, engraissés aux subventions continuelles et abreuvés de publicités, ce n’est pas un problème, pour nous qui comptons sur l’unique appui de notre lectorat, nous ne pouvons nous permettre de ne pas être pertinents. Ajoutons à cette motivation, celle de discuter de thèmes différents, l’actualité étant alors saturée par le covid-19 et plusieurs étant atteints de coronavirite, soit un trop plein d’informations sur ce sujet. Nous avions donc décidé d’aller de l’avant avec notre dossier Dixieland. Mais, l’eau a coulé sous les ponts et nous pouvons aujourd’hui traiter ce sujet sereinement avec un certain recul et surtout, l’analyser. Il serait pour le moins inconséquent pour une revue comme la nôtre de ne pas le faire.

Dans les derniers mois, plusieurs analyses ont été mises de l’avant pour traiter cette question épineuse du coronavirus. Deux grands axes d’analyse se distinguent : le premier, mis de l’avant par le chroniquer Alexis Cossette-Trudel voulant que cette pandémie permît d’avancer l’agenda mondialiste, et le second, voulant qu’elle suscitât au contraire de favoriser un renouveau nationaliste.

Refusant ce faux dilemme, notre position est à cheval entre ces deux voies, qui ne sont pas aussi opposées qu’elles peuvent le sembler de prime abord. Oui, au niveau étatique, cette pandémie a permis aux différents gouvernements d’étendre leur pouvoir, imposant au peuple des mesures draconiennes liberticides. C’est un fait indéniable que depuis le début de la pandémie, c’est un organisme mondialiste, l’OMS qui a dicté aux gouvernements comment agir. Hormis Trump, les gouvernants occidentaux se sont pour la plupart pliés docilement aux consignes émanant de cette autorité supranationale. La souveraineté nationale a été abandonnée de plein gré par les gouvernements. Et que dire des mesures liberticides, inspirées des paradis rouges, dont l’effet est décuplé par une technologie dont Staline et Mao ne pouvaient même pas rêver.

Et il y a eu le sabordement de notre économie locale. Les commerçants d’ici furent forcés de fermer boutique, alors que les chaînes américaines purent continuer à faire des affaires en or, monopolisant l’entièreté du marché. Les discours de Legault ne parvinrent pas à compenser la main mise croissante des géants américains sur notre économie. Le fait que Trudeau signa un partenariat officiel avec Amazon ne fait que démontrer à quel point nos gouvernements n’ont aucun intérêt à défendre nos entreprises et une économie locale forte. L’endettement astronomique du Canada, qui avait commencé bien avant la pandémie, en rajoutera une couche et risque de miner l’économie à moyen terme.

Mais d’un autre côté, cette pandémie a été un électrochoc pour la population, qui n’avait jamais vu son confort bourgeois être bousculé. La confiance dans les médias, mais aussi dans les gouvernements, a chuté. C’est suite aux pressions populaires que Trudeau acceptât finalement de couper le chemin Roxham, du moins temporairement, car il l’a réouvert au mois d’avril. Cela s’est traduit par un intérêt croissant pour la réinformation, Nomos TV d’une part, mais aussi le Harfang qui a vu son lectorat croître durant cette crise. Ce phénomène touche l’ensemble du monde de la réinformation. Le public comprend qu’on lui a menti en lui vantant une « mondialisation heureuse » qui n’existe que dans les contes de fée.

Pour comprendre l’ensemble de la question, il faut donc revenir à la distinction entre politique, l’État, et la métapolitique, la culture populaire. En ce moment, le mondialisme a fait des gains politiques majeurs, avec des États bradant leur souveraineté populaire, mais en métapolitique, nous assistons à un éveil populaire nationaliste.

Les mois qui suivent verront donc ces deux visions s’opposer sur la place publique et sur les réseaux sociaux.

À nous de saisir la balle au bond

 

3 Éditorial
4 Servir
5 La demi admission de Trudeau
6 Histoire des khazar 10
7 Ce virus qui nous ramène aux heures les plus sombres
8 Covid-interrompu
12 La pandémie de 2020 : constats pour les nationalistes
13 Au revoir Uderzo
14 Un panoptisme à ciel ouvert
16 Une télévision libre? Nomos!
17 Ce qui nous attend
18 Covid ou la perversion médiatique
20 L‘erreur wéberienne
22 Ni concession, ni compromis. Entretien avec Vincent Vauclin
24 Quelle alternative au communisme?
25 Le Nouvel Ordre Mondial démasqué
26 Un pugiliste à la mine acérée
27 Talmud, voyage au bout de la nuit

 

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