Le livre noir de l’AFP – Jean Robin

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En septembre, l’Agence France Presse publiait un article pour le moins fallacieux mettant en cause notre antenne régionale saguenéenne, les Nationalistes du Saguenay. L’article, en plus d’être ouvertement biaisé et sensationnaliste, comportait même des mensonges avérés, notamment que notre antenne avait revendiqué le vandalisme sur la mosquée de Saguenay, un geste dont l’auteur fut appréhendé et duquel nous fûmes totalement blanchis. De tels mensonges et le fait que jamais la « journaliste » responsable de ce torchon ne nous ait contacté avant la publication de l’article, ce que tous les journalistes, mêmes les plus biaisés, font pour se donner un air d’objectivité, nous ont laissé perplexes.

Ces mensonges et cette déformation étant si flagrants, nous avons décidé de nous intéresser à l’organe de propagande que représente l’Agence France Presse, une des trois plus grosses agences de presse au monde, responsable de 80% des nouvelles en France et un fort pourcentage des nouvelles internationales des quotidiens québécois. Etait-ce la première fois que cet organisme financé par les contribuables français était si ouvertement subjectif ?

La recherche fut courte, tombant tout de suite sur le livre de Jean Robin intitulé Le livre noir de l’AFP. Dès les premières pages, nous apprenons que certains journalistes de l’Agence France Presse se décrivent ouvertement et impunément comme de gauche ou d’extrême-gauche, un étiquetage pour le moins curieux pour des journalistes supposés représenter une couverture objective et neutre de l’actualité sans parti pris.

Cette subjectivité s’est traduite notamment par une minimisation des phénomènes de droite et une enflure des chiffres lorsqu’il s’agit d’un phénomène de gauche. Ainsi, les manifs pour tous et les veilleurs virent le nombre de leurs participants réduit drastiquement, malgré les vidéos et les photos circulant sur la toile démontrant le ridicule des chiffres avancés par l’Agence France Presse, alors que les manifestations de gauche virent le nombre de leurs participants plus que doubler.

Dans cette optique, l’Agence France Presse participe à la diabolisation du parti le plus populaire de France, le Front National, notamment en minimisant les attaques subies par ce parti et en représentant mal ses événements. Les groupes contre l’islamisation subissent évidemment le même traitement.

La politique internationale est évidemment un autre domaine dans lequel l’AFP fait preuve d’un parti pris évident, que ce soit dans le traitement du conflit israélo-palestinien ou de ce qui concerne la Russie.

Plus troublant encore, l’AFP a commis nombre d’erreurs factuelles ou de déformations pures et simples. L’Agence France Presse a aussi été reconnue coupable de piratage, de trucage de photos et d’atteinte à la propriété intellectuelle.

De telles pratiques sont inexcusables pour une agence de ce type qui se targue d’être crédible. Les nouvelles de l’AFP sont reprises textuellement dans un nombre important de journaux, alors que dans plusieurs autres médias, on se contentera de reformuler un peu sans jamais remettre en question les faits présentés. D’autres journalistes, quant à eux, s’inspireront des sujets présentés par l’Agence France Presse pour effectuer leur propre reportage sur le sujet, mais somme toute, il est possible de dire que, du moins en France, l’Agence France Presse a le monopole de l’information.

Robin, Jean. (2013) Le livre noir de l’AFP. Tatamis. 192p.

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