Le voile d’Aïcha

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Islam et Occident cohabitent mal. Leur cohabitation se déroule sur un mode conflictuel ou les débats se suivent et le Québec à ce chapitre montre bien son caractère occidental; valeurs, laïcité, islamisme modéré ou radical, évènements de la Mosquée de Québec, accommodements raisonnables, hijab ou burqa, tout semble faire débat. Le « vivre ensemble » n’est vraiment qu’un slogan pour aveugler et faire croire à une bonne entente qui n’existe qu’en surface. Il n’est que de voir les tenants de ce « vivre ensemble » pour y trouver rapidement les ennemis les plus résolus du Québec national; pensons seulement à Justin Trudeau, Philippe Couillard et leurs cohortes libérales.

Dans cette guérilla incessante, les questions vestimentaires jouent un rôle disproportionné. Hijab et burqa dans l’espace public seront des sujets dans la campagne électorale québécoise où libéraux et caquistes s’opposeront sur le port de signes religieux chez les fonctionnaires détenteurs ou représentants de la force publique. À ceux préoccupés par la situation des femmes musulmanes et de leur tenue vestimentaire, comme Sophie Durocher s’intéressant régulièrement au sort des femmes iraniennes, rappelons les remarques de Rémi Tremblay dans Le Harfang (août-septembre 2018), dans un article intitulé « le choc des civilisations, un conservatisme libéral »: « Par contre, il faut faire la part des choses: si on ne veut pas d’Islam en Occident, il ne faut pas tenter d’imposer le mode de vie occidental en Terre d’Islam et tenter de s’ingérer dans les affaires intérieures des autres pays.»à

Pas de burqa à Montréal, pas de chandails bedaines de bretelles spaghetti à Téhéran.

Nous invitons Justin Trudeau à méditer lui aussi ces lignes dans le contexte de la dernière escarmouche qui, tout en apparaissant bien anecdotique, est grosse de toutes les querelles que l’Islam a importé chez nous. De quoi est-il question? D’une publicité de la marque de vêtements bien connue Gap montrant de jeunes enfants jouant et souriant à l’objectif. La photo se veut évidemment inclusive, Gap prenant ici le relais des photos de Benetton de triste mémoire. Ce qui fait polémique, c’est que l’une des fillettes porte un hijab.
En France, c’est Le Figaro du 10 août qui a ouvert le ban avec un article intitulé « Fillette voilé chez Gap kids: « quand l’Oumma devient un fantasme publicitaire». L’essayiste Céline Pina écrit: « Ce qui nous dérange dans les faits c’est que la campagne de Gap Kids nous démontre que les islamistes ont réussi à imposer leurs symboles identitaires et à légitimer leur clôture identitaire dans les pays multiculturalistes, au point que les meilleurs alliés dans leur offensive contre l’Égalité des droits et la laïcité se trouvent maintenant aux États-Unis. Cela se traduit par les attaques récurrentes du Washington Post contre le modèle français,(…) chargés de faire le procès de la France(…). »

Mathieu Bock-Côté tient une réflexion similaire dans sa chronique du Journal de Montréal du 11 août « Voiler les fillettes, une chance pour nos sociétés » opposant le modèle des sociétés anglo-saxonnes multiculturalistes à la laïcité française. Au Québec, Sophie Durocher c’est aussi intéressée à la question. En effet, elle s’est chargée de porter les premiers coups dans un article intitulé « Gap, ne voilez pas les petites filles » dans Le Journal de Montréal du 9 août. « En montrant le foulard comme « un vêtement comme un autre », quel message la compagnie envoie-t-elle aux petites filles qui voudraient refuser de porter ce vêtement qui cache (pour ne pas dire oblitère) le corps des femmes ?

Chaque fois que l’on parle du voile, ses défenseurs nous disent que les femmes le portent volontairement.
« Mais qui peut nous faire croire qu’une petite fille se lève le matin et de son plein gré choisit de cacher sa féminité, honteuse ou dangereuse? » Madame Durocher conclut sur les femmes iraniennes en écrivant: » Les courageuses femmes iraniennes qui risquent leur vie pour défier la Police des moeurs. » Elle se fend d’une curieuse proposition en écrivant: « Pourquoi Gap n’a-t-il pas choisi pour sa campagne des jeunes filles de culture musulmane qui portent fièrement leurs cheveux au vent. » Madame Durocher se rend-t-elle compte qu’elle pratique ainsi une curieuse chasse au faciès inversée, quelles sont les caractéristiques d’une jeune fille de culture musulmane reconnaissable sur une photographie publicitaire. Nous invitons Justin Trudeau à méditer lui aussi ces lignes. Ce ne sont pas quelques centimètres de tissu qui posent problème, mais la Déferlante migratoire de population aux valeurs incompatibles avec celles des populations d’accueil. Il ne s’agit pas de racisme, mais de légitime défense. Viktor Orban et Matteo Salvini l’ont bien compris.

Coïncidence, On remarquera que la fillette voilée pourrait avoir l’âge d’Aïcha, la première épouse du Prophète (mariage célébré semble-t-il à 6 ou 7 ans et consommé à 8 ou 9 ans). Le temps de la concupiscence est arrivé, vite voilons le coupable objet de désir.

Pour Gap , les musulmans ne sont pas une menace à notre mode de vie, mais une part de marché, nous voilà rassurés, baby-boomers, milléniaux , et musulmans même combat, si les publicistes le disent.

Rock Tousignant
Pour la tribune de la Fédération des Québécois de souche

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