LES SÉQUELLES D’UNE ÉLECTION AMÉRICAINE CONTESTÉE

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Comme le laissait présager le ton violent de la campagne menée contre Donald Trump par la mouvance politiquement correcte et ses suppôts, les élections américaines de l’automne 2020 et les événements qui ont suivi sont en voie de conduire à une recrudescence de la persécution des populistes de tous les pays d’Occident. Pour les inspirateurs de cette répression, toute mise en question de la légitimité de la victoire de Biden reviendrait à attaquer la démocratie. D’après eux, c’est un fait indiscutable que les élections de 2020 ont été gagnées honnêtement par les démocrates et les manifestations des partisans de Trump viseraient à renverser la démocratie. Ces affirmations méritent d’autant plus d’être examinées de façon critique qu’une presse partiale s’efforce, avec un acharnement suspect, de nous les enfoncer dans le crâne et que l’expression d’opinions contraires est systématiquement censurée.

DES ÉLECTIONS HONNÊTES?

Il est vrai que certains des comportements de Trump ont pu lui nuire. Ses moqueries sur la débilité de son adversaire ont pu indisposer des personnes âgées, son agressivité lors du premier débat présidentiel a pu déplaire aux électeurs qui auraient souhaité un débat plus posé. Un événement inattendu, l’épidémie de COVID, a aussi joué contre lui, en donnant un coup d’arrêt à la prospérité économique qui constituait son meilleur argument électoral. Ses adversaires se sont efforcés de lui attribuer la responsabilité des ravages de la pandémie, mais à tort : les États-Unis ont été parmi les premiers à fermer leurs frontières, le bilan des décès par capita ne diffère pas de façon marquée de celui des pays européens les plus affectés, la mortalité élevée constatée dans certains États résulte en bonne partie des décisions malavisées de leurs gouverneurs et, enfin, c’est Trump qui a donné l’impulsion au développement accéléré de vaccins, alors que tant d’autres ne misaient que sur les mesures de confinement.

Même si la preuve n’a pas été faite devant les tribunaux que les élections de novembre 2020 ont été entachées de fraude, il n’en reste pas moins que les gestes posés par plusieurs acteurs de la société américaine ont empêché Trump de bénéficier de chances égales. Les médias établis, pour la plupart, ont fait preuve d’une extrême partialité et, tout au long de son mandat présidentiel, ils ont mené contre lui une campagne de dénigrement venimeuse. Toutes ses déclarations étaient qualifiées de mensongères, toutes les allégations proférées contre lui, même les plus farfelues, étaient présentées comme des vérités d’Évangile. En revanche, ses adversaires ont été encensés à profusion. Les médias et les entreprises de médias sociaux se sont également efforcés d’empêcher la diffusion des révélations sur les trafics d’influence du clan Biden. Par ailleurs, les démocrates en poste dans les organes législatifs, les États et l’appareil judiciaire, ainsi que des fonctionnaires déloyaux hérités des administrations précédentes, ont multiplié les embûches contre Trump, avec des rumeurs et des fuites continuelles, une enquête sur la supposée collusion avec la Russie, une tentative de destitution, des enquêtes à répétition ne constituant que des parties de pêche pour tenter de découvrir des délits dans ses affaires personnelles, des poursuites bidon contre certains de ses soutiens pour les neutraliser. Cette entreprise soutenue de salissage a fini par donner à plusieurs électeurs une image défavorable de Trump. Que ce dernier ait des défauts, c’est évident, mais si tout ce que ses adversaires lui avaient reproché était vrai, il serait une véritable incarnation du mal combinant toutes les tares imaginables.

Le parti démocrate a bénéficié d’un appui massif de la haute finance. Des milliardaires comme Bloomberg et les magnats des nouvelles technologies ont déversé des centaines de millions de dollars pour financer la campagne démocrate, mais aussi toute une série d’actions qui ont préparé le terrain : élection de juges « progressistes », réalisation de documentaires politiques, recours judiciaires pour abroger les règles empêchant la fraude électorale, etc. Comment se fait-il que, malgré la prospérité due aux politiques de Trump, la droite d’argent se soit détournée des républicains? L’explication réside sans doute dans le virage populiste incarné par Trump, qui a freiné la mondialisation si avantageuse pour les super-riches, ainsi que dans l’infiltration woke des grandes entreprises, particulièrement celles du secteur des nouvelles technologies.

Par ailleurs, la stratégie des démocrates leur a permis de conserver l’appui majoritaire des minorités ethniques. Comme Parizeau le soir du référendum de 1995, Trump aurait pu déclarer que sa défaite était due à l’argent et au vote ethnique. Alors que l’électorat républicain est principalement constitué des citoyens qui se définissent d’abord comme des Américains, les démocrates cherchent à s’assurer du soutien de ceux qui s’identifient aux intérêts d’une catégorie, fut-elle ethnique (Noirs, Latinos, immigrants), sexuelle (LGBTQ), sociale (artistes, intellectuels, jeunes, jet set, femmes de banlieue), ou idéologique (gauchistes, féministes, antifas). Cette approche clientéliste a conduit les démocrates à embrasser les revendications de chacune des chapelles de la mouvance politiquement correcte et leur a ainsi permis de s’assurer de leur soutien. C’est ainsi que les démocrates se sont rangés du côté des groupes extrémistes qui, exploitant des bavures policières largement diffusées par les médias, ont organisé tout au long de l’été 2020 des émeutes dans les grandes villes. Dans plusieurs cas, les élus démocrates des villes et des États concernés ont encouragé les émeutiers et refusé de mettre fin aux troubles afin que ceux-ci se prolongent le plus longtemps possible. Les démocrates et les médias ont profité de la situation pour monter en épingle les problèmes de brutalité policière et de racisme et en attribuer la responsabilité à Trump. Toutefois, c’est à tort qu’ils ont accusé ce dernier de racisme. Certes, Trump a toujours refusé l’approche politiquement correcte consistant à culpabiliser les Blancs, à procéder au génocide culturel de la Nation sudiste et à instaurer un racisme à rebours; il a plutôt opté pour une stratégie plus intelligente consistant à apaiser les tensions raciales en favorisant la promotion économique et sociale des minorités, tout en évitant de braquer la majorité blanche et en réduisant l’insécurité de cette dernière par un ralentissement de l’immigration. Si l’on peut reprocher quelque chose à Trump à propos des émeutes de l’été 2020, c’est de n’avoir pas agi de façon suffisamment énergique pour y mettre fin, amenant certains électeurs à conclure que son départ serait la seule façon d’avoir la paix.

La stratégie clientéliste des démocrates date de très longtemps et elle s’est traduite par la mise sur pied, dans les grandes villes où se concentrent les minorités ethniques, de puissantes organisations. Pour cimenter leur emprise sur les communautés ethniques de leur ville, les organisations démocrates ont eu recours à des pratiques semblables à celles qu’on reprochait jadis au Québec aux organisations de Taschereau et de Duplessis. Quoique datant des années 1920, le livre « Plunkitt in Tammany Hall » décrit bien le modus operandi des machines démocrates, avec des chapitres aux titres évocateurs comme « La corruption honnête ». Les organisations démocrates sont ainsi parvenues à s’emparer d’un contrôle presque ininterrompu de la gouverne de la plupart des grandes villes, leur permettant, lors des élections aux palier supérieurs, d’assurer aux candidats de leur parti des pourcentages du vote semblables à ceux qu’on retrouve dans les régimes de type stalinien.

La vision que les démocrates ont des électeurs diffère de celle des républicains. Ces derniers tendent à considérer le droit de vote comme un privilège réservé aux citoyens enracinés dans leur milieu et soucieux du bien public, qui votent par devoir civique, et ils sont par conséquent favorables à un contrôle strict de l’admissibilité des électeurs. Les démocrates attirent plutôt les individus dont le vote est motivé par les bénéfices pouvant en découler pour eux-mêmes ou leur groupe d’appartenance. Comme ces bénéfices ne sont pas toujours évidents, immédiats ou assurés, ces individus sont moins portés à exercer leur droit de vote, de sorte que les démocrates doivent les embrigader s’ils veulent gagner les élections. Les démocrates considèrent également que le droit de vote devrait être accordé au plus grand nombre possible d’individus et qu’il est injuste d’exclure les immigrants illégaux, les personnes incarcérées et les jeunes n’ayant pas atteint leur majorité. Pour eux, l’insistance des républicains pour un contrôle serré de l’admissibilité des électeurs n’est qu’une tactique de suppression du vote. Les démocrates sont également d’avis qu’il devrait être facile de voter, aussi facile que de recevoir un chèque de BS par la poste.

C’est dans cette optique que les démocrates se sont préparés à l’élection de 2020. Ils ont ainsi mis en place un système permettant de relancer les jeunes venant d’atteindre l’âge de voter et multiplié les initiatives pour mobiliser les groupes constituant leur clientèle habituelle. Ils ont pris des recours judiciaires et exercé des pressions sur les États pour faciliter, à la faveur de la pandémie, le recours au vote postal et réduire à leur plus simple expression les règles de vérification de la validité des bulletins déposés selon ce mode de votation. Or, le vote postal est très vulnérable aux manœuvres frauduleuses. Avec le vote en personne, il est facile de s’assurer de l’identité d’un électeur, mais c’est plus difficile dans le cas d’un vote postal, surtout lorsque les règles de validation sont minimales et que leur application est marquée par le laxisme, ce qui semble avoir été le cas en 2020, avec un taux de rejet de bulletins invalides beaucoup plus faible qu’à l’habitude. Le vote postal rend aussi possible une pratique constituant un accroc à l’indépendance du vote, soit celle du « ballot harvesting », selon laquelle le représentant d’un parti se présente au domicile d’électeurs vulnérables (personnes âgées, ménages défavorisés etc.) et, par des pressions plus ou moins subtiles, les amène à remplir un bulletin de vote en faveur de son parti, pour ensuite le poster ou le déposer lui-même. Le risque de fraude est encore aggravé par le caractère archaïque du système électoral américain, dont l’organisation incombe à chacun des États. De plus, en l’absence de renseignement sur la citoyenneté dans les recensements, le nombre de sièges alloués aux États où l’on retrouve beaucoup d’immigrants illégaux se trouve surestimé car il tient compte de la population totale.

La fraude électorale n’est pas inconnue au parti démocrate et on peut même dire qu’elle fait partie de son ADN. Plusieurs historiens estiment ainsi que la victoire de Kennedy aux élections de 1960 a été obtenue grâce aux manœuvres de la machine du maire Richard Joe Daley de Chicago. En 2020, d’après des témoignages assermentés recueillis par les avocats des républicains, plusieurs personnes non admissibles auraient voté, par exemple des personnes ayant déménagé dans un autre État, des personnes n’ayant pas atteint l’âge de voter, des immigrants ne détenant pas la citoyenneté et même des personnes décédées ou inexistantes. Des citoyens s’étant présentés pour voter en personne ont découvert qu’on avait voté à leur place par la poste. Des témoins ont parlé de camions arrivant en pleine nuit à un centre de tri avec des caisses entières de bulletins vierges, tandis que des caméras de surveillance ont capté une scène où des paquets de bulletins étaient sortis de leur cachette et comptés après le départ ou l’expulsion des observateurs républicains. Des erreurs de compilation électronique inexplicables ont été décelées dans certains centres.

Les médias ont nié qu’il y ait eu fraude électorale et, chaque fois qu’ils ont fait état des accusations des républicains, ils ont pris soin d’insister sur leur supposée fausseté, tandis que les entreprises de médias sociaux ont censuré leurs abonnés qui les relayaient. On a fait valoir que les recomptages n’ont pas décelé d’erreurs significatives et que les tribunaux ont rejeté toutes les plaintes. Toutefois, plusieurs des tribunaux qui ont refusé d’examiner des plaintes ont indiqué l’avoir fait, non parce qu’aucune personne inadmissible n’avait voté, mais parce que le plaignant n’avait pas démontré que les irrégularités avaient changé le résultat. Or, cette preuve est impossible à faire a posteriori, car les procédures assurant le secret du vote font en sorte qu’on ne peut déterminer, une fois les bulletins enregistrés, à quel candidat sont allés les bulletins provenant de personnes inadmissibles, même lorsqu’on parvient à établir leur nombre total. Quant aux plaintes se fondant sur des motifs constitutionnels, par exemple que, dans certains États, la modification des règles de contrôle de l’admissibilité n’avait pas été autorisée par l’instance prévue par la constitution, les tribunaux concernés n’ont pas voulu les retenir, soit par partisanerie, soit par manque de courage, de crainte que leur intervention soit critiquée comme partisane ou qu’elle ouvre la porte à une situation inédite de chaos.

LE 6 JANVIER 2021 : UNE INSURRECTION?

L’irruption de certains des participants de la manifestation du 6 janvier 2021 dans l’édifice du Capitole a été présentée par les ennemis de Trump comme une insurrection, un acte séditieux visant à renverser la démocratie. Il s’agit là d’une interprétation délirante. Ce que l’on a pu voir le 6 janvier, c’est une manifestation de protestation bien ordinaire qui, en l’absence d’encadrement, a dérapé. Parmi les raisons des débordements, il y a la présence parmi les manifestants de groupes de la droite radicale qui, tout en appuyant Trump, avaient leur propre agenda et cherchaient à obtenir de la visibilité par un coup d’éclat. Il y a aussi l’action de provocateurs d’extrême-gauche, ainsi que l’a révélé la liste des arrestations. Il y a surtout l’exaspération des partisans de Trump, las du mépris et de la haine déversée sur eux par la propagande politiquement correcte, qui n’attendait qu’une occasion pour éclater. Certes, c’est à l’appel de Trump que la manifestation a été organisée, mais l’intention de ce dernier était de montrer aux élus en train de se prononcer sur les résultats des élections que la contestation de ces résultats bénéficiait d’un large soutien populaire. La violence ne faisait pas partie du plan de Trump, comme le démontrent les propos qu’il a tenus aux manifestants venus l’acclamer à la Maison blanche, par lesquels il les invitait à aller exprimer pacifiquement leur opinion devant le Capitole.

Contrairement à la description biaisée que plusieurs en ont faite, la manifestation du 6 janvier a été relativement pacifique dans les circonstances. Les personnes qui se sont introduites à l’intérieur de l’édifice du Capitole ne représentaient qu’une fraction des participants et leur comportement fut, à l’exception de quelques brefs épisodes, assez peu violent, voire presque festif, avec des bannières, des pancartes, des déguisements d’époque, des selfies, l’occupation moqueuse des bureaux de certains élus détestés et de nombreux cas de fraternisation avec les agents de sécurité. Le degré de violence de la manifestation du 6 janvier a été sans commune mesure avec les émeutes organisées au cours de l’été 2020 par le groupe BLM et les antifas. Alors que la manifestation du 6 janvier n’a entraîné que 5 décès (dont 2 en raison de crises cardiaques qui auraient aussi bien pu se produire lors d’une activité de jogging et une participante abattue par un agent paniqué) et des dommages matériels minimes, les émeutes de l’été précédent ont causé plusieurs dizaines de morts, des milliers de blessés et des dommages matériels par centaines de millions.

Il est parfaitement ridicule de prétendre que Trump comptait sur la manifestation du 6 janvier pour imposer sa dictature. Tout au plus espérait-il un vote du Congrès favorable à un audit des élections. Rien ne permet de croire que le défoulement désordonné auquel a donné lieu cette manifestation avait pour but d’abolir le régime démocratique existant. En tous cas, les participants n’ont pas proclamé de nouveau régime, contrairement aux activistes BLM et antifas qui ont occupé le centre de Seattle et de Portland au cours de l’été 2020. Certains ont comparé Trump à Mussolini, mais alors que ce dernier était un révolutionnaire aguerri, Trump a acquis son expérience dans le show business. La manifestation du 6 janvier 2021 n’est de toute évidence pas dans la même catégorie que la Marche sur Rome de 1922.

Malgré son caractère plutôt inoffensif, la manifestation des partisans de Trump a été instrumentalisée par la secte politiquement correcte afin de justifier une répression des populistes et des conservateurs américains, comme cela s’était produit à la suite de la manifestation de Charlottesville d’août 2017. Les adeptes de la rectitude politique ont exigé que les participants soient traqués impitoyablement et condamnés de façon implacable. On a vu les entreprises de médias sociaux, infiltrées jusqu’à l’os par la mouvance woke, retirer l’accès au réseau au président des États-Unis, à ses partisans et, de façon générale, à quiconque exprimait des opinions divergentes, et conspirer pour interrompre les activités des plateformes échappant à l’emprise des bienpensants. C’était là un traitement fort différent de celui réservé à ceux qui ont participé aux émeutes de l’été 2020 ou qui les ont encouragées. Aucun des élus ou des journalistes qui ont approuvé ces émeutes n’a été le moindrement inquiété. Peu des individus qui se sont livrés au meurtre et au vandalisme lors des émeutes ont été condamnés et, parmi ceux qui ont tout de même été arrêtés, plusieurs ont vu leur caution payée grâce à des collectes de fonds auxquelles ont participé de grandes entreprises et des élus, dont l’actuelle vice-présidente des États-Unis. En fait ce sont les policiers ayant fait leur devoir lors des émeutes de l’été 2020 qui se voient aujourd’hui poursuivis pour brutalité par la procureure démocrate de New-York.

EN AVANT TOUTE VERS LA RÉPRESSION

Il se développe actuellement aux États-Unis, dans la foulée de l’arrivée des démocrates au pouvoir, une surenchère répressive à tendance totalitaire. Il ne suffit plus d’avoir vaincu Trump (l’est-il vraiment?), il faut le détruire politiquement, financièrement et humainement. Certains parlent d’inscrire tous ses collaborateurs et ses partisans sur des listes noires pour les bannir d’internet, leur faire perdre leur emploi et les empêcher d’accéder à une charge publique. On propose de déprogrammer les 74 millions d’Américains ayant voté pour Trump et de mettre leurs enfants dans des camps de rééducation, comme les Ouighours du Sinkiang, de fermer les médias de tendance populiste ou conservatrice et d’instituer une censure des médias sociaux. C’est bien là le langage qu’on entendait à la suite de la prise du pouvoir par les communistes dans les pays qui ont eu le malheur de subir leur tyrannie, mais pas dans un pays qui sacralise la liberté d’expression comme les États-Unis. Tout au plus, les vainqueurs du jour se montrent-ils disposés à tolérer un parti républicain repris en mains par ses dirigeants traditionnels, ces conservateurs qui ne conservent rien, ces éternels bons perdants (baptisés pour cette raison les cocus-servateurs par leurs critiques de l’Alt-right), dont la présence servirait à accréditer le caractère démocratique d’un règne ininterrompu des « progressistes », à la manière des petits partis de coalition qu’on retrouvait dans les dictatures communistes d’Europe de l’Est.

Ce climat de répression se répand dans les autres pays d’Occident, car la secte politiquement correcte a des ambitions mondiales. On observe ainsi dans les médias québécois soumis à son emprise la même unanimité suspecte contre Trump et le populisme que dans les médias des États-Unis. Les journalistes et chroniqueurs québécois répètent sans esprit critique les lignes concoctées par l’officine de propagande gauchiste qu’est l’Agence France-Presse, en les enrobant d’un torrent venimeux d’injures, d’invectives et d’accusations bien souvent fantaisistes.

Les fomenteurs d’une répression du nationalisme et du populisme se réclament de la démocratie. Belle démocratie que celle où l’on exige d’accepter sans discuter le résultat d’élections dont l’intégrité soulève des doutes, où ceux qui expriment de tels doutes ne sont pas considérés des défenseurs de la démocratie, mais ses ennemis, où l’on punit et intimide les opposants, où un parti peut espérer s’assurer du pouvoir grâce à la collusion des médias, des très riches et des casseurs gauchistes. A quoi sert donc la démocratie, si la voix du peuple n’y est pas entendue et si ceux qui y détiennent le pouvoir et l’influence œuvrent contre ses intérêts? C’est au nom de la démocratie qu’on s’en prend au Québec à ceux qui combattent le grand remplacement génocidaire, la mondialisation spoliatrice, la rectitude politique étouffante et l’imposture climatique ruineuse. On les affuble de toute une gamme d’épithètes pour les stigmatiser. Selon les nouveaux censeurs de la démocratie, être blanc, c’est être raciste systémique, souhaiter la préservation de son identité nationale, c’est être xénophobe, dénoncer les menées de la secte politiquement correcte, c’est être complotiste, militer pour l’idée nationale, c’est être fasciste, etc. Il est plutôt amusant d’entendre des individus qui prêchaient hier la révolution s’indigner aujourd’hui que les populistes menacent un ordre établi qu’ils accusaient jusqu’à tout récemment de servir les intérêts des possédants. Ils prétendent donner aux autres des leçons de démocratie, mais il est permis de douter de la profondeur de leurs convictions, quand on les entend utiliser le terme de populiste (celui qui se soucie de ce que désire le peuple) comme une injure et ridiculiser la valeur de liberté en la prononçant « libââârté », pour bien montrer qu’elle ne compte pas quand elle est réclamée par des non- instruits. Il semble qu’on ait plutôt affaire à un avatar du marxisme, dans lequel la démocratie n’est qu’une façade.

La période qui débute s’annonce difficile pour les nationalistes populistes du Québec, mais ceux qui ont entrepris de les réprimer devraient se rappeler que la persécution fortifie la conviction et que les minorités du nombre représentent souvent la majorité de la volonté. Il n’est pas question pour les populistes de lâcher prise, car l’enjeu, ce n’est pas le sort d’un leader politique américain et de ses partisans, c’est la survie nationale du peuple.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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