Lettres à un jeune gauchiste – Martin Lemay

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Dans les cinq lettres publiées comme un pamphlet de 56 pages par les éditions Accent Grave, l’auteur Martin Lemay (ancien député péquiste) tente de remettre les pendules à l’heure concernant une résurgence de l’extrémisme de gauche au Québec. Ces lettres, s’adressant à un gauchiste fictif, ont pour but de dénoncer le traitement médiatique favorable dont bénéficient les extrémistes de gauche, tout en rappelant le danger d’une telle idéologie.

Martin Lemay nous rappelle que si les crimes des régimes fascistes et d’extrême-droite sont connus de tous et constamment rappelés, ceux de l’extrême-gauche, quoique bien documentés, sont beaucoup moins médiatisés et présentés au public. Il estime que les régimes communistes ont commis autant de crimes que les régimes dits de droite, ce qui est somme toute en-dessous de la vérité. Il estime qu’il y a « des millions » de morts dus aux régimes communistes, ce qui est loin des cent quelques millions pourtant bien documentés. D’après lui, ces crimes sont bien connus des militants, mais ceux-ci préfèrent en faire fi et présentent eux-mêmes ces atrocités comme de simples « lacunes » ou des égarements.

Il mentionne que chez la plupart des extrémistes de gauche (qu’il affilie au communisme, alors que la plupart sont plutôt de tendance anarchiste), leur idéologie peut s’expliquer par leur âge et leur idéalisme de jeunesse, quoiqu’il tienne à spécifier qu’il y a également de nombreux extrémistes de gauche chez les baby boomers, principalement chez les professeurs de cégep et d’université, fers de lance traditionnels de l’extrême-gauche québécoise. De plus, il souligne que, malgré le fait que les tenants de cette idéologie semblent partout dans les médias, grâce à une surmédiatisation complaisante des élites journalistiques, ils n’ont que très peu d’appuis dans la population québécoise. Ironiquement, le seul soutien que l’extrême-gauche semble avoir est auprès de la haute bourgeoisie et non pas chez les classes ouvrières et moyennes.

Parlant du traitement médiatique, il signale avec justesse que de nombreux journalistes sont obligeants avec l’extrême-gauche, alors que l’extrême-droite, inexistante au Québec, est dénoncée avec vigueur. Pourtant, le fascisme et le communisme se présentent tous deux comme des systèmes absolus et ont engendré des crimes abominables. De plus, il note que cette extrême-gauche promeut ouvertement la violence et la désobéissance civile et ce, en toute impunité.

Les partisans de l’extrême-gauche sont aujourd’hui omniprésents, souvent pour accuser le système en place ou pour en signaler une pratique. Il semble cependant que ces extrémistes dénoncent mais proposent peu. En fait, leur solution de rechange, le communisme, semble totalement absente de leur discours public. De plus, la lutte des classes traditionnelles s’est transformée en véritable lutte globale de ce qu’ils perçoivent être le bien contre ce qu’ils voient être le mal dans toutes les sphères de la vie et non seulement l’économie – comme avec le marxisme traditionnel.

Au niveau des comparaisons, les extrémistes de gauche sont adeptes des comparaisons boiteuses. D’un côté ils voient leur combat comme de véritables luttes antidictatoriales (souvenons-nous de Khadir et de Nadeau-Dubois s’identifiant à Gandhi et Martin Luther King) et de l’autre, tous ceux qui les opposent sont qualifiés de « nazis », de « fascistes, » et autres sobriquets du genre, des accusations totalement infondées et injustifiées. Ces insultes sont d’ailleurs une des armes les plus communes et puissantes de l’extrême-gauche et visent à diaboliser, voire intimider tous les adversaires. Sur ce point, il cite notamment Jean Sevillia, un auteur dont nous vous recommandons les œuvres.

Ces lettres sont une façon originale d’aborder le danger de l’extrême-gauche, parce que Martin Lemay ne convaincra pas ces extrémistes qui préfèrent oublier ou déformer les faits pour éviter de remettre en question leur idéologie. Voilà une lecture d’une heure qui démontre que nous ne sommes pas les seuls à s’inquiéter de cette résurgence d’une extrême-gauche radicale, violente, mais tout de même encensée par les journalistes bien-pensants.

Pour la préservation de notre peuple,
F.Q.S.

 

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