Traduction FQS : Est-ce que Trump est notre dernière chance?

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Donald Trump a un style particulier, certes, mais il n'en demeure pas moins que ce dernier, malgré l’image caricaturale que les médias nous présentent, fait fi de la rectitude politique habituelle et propose un programme de réformes politiques, économiques et sociales qui mérite notre attention. Sa présence aux sommets des sondages populaires, malgré un début en politique controversé, reflète sans équivoque l’image d’un peuple étouffé, en perte d’identité à qui on donne peut-être pour la dernière fois la chance de parler.

Voici un texte de Jared Taylor d’American Renaissance : Est-ce que Trump est notre dernière chance?  

Donald Trump pourrait bien être le dernier espoir, pour les Américains d’origine européenne, d’élire un président déterminé à protéger et faire valoir leurs intérêts.

Largement médiatisé depuis un bon moment, le dévoilement du document politique concernant la position de Donald Trump en matière d’immigration n’a fait que rendre le tout officiel : Il est de loin le meilleur candidat à la présidentielle en ce qui concerne une prise de position claire en matière de sécurité des frontières et sur un contrôle strict de l’immigration depuis Pat Buchanan.

Les Américains peuvent être sûrs d’une chose, il n’est certainement pas l’un de ces politiciens qui jette de la poussière aux yeux des électeurs en abordant quelques idées et sujets sensibles à leurs yeux, pour ensuite les trahir en définitive, car M. Trump fait de l’immigration son cheval de bataille durant sa campagne aux prochaines élections. Il est tout à fait sincère lorsqu’il affirme qu’un mur doit être construit à la frontière mexicaine, que les clandestins doivent être expulsés et qu’une pause immigrationelle s’impose jusqu’à ce que tous les Américains désirant avoir un emploi puissent combler ce désir.

Mais il y a lieu de se poser la question suivante : Peut-il réellement l’emporter ? Le pourcentage des électeurs blancs ne cesse de baisser à chaque élection et joue donc en sa défaveur. Il était de 74 % en 2012 et susceptible d’être à 72 % en 2016. Le temps est compté pour ces derniers, mais un ensemble unique de circonstances en 2016 pourraient leur donner une véritable chance, peut-être même leur dernière, d’élire un président en mesure de les aider plutôt que de leur causer du tort.

Et dans l’éventualité que M. Trump l’emporte, peut-il réellement livrer la marchandise ? Chaque institution et lobbyistes américains voudront unir leurs forces pour contrer un président aux politiques touchant à des sujets aussi controversés que l’immigration, mais un audacieux chef de direction, avec une solide structure, soutenu par un cabinet soigneusement choisi, pourrait réécrire les règles sur la façon dont les Américains perçoivent et décrivent leur pays.

Les positions de Trump concernant l’immigration reposent sur trois principes simples : 1. Une nation sans frontière n’est pas une nation. 2. Une nation sans lois n’est pas une nation. 3. Une nation qui ne voit pas aux intérêts de ses citoyens n’est pas une nation. Il peut être surprenant d’entendre, de nos jours encore, un politicien définir ce qu’est « une nation », mais il est encore plus surprenant qu’un politicien définisse le terme « nation » de manière plus ou moins exacte. Cette idée saugrenue que l’immigration devrait bénéficier aux citoyens américains plutôt qu’aux étrangers est désormais révolue selon les standards actuels.

Plusieurs des propositions spécifiques proposées par M. Trump devraient être mises en œuvre sans trop de tapage et de difficultés. Il veut rendre, entre autres, le système de vérification à l’éligibilité au travail nommé « E-Verify » obligatoire pour tous les employeurs, ce qui rendrait impossible pour les immigrants illégaux de travailler sans être payé au noir. Tous ceux pris à embaucher des immigrants illégaux seront punis. Il veut également mettre un terme au crédit d’impôt sur le revenu alloué à ces derniers et il cessera d’allouer des visas à tout pays refusant de reprendre les citoyens que les autorités voudront déporter dans leur pays d’origine. Il désire également expulser du pays les criminels étrangers au terme de leurs peines d’emprisonnement, contrairement à M. Obama qui semble apprécier les garder aux pays.

M. Trump aimerait tripler le nombre d’agents spéciaux responsable de l’immigration et des douanes (connus sous l’acronyme ICE) et mettre un terme à la politique du « catch and release » selon laquelle les agents ICE dictent régulièrement aux autorités locales de relâcher des illégaux lors de leur capture. Il veut rendre l’obtention des visas H1-B plus difficile et renforcer une politique d’embauche favorisant les Américains avant tout. Mettre sur pied un système de localisation afin d’épingler et expulser toute personne ayant dépassé la durée prévue de leur visa fait partie de ses plans également.

Il désire déporter tous les réfugiés illégaux faisant partie d’organisations criminelles et cesser les allocations fédérales aux villes qui leur servent de sanctuaire. De plus, chaque immigrant devra être en mesure de démontrer qu’il est capable de subvenir à ses besoins. Même si ceci ne fait pas partie du document des politiques proposées, M. Trump a également affirmé lors d’entrevues qu’il rejettera le projet de loi d’Obama permettant d’accorder l’amnistie aux immigrants illégaux rencontrant certains critères de sélection (NdT. plus de 3.5 millions d’immigrants illégaux seraient éligibles). Toutes ces propositions pourraient probablement être réalisées simplement en appliquant plus sévèrement les lois déjà en vigueur.

Cependant, certaines idées de M. Trump demanderaient néanmoins un peu plus de travail : son désir de mettre fin au droit à la citoyenneté automatique dès la naissance en est un exemple. Il pourrait sans doute ordonner aux agences en charge de l’immigration d’émettre des passeports et numéros de sécurité sociale qu’aux enfants nés de citoyens et résidents permanents. Une autre option serait de mandater le Congrès de légiférer en ce sens. Dans les deux cas, les interprétations enchevêtrées du 14e amendement garantiraient une contestation juridique, mais les tribunaux seraient probablement en mesure de démontrer que les enfants nés de résidents clandestins ne sont définitivement pas des citoyens légaux et ce, idéalement, en démontrant que le 14e amendement fut adopté à l’origine dans le but d’accorder la citoyenneté aux anciens esclaves et non pas dans le but d’attribuer aux enfants nés d’étrangers la citoyenneté automatique.

M. Trump a également suggéré lors d’entrevues qu’il désire expulser tous les immigrants clandestins du pays et non seulement s’en tenir à ceux considérés par les autorités comme des criminels – ce qui est loin de relever de l’impossible aux dires de certaines critiques. Avec le système « E-Verify » et les sanctions exemplaires contre les employeurs refusant de s’y conformer, beaucoup de clandestins se déporteraient de leur propre gré, tout comme Mitt Romney l’a déjà affirmé.

Une action-clé, cependant, serait d’effectuer quelques raids bien médiatisés contre des immigrants clandestins non-criminalisés. Ces images télévisées de familles mexicaines reconduites à la frontière avec sans plus que ce qu’elles peuvent transporter seraient très puissantes. La grande majorité des clandestins s’organiseraient rapidement pour mettre leurs affaires en ordre et choisiraient rapidement leur propre date de départ plutôt que d’attendre que la brigade ICE choisisse pour eux. L’élément primordial de cette démarche serait sans aucun doute de convaincre ces immigrants clandestins que la brigade ICE est sérieuse dans sa démarche d’expulsion et ironiquement, plus il y aurait d’agents ICE préparés et attitrés à faire ce travail, moins il y aurait à faire pour que le travail d’expulsion soit accompli.

Assurément, ces images de familles mexicaines expulsées soulèveraient un certain malaise à l’échelle mondiale. Un malaise perçu, bien sûr, à travers l’œil mondialiste conditionné, brouillé par les règles de la rectitude politique et véhiculé par les médias du monde entier. Un ordre de fervents idéologues libéraux et d’avocats aux grandes vertus s’époumoneraient sans relâche dans une frénésie d’aboiements réprobateurs. C’est pour ces raisons que l’administration Trump se doit d’avoir une solide structure et les reins bien solides. Expulser les immigrants clandestins, incluant ces familles éplorées prétextant avoir « des racines profondes dans la communauté », est tout à fait en ligne avec les lois actuelles, ce qui porte à croire qu’il ne pourrait y avoir aucune contestation judiciaire valable. Ce serait une simple question d’ignorer ces contestataires et de se mettre au travail. Dans l’éventualité que certaines églises, en guise de protection, devaient héberger des clandestins entêtés, la brigade ICE devra, à l’opposé, être stricte et avoir pour mandat de les faire sortir. Être sérieux et discipliné concernant l’expulsion des contrevenants constituerait un exemple remarquable pour les Européens et mettrait un terme à l’immigration illégale.

Avec ces mesures, les Américains pourraient même ne pas avoir besoin du mur que M. Trump envisage de construire, mais il est certainement une bonne chose d’en ériger un. L’astuce serait de trouver un moyen d’en refiler la facture à leurs voisins du sud, ce que M. Trump s’engage à faire. Une autre des propositions retrouvées dans le document des positions de l’administration Trump fait mention d’un éventuel détournement des transferts de fonds vers le Mexique effectué par ces immigrants illégaux. En toute évidence, il serait très difficile de vérifier si ces envois proviennent bel et bien de ces contrevenants. Il est à noter, par contre, que beaucoup d’entre eux seraient plutôt ravis d’avoir une excuse pour cesser d’envoyer de l’argent chez eux de toute façon. Le document fait également mention d’une éventuelle augmentation des frais sur les visas émis aux PDG et aux diplomates, de charger un montant supplémentaire pour les cartes de passage aux frontières, de percevoir un droit d’entrée à la frontière mexicaine et d’imposer des droits de douane sur les marchandises mexicaines. Faire payer tous les Mexicains qui ont traversé la frontière, une taxe significative jusqu’à ce que le mur soit construit, semble être une bonne idée, mais en réalité, la plupart d’entre eux n’auraient pas les sommes nécessaires ou encore tenteraient par tous les moyens de violer les traités.

Une des manières envisagées par M. Trump pour en faire payer le Mexique serait de couper l’aide financière à l’étranger. Selon comment elle est calculée, une somme aussi importante que 900 millions de dollars est donnée au Mexique à chaque année. Il est difficile de comprendre les raisons pour lesquelles les Mexicains méritent le moindre sou des contribuables américains. Que le mur soit construit ou non, fermer la valve constituerait déjà une épargne substantielle en soi.

Finalement, la « pause » de l’émission de « cartes vertes » souhaitée par M. Trump serait une bonne chose mais demanderait certainement légifération. L’acte sur l’immigration de 1990 a fait passer annuellement le nombre de visas émis de 290 000 à 675 000 (ces chiffres n’incluent pas les réfugiés, ni les visas H1-B, ni toute autre exemption douteuse) et a également mis en place la loterie des « visas-diversité », qui permet d’accueillir 55 000 autres nouveaux arrivants. À chaque année, il y a environ un million de personnes qui deviennent citoyens légaux ou détenteurs de « cartes vertes ».

Bien sûr, M. Trump pourrait retirer une page du livre de M. Obama et légiférer par décret. Si le président Obama a tout simplement pu décider de ne pas appliquer la loi sur l’immigration contre les mineurs ayant passé de manière illégale dans le pays et ensuite décider d’exempter, par la bande, les parents qui les ont introduits clandestinement, le président Trump pourrait probablement décider d’arrêter cette loterie et être plus pointilleux concernant la réunification familiale.

Un bien incommensurable pourrait être fait pour les États-Unis si le futur président était vraiment convaincu que l’immigration devrait profiter à son peuple plutôt qu’aux étrangers. Aujourd’hui, le pouvoir exécutif est solidement implanté et soutenu par des gens qui ne font pas de cachotterie en promouvant le soit-disant bienfait que la « diversité » peut apporter au peuple et que l’immigration est une richesse en soi. Imaginez maintenant un exécutif dirigé par des gens qui en ont autant ras le bol de l’immigration (quelle soit légale ou illégale) autant que les vrais Américains. Imaginez maintenant des comptes-rendus réguliers de l’exécutif sur les crimes commis par des étrangers, sur les chiffres mensuels de déportations, sur la progression du mur à la frontière, sur les fraudes et les criminels refoulés à la frontière. Imaginez un pouvoir exécutif qui couperait le financement de La Raza, au MALDEF et à tous les groupes de réimportation « de réfugiés ». Imaginez un gouvernement qui se moque des éditoriaux dans le New York Times et qui se soucie réellement du bien-être des Américains.

Un changement de ton serait aussi dramatique qu’un changement de politiques drastiques, car un président et son cabinet ont une énorme influence allant bien au-delà de la politique. Ils peuvent mettre un sujet donné dans l’agenda national juste en en parlant et ils peuvent rendre ce sujet pertinent juste en continuant d’en parler. Du fait, en se penchant sur les avantages et les inconvénients de l’immigration, Il y aurait lieu d’ouvrir la porte à l’étude des avantages et des inconvénients que peuvent apporter différents groupes de personnes à la société américaine. Par exemple, les Blancs parlant la langue du pays, soit l’anglais, au QI plus élevé, vont s’assimiler évidemment mieux et éventuellement, c’est ce que l’administration Trump pourrait avoir la liberté de clairement affirmer. La présidence de Trump pourrait complètement changer ce qui est dit à propos de la différence entre un groupe d’individus habitant un territoire et une nation, et ce que cela signifie d’être un Américain.

Jusqu’ici, M. Trump a dit peu de choses sur la question raciale, mais le président Trump ne serait certainement pas tendre envers les citoyens de race noire. Al Sharpton, que M. Trump a qualifié « d’escroc professionnel », ne devrait jamais assombrir à nouveau la porte de la Maison-Blanche, et la frauduleuse organisation noire « Black Lives Matter » serait fort probablement, du coup, moins visible.

L’élection à venir est un ensemble unique de circonstances qui risque de ne jamais se répéter à nouveau. M. Trump est un nouveau visage en politique, à un moment où la confiance du public envers le gouvernement fédéral est à son plus bas. Ses adversaires républicains sont sans couleur et la candidate démocrate la plus en vue est une mégère défraîchie dont même les partisans hésitent à lui faire entièrement confiance.

M. Trump est également prêt à dépenser jusqu’à 1 milliard de dollars de sa fortune personnelle pour gagner les élections. Il a mentionné qu’il a refusé 5 millions de dollars d’un certain lobbyiste, parce qu’il ne veut pas devoir de faveurs à personne. Alors que la campagne continue, de plus en plus d’électeurs seront impressionnés par son indépendance totale envers les intérêts de particuliers. Enfin, quand viendra le temps de la prospection au niveau de la rue, M. Trump aura une armée de bénévoles engagés au lieu des valets ternes du parti, aux services de ses rivaux.

Il n’y aura plus jamais une autre campagne comme celle-ci. Si M. Trump perd, cela pourrait bien être la dernière chance que les Américains blancs auront eu de voter pour un président pouvant réellement faire quelque chose d’utile pour eux et pour leur pays.

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