Whiteshift (3 de 13) – Grande-Bretagne : Érosion de la réserve anglaise

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Ceci est notre 3e article d’une série de 13 à propos de Whiteshift : Populism, immigration and the future of white majorities

C’est avec de grandes appréhensions que nous avons fait la lecture de ce livre. Il faut dire que la thématique nous touche de près : populisme, immigration et le futur des majorités blanches. Notre lecture ne nous a pas déçus; c’est avec des statistiques à l’appui et les conclusions de plusieurs études que l’auteur a rédigé son livre qui tient en 540 pages. Parmi les sujets abordés, on parlera de l’élection de Trump, du vote sur le Brexit, de la montée du populisme en Europe, du cas exceptionnel du Canada, de l’historique étatsunien du camp immigrationistes en opposition avec les mouvements visant à restreindre l’immigration, des luttes récentes entre la droite populiste et la gauche moderniste (ou gauche post-moderne), des phénomènes qui expliques que les blancs évitent les quartiers multiethniques pour se concentrer dans des quartiers à majorité blanche, de la mise en minorité des blancs en occidents et des phénomènes de métissage anticipé ainsi que de l’avenir de la race blanche.

Vu l’importance des thématiques abordées, nous avons jugé plus opportun de réaliser un compte rendu par chapitre, plutôt qu’un seul compte rendu pour le livre en entier. Ceci nous permettra de transmettre à vous, chers lecteurs, l’essentiell des enseignements du livre sans nécessairement devoir le lire. C’est donc un total de 13 comptes rendus que nous avons produit et que nous mettrons disponible au compte-gouttes sur notre site Web; évidemment, nous finirons la présentation avec une critique du livre pour le 13e article.

1. De WASP à Blanc dans l’histoire américaine
2. L’arrivée de Trump : le nationalisme ethnotraditionnel à l’âge de l’immigration
3. Grande-Bretagne : Érosion de la réserve anglaise
4. La monté du populisme de droite en Europe
5. L’exceptionnalisme canadien : le populisme de droite dans l’anglosphère
6. La gauche moderniste : De la Bohême du 19e siècle à la guerre des campus
7. La gauche moderniste versus la droite populiste
8. Se recroqueviller : le recul géographique et social des majorités blanches
9. Se mélanger ou se mouler ? Le mariage interracial en occident
10. Le futur des majorités blanches
11. Est-ce que les blancs « non mélangés » vont s’éteindre ?
12. Naviguer à travers le Whiteshift : Majorités inclusives à l’intérieur de nations inclusives
13. Résumé global, critique et mis en perspective de la FQS

Nous vous offrons ainsi sans plus attendre le résumé du 3e chapitre du livre.

(3) Grande Bretagne : Érosion de la réserve anglaise

Dans ce chapitre, l’auteur présente le contexte du sentiment anti-immigration à partir des années cinquante jusqu’à aujourd’hui. Kaufmann rappelle que la population non blanche en Grande-Bretagne était pratiquement inexistante après la Seconde-Guerre mondiale et son augmentation à environ 2% de la population en 1970 fut suffisante pour déclencher un sentiment anti-immigration. Les politiciens de l’époque reconnaissaient que l’immigration de sujets en provenance des anciennes colonies risquait de provoquer des contrecoups dans la population.

L’auteur montre que dès les années 70, la population était fortement opposée à l’immigration, la plupart désirant réduire celle-ci au minimum ou encore l’interdire totalement. Par contre, même si les Britanniques étaient en grande majorité opposés à l’immigration, cela n’était pas un sujet important pour les électeurs. Les priorités étaient ailleurs : les salaires et les soins de santé. Ainsi, l’immigration n’était pas un sujet politiquement payant.

L’auteur montre qu’avec les années, ce n’est pas tant l’opposition à l’immigration qui a augmenté, mais plutôt l’importance que les électeurs donnaient à cette question. Dans les faits, l’opposition à l’immigration a légèrement diminué (changement des valeurs, augmentation de la population immigrante favorable à l’immigration, etc.) alors que ceux qui étaient contre l’immigration donnaient de plus en plus d’importance à cette question.

L’auteur rappelle que l’immigration au Royaume-Uni est beaucoup plus faible per capita que l’immigration canadienne, mais qu’elle a beaucoup augmenté par rapport au milieu des années 90 ; entre les années 1970 et le milieu des années 1990, l’immigration était de 50 000 immigrants par an alors qu’elle est maintenant de 250 000 immigrants par an pour 2016. À titre de comparaison, le Québec accueille présentement 50 000 immigrants par an pour une population de 8 millions d’habitants; si en 1990 le Royaume-Uni accueillait 50 000 immigrants pour une population de 57 millions d’habitants, on comprend que le Québec accueille aujourd’hui, au prorata, 7 fois plus d’immigrants que les Britanniques en accueillaient en 1990; les Britanniques ayant fortement haussé leur taux d’immigration à 250 000 par an, on calcule que le Québec accueille toujours , au prorata, plus d’immigrants que les Britanniques soit environ deux fois plus.

C’est ainsi que l’augmentation soudaine de l’immigration a fait monter la thématique de l’immigration dans le haut de la liste des priorités pour les Britanniques au cours des années 1990. L’auteur mentionne que le consensus de plus de 200 articles académiques dans la littérature (un échantillon exhaustif jusqu’à 2016) est qu’une augmentation de la diversité produit, pratiquement à chaque fois, une opposition élevée à l’immigration et un support à l’extrême droite. L’auteur explique que puisant sur ce sentiment anti-immigration, le parti BNP s’est installé dans la sphère politique anglaise, suivit par la suite par le parti UKIP. UKIP était un parti au départ un parti eurosceptique qui tirait grandement avantage de la thématique de l’immigration. Le parti conservateur n’eut d’autre choix que d’aborder également à son tour la thématique de l’immigration et c’est pour barrer la route à l’UKIP que les conservateurs ont promis d’organiser un référendum sur le Brexit. L’auteur montre également que la forte opposition à l’Union européenne s’est alimentée via le sentiment anti-immigration, un sentiment qui était refoulé par la rectitude politique, et que cette opposition se retrouve canalisée sur la question européenne.

Eric Kaufmann fait l’analyse du vote sur le Brexit et montre que la question du Brexit est intimement liée à la question de l’immigration. Quatre-vingt-dix pour cent de ceux qui ont voté pour le Brexit désirent une réduction de l’immigration; en même temps, environ la moitié des opposants au Brexit veulent également une réduction de l’immigration, mais leur priorité est davantage de nature économique.

Il démontre également que les journalistes et les analystes politiques ont tout faux par rapport à leur analyse du vote Brexit comme c’est le cas pour l’élection de Donald Trump. S’il est vrai que le revenu des électeurs ou encore leur éducation est légèrement corrélé à l’appui au Brexit, la véritable explication de l’appui au Brexit réside dans les valeurs des électeurs. En effet, Kauffman démontre que l’appui à la peine de mort est un prédicteur quatre fois plus important que le salaire! En effet, environ 70% de ceux qui appuient la peine de mort se positionnent pour le Brexit, voire la figure 4.7 ci-bas. Ce que les journalistes n’ont pas compris, c’est que les questions socio-économiques, démographiques ou géographiques ont peu à voir avec le résultat du Brexit; c’est une question de valeurs.

Figure 4.7 – Whiteshift, page 199

L’auteur explique également que le sentiment sous-jacent à l’opposition de l’immigration est la crainte du peuple britannique de voir le poids de leur groupe ethnique diminuer. En effet, si on propose au Britannique d’augmenter la qualité de l’immigration, l’opposition à l’immigration diminue, mais dès que l’on explique aux Britanniques que le poids démographique de leur groupe diminuera à cause de l’immigration, l’argumentaire à propos d’une immigration de qualité n’a plus d’effet.

Également, l’auteur démontre que le nationalisme civique ne permet pas d’atténuer les craintes identitaires des Anglais. Kaufmann montre qu’à l’inverse, et à l’encontre de tout discours progressiste, il est possible de réduire l’opposition à l’immigration en ayant un discours basé sur le nationalisme ethnique. En effet, Kaufmann explique que les Britanniques ont une conception assez flexible de leur ethnicité; et que si on explique aux Anglais que leur puissance assimilatrice leur permettra à terme d’absorber les immigrants à travers le groupe majoritaire blanc; l’opposition à l’immigration s’en trouve réduite. L’auteur ne fait pas que stipuler, il présente ses résultats à travers des sondages et des tests statistiques.

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple

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