Whiteshift (4 de 13) – La montée du populisme de droite en Europe

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Ceci est notre 4e article d’une série de 13 à propos de Whiteshift : Populism, immigration and the future of white majorities.

C’est avec de grandes appréhensions que nous avons fait la lecture de ce livre. Il faut dire que la thématique nous touche de près : populisme, immigration et le futur des majorités blanches. Notre lecture ne nous a pas déçus; c’est avec des statistiques à l’appui et les conclusions de plusieurs études que l’auteur a rédigé son livre qui tient en 540 pages. Parmi les sujets abordés, on parlera de l’élection de Trump, du vote sur le Brexit, de la montée du populisme en Europe, du cas exceptionnel du Canada, de l’historique étatsunien du camp immigrationistes en opposition avec les mouvements visant à restreindre l’immigration, des luttes récentes entre la droite populiste et la gauche moderniste (ou gauche post-moderne), des phénomènes qui expliques que les blancs évitent les quartiers multiethniques pour se concentrer dans des quartiers à majorité blanche, de la mise en minorité des blancs en occidents et des phénomènes de métissage anticipé ainsi que de l’avenir de la race blanche.

Vu l’importance des thématiques abordées, nous avons jugé plus opportun de réaliser un compte rendu par chapitre, plutôt qu’un seul compte rendu pour le livre en entier. Ceci nous permettra de transmettre à vous, chers lecteurs, l’essentiell des enseignements du livre sans nécessairement devoir le lire. C’est donc un total de 13 comptes rendus que nous avons produit et que nous mettrons disponible au compte-gouttes sur notre site Web; évidemment, nous finirons la présentation avec une critique du livre pour le 13e article.

Nous vous offrons ainsi sans plus attendre le résumé du 4e chapitre du livre.

1. De WASP à Blanc dans l’histoire américaine
2. L’arrivée de Trump : le nationalisme ethnotraditionnel à l’âge de l’immigration
3. Grande-Bretagne : Érosion de la réserve anglaise
4. La montée du populisme de droite en Europe
5. L’exceptionnalisme canadien : le populisme de droite dans l’anglosphère
6. La gauche moderniste : De la Bohême du 19e siècle à la guerre des campus
7. La gauche moderniste versus la droite populiste
8. Se recroqueviller : le recul géographique et social des majorités blanches
9. Se mélanger ou se mouler ? Le mariage interracial en occident
10. Le futur des majorités blanches
11. Est-ce que les blancs « non mélangés » vont s’éteindre ?
12. Naviguer à travers le Whiteshift : Majorités inclusives à l’intérieur de nations inclusives
13. Résumé global, critique et mis en perspective de la FQS

La montée du populisme de droite en Europe

Le cas de l’Europe n’est pas très différent de celui des États-Unis ou de celui de la Grande-Bretagne. Encore une fois, l’auteur fait la démonstration que la hausse du sentiment anti-immigration, la hausse de la vague populiste, et l’adoption de politique plus à droite concernant l’immigration sont directement en lien avec la proportion d’étrangers sur le territoire européen. Et tout cela est bien sûr exacerbé par la vitesse auquel les changements ethniques s’opèrent.

Tout comme aux États-Unis et en Angleterre, la proportion d’immigrants augmente dans les pays européens. Kaufmann rappelle qu’au début du dernier siècle, la population d’origine étrangère en Europe de l’Ouest était de moins de 1 pour cent. Si l’immigration augmenta au cours du dernier siècle, des changements importants eurent lieu au cours des dernières années. « Après 2013, les taux d’immigration se sont mis à monter dans l’Europe du Nord-Ouest. L’immigration nette est passée de 1 million par an en 2013 à 1.3 million en 2014 puis à 2.2 millions vers la fin de 2015 ». Le professeur rappelle que, avant 2007, la plupart de l’immigration avait lieu entre les pays européens alors que maintenant, la majorité provient d’en dehors de l’Europe. Le politicologue mentionne que le flux de réfugié explique cette hausse rapide de l’immigration; il rappelle d’ailleurs qu’on dénombre 60 millions de réfugiés dans le monde et que 700 millions de personnes migreraient s’ils le pouvaient; « ce qui empêche la plupart de ceux-ci de migrer est la connaissance qu’ils ne pourront entrer dans un pays hôte [européen], ainsi que la difficulté, le coût et les incertitudes liées à la migration […] Le nœud du problème est que le monde est un endroit inégal. Les seules raisons pour lequel il n’y a pas de migration à grande échelle vers le monde riche sont la barrière financière [de la migration]et le contrôle de l’immigration qui l’empêchent ».

Comme dans les deux cas précédents, un fort sentiment anti-immigration s’éveille chez les populations européennes de souche lorsqu’elles prennent conscience de leur déclin ethnodémographique. À ce titre, le professeur cite une étude éclairante dans lequel on demande à un groupe de Néerlandais blancs de lire l’affirmation suivante : « Les gens appartiennent à différents types de groupes. Un des groupes les plus essentiels et les plus importants est la nation à laquelle vous appartenez. Dans votre cas, vous appartenez à la nationalité néerlandaise. Chaque nation est différente. » En parallèle, un autre groupe lit une affirmation différente qui se lit ainsi : « Les gens diffèrent de plusieurs façons et chaque être humain est unique. Une personne aime la musique, un autre aime la marche, un autre aime sortir. Tout le monde est différent. » L’auteur présente la conclusion : « L’étude a permis de découvrir que lorsque des Néerlandais relativement pro-immigrants lisent le passage sur la nation, presque 70 pour cent sont d’accords qu’il faudrait réduire l’immigration. Ce pourcentage baisse à 45 pour cent pour ceux ayant lu le paragraphe qui affirmait que tous étaient différents. Rappeler aux gens leur identité nationale déclenchait une réponse anti-immigration montrant que des facteurs psychoculturels comme l’identité étaient très importants pour expliquer l’attitude face à l’immigration ».

Au niveau politique, le professeur démontre qu’à l’intérieur d’un pays, le pourcentage de gens né à l’étranger prédit le vote populiste. La figure 5.14 en fait la démonstration en puisant dans les données historiques entre 1962 et 2017. On s’attend à ce que la tendance s’accentue.

Figure 5.14, Whiteshift p.246

Si la figure précédente montrait les tendances à long terme, l’observation de tendance à court terme pour un territoire précis porte aussi son lot d’intérêt. Si l’on mesure la proportion des Espagnols affirmant que l’immigration est dans le top-3 des sujets les plus préoccupants, on se rend compte que pour les années 2001 à 2014, la tendance suit proportionnellement celle du nombre d’immigrants annuel.

Figure 5.11, Whiteshift p. 243

Eric Kaufmann explique que la question de l’Islam combiné à celle de l’immigration est un puissant accélérateur concernant la montée du populisme. Ceci s’explique par le malaise causé par l’Islam; « une majorité d’Européens sont d’accord avec l’affirmation : « toute future immigration en provenance de pays musulman doit être stoppée »; voir la figure 5.9. « Ensemble [les problématiques d’immigration et de terrorismes]ont pris de l’importance en 2013; ceux-ci furent nommés parmi les problématiques prioritaires par 70-90 pour cent des répondants comparativement à l’économie, au chômage et aux finances publiques qui furent nommées par 50-55 pour cent des répondants ». Par rapport au terrorisme islamique, l’auteur cite une étude mesurant l’opinion publique avant et après les attentats de Charlie Hebdo et qui démontre que les individus de tendance libérale sont plus favorables aux musulmans à la suite des attaques. Ces résultats sont effet très révélateurs! Si on savait déjà que les attentats terroristes permettaient de gonfler les rangs chez les populistes de droite, on apprend maintenant que le terrorisme islamique a aussi pour effets de rendre la gauche post-moderne plus tolérante et plus ouverte face à l’arrivée de l’islamisme!

Figure 5.9, Whiteshift p.241

Ainsi, Kaufmann, explique que pour barrer la route aux partis anti-immigration, les grands partis traditionnels ont dû incorporer certaines des revendications en provenance des mouvements populistes. Dès le début des années 2000, les partis anti-immigration ont intégré les gouvernements de coalition en Autriche, en Norvège, aux pays bas, au Danemark et en Italie. L’auteur explique également que plus l’appui aux partis populistes est élevé dans les sondages, moins les tabous antiracistes ont de l’effet sur les électeurs.

Le politicologue montre que les changements ethnodémographiques déplacent les sociétés européennes de l’axe économique droite/gauche vers un axe culturel globaliste/nationaliste. Ceci nous rappelle le fameux axe patriote-mondialiste tel que présenté par Alexandre Cormier Denis de Horizon Québec Actuel.

Au sujet de la comparaison Europe-USA, en ce qui concerne le populisme, le professeur explique que pour l’Europe « la polarisation existe principalement à l’intérieur de la gauche, entre les progressistes culturels et la vieille gauche pragmatique qui cherche à retenir le vote de la classe ouvrière blanche. À l’inverse, aux É.-U., la droite est maintenant largement restrictioniste de l’immigration alors que la gauche est massivement cosmopolite. »

Fédération des Québécois de souche
Pour la reconquête de notre peuple


Référence
Eric Kaufman (2019), Whiteshift, Abrams Press, New York, ISBN 978-1-4683-1697-1

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